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Escapade au Pérou

Voilà un voyage que nous avons décidé sur un coup de tête… Mais cela ne change rien à notre impatience avant de prendre l’avion, bien au contraire ! On pense au célèbre Machu Picchu, aux vestiges incas, au lac Titicaca, au lignes de Nazca… Alors, on le prend, cet avion ?

Madame puffin : “Je suis dans le RER pour l’aéroport. T’es où ?”
Monsieur puffin : “Euh bah à la maison encore. Pourquoi t’es déjà partie ? Il faut arriver 1 heure en avance, non ?”
Madame puffin : “C’est 2 heures pour un long courrier…!”

Autant dire que le responsable de l’enregistrement des bagages vers Charlotte (notre escale aux US) était à la limite de la crise de nerfs, mais il a laissé la file ouverte pour que monsieur puffin puisse enregistrer son bagage… une heure tout pile avant l’embarquement. Une frayeur dont on se serait bien passée !
Bon, cette fois, on le prend pour de bon, cet avion !

** Lima **

Il est un peu moins de 6h du matin, et nous débarquons à Lima, pas tout à fait frais après 13h de vol. A cette heure, les bouchons sont déjà là, mais, lorsque l’on pose enfin un pied dans la capitale, elle dort encore sous le ciel gris…
Nous nous promenons tranquillement (avec nos gros sacs) en attendant l’ouverture des premiers cafés et commerces, puis nous profitons de cette matinée à Lima pour explorer les places à l’architecture coloniale et la grande cathédrale Saint-Jean de Lima.
Après un repas pris dans un boui-boui, il sera rapidement temps de prendre notre bus pour Ica.

** Ica et Huacachina **

Dans le bus, première surprise. J’avais en tête l’image d’un Pérou verdoyant, avec des collines couvertes d’une forêt touffue ou d’une pelouse éclatante. Bon, c’est sûrement vrai au Nord, où la forêt amazonienne recouvre les terres, ou plus au sud dans les montagnes, mais ici, pas du tout ! Au contraire. A travers la vitre poussiéreuse de notre bus, je ne vois que des étendues désertes et plates.

Ica, plutôt sale avec ses bâtiments carrés parfois en ruines, ne nous a pas séduits. Nous partons rapidement vers l’oasis de Huacachina, où nous passons la nuit. Nous découvrons d’abord la ville de nuit, mystérieuse dans l’obscurité des environs (car non, l’éclairage public n’est pas au rendez-vous). Quelques lumières pointent au creux de grandes formes sombres que l’on devine être les dunes de sable. L’ambiance, bien qu’un peu déstabilisante, est calme et agréable. Surtout lorsqu’on retrouve un peu d’activité humaine, avec les jolis restaurants au bord de l’étendue d’eau un peu surnaturelle qui a donné naissance à l’oasis. D’ailleurs, selon la légende, Cachiche était un village connu pour ses sorcières, qui soignaient toutes sortes de maux et de douleurs.

Le lendemain matin, c’est avec la lumière du jour et un beau ciel bleu que nous (re)découvrons les grandes dunes de Huacachina ! On décide d’en faire l’ascension pour surplomber l’oasis. Quelques personnes nous ont devancés sur les crêtes de sable, mais on ne peut pas dire que l’endroit soit surpeuplé ! Après quelques minutes à se débattre dans le sable (on avance de deux pas et on recule d’un en glissant…), nous voici enfin sur la crête. C’est un peu impressionnant, d’autant que le terrain n’est pas très stable, mais la vue en vaut la peine… On surplombe tous les environs, avec Huacachina d’un côté et les plantations de l’autre.

On redescend (prudemment) pour nous promener à nouveau dans la toute petite ville de Huacachina. Sous les rayons du soleil, le vert et le bleu détonnent au cœur des murs de sable. L’eau reflète les rives comme un miroir. C’est vraiment joli !

Hospedaje Dulce Estancia

Si la piscine n’est peut-être pas aussi accueillante que les photos le laissaient penser, l’hôtel était plutôt propre. Nous avions une chambre spacieuse, en rez-de-chaussée avec vue directe sur la piscine, où nous avons pu dormir au calme.

Urb La Estancia Calle Poruma Este C-08m, Ica

26US$ pour une chambre 2 personnes

** Nazca **

Ah, Nazca… Voilà un nom qui nous fait rêver dans le bus de nuit qui nous y conduit depuis Ica.
La ville de Nazca doit son nom à la civilisation de Nazca qui a habité la région entre 300 av J-C et 800, avant d’être conquise par les Incas. Cette civilisation est à l’origine des célèbres lignes de Nazca, grandes figures tracées sur le sol sec du désert et préservées grâce au micro-climat de la région : avec moins de trente millimètres de pluie par an, c’est l’une des régions les plus sèches du monde !

On trouve plusieurs centaines de figures, pas toujours visibles à l’œil nu car estompées par le temps, mais découvertes à l’aide de drones ou d’images satellites. On peut cependant survoler les plus grandes et connues d’entre elles via des compagnies aériennes de vols touristiques. C’est évidemment ce que nous avons choisi de faire, les lignes ne pouvant vraiment être appréciées que vues du ciel !

Les Nazcas réalisaient ces lignes à l’aide de procédés géométriques que l’on ne peut que deviner aujourd’hui. Ils parvenaient ainsi à tracer des lignes exceptionnellement droites et longues, mais aussi des animaux stylisés comme un singe, un condor, un héron, etc, qui représentent les divinités animales.

Le survol des lignes avec Aeroparacas

Plusieurs compagnies proposent (à peu de choses près) la même prestation. Nous avons choisi Aeroparacas car c’était l’une des moins chères !
A bord du petit avion à hélices, le vol secoue un peu. Le pilote nous conduit au-dessus des principaux sites d’observation, en prenant garde à faire plusieurs boucles pour permettre à tous d’en profiter. Une expérience époustouflante qui nous a vraiment marqués !

100 US$ par personne pour 30 minutes de vol

www.aeroparacas.com

Au départ de l’aérodrome, nous embarquons ensuite pour une petite excursion vers les ruines de Paredones et les aqueducs de Pantalloc.

Une fois sur site, surprise ! Le vent est incroyablement fort. On a du mal à ouvrir les portières, et je finis par abandonner mes cheveux à la merci des bourrasques et du sable… Et je vais devoir mettre à l’abri mon précieux appareil photo. Tant pis !

Les ruines ne sont pas très bien conservées, mais on devine encore facilement la structure des lieux. Le guide nous donne quelques éléments d’histoire sur leur construction, sur les civilisations qui se sont succédé dans la région, mais aussi sur les conditions de fouille depuis la découverte des sites archéologiques. On est surpris d’apprendre que beaucoup de sites ne sont pas encore étudiés, faute de budget, mais aussi pour des raisons politiques et diplomatiques…

Où manger à Nazca ? Limon y Sazon

C’est dans ce restaurant que nous dégustons notre premier cevice péruvien (spécialité à base de poisson cru mariné dans du jus de citron et du piment). Un délice !

Av. Los Incas 202, Nazca

C’est encore un bus de nuit qui nous permettra de rejoindre Arequipa. Celui-ci ne sera pas au top de sa forme, mais on arrivera à destination entiers malgré tout !

** Arequipa **

C’est sous la lumière du petit matin que nous découvrons Arequipa, deuxième ville du pays (en nombre d’habitants). Nichée au pied du volcan Misti dans les Andes péruviennes, elle est aussi surnommée la cité blanche. Si les villes péruviennes ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable jusqu’à présent, c’est très différent à Arequipa. De nombreux bâtiments de l’époque coloniale constituent l’architecture du centre ville, mais, ce qui la rend célèbre, c’est avant tout la cathédrale et le couvent Santa Catalina, plus grand couvent du monde.

Et ce couvent… Quelle découverte ! On s’inscrit pour une visite privée, avec une guide qui nous dispense des anecdotes sur la vie au couvent et les détails architecturaux. Ensuite, on peut profiter du couvent par nous-mêmes. Tout au long de notre visite, on est ébloui par les couleurs du couvent : si Arequipa est la ville blanche, le couvent est d’un contraste saisissant ! Rouges, oranges, bleus vifs piqués du vert des plantes, on en prend plein les yeux. Chaque zone a sa propre ambiance et l’étendue des lieux nous fait penser à une ville dans la ville. Et, au détour des “rues”, on peut apercevoir le volcan et les montagnes dont la neige se détache du ciel bleu. Voilà une visite que l’on ne regrette pas d’avoir faite !

Le midi, on dégustera un repas dans l’une des ruelles typiques de la ville. On testera aussi pour la première fois le pisco sour, célèbre boisson alcoolisée du pérou, et l’Inca cola. Pour le premier, c’est l’amertume qui nous a marqué avant tout ; quant au deuxième, c’est le goût de chewing-gum qui est à la lutte avec la couleur jaune soutenu de la boisson… Ce sera notre dernière dégustation pour chacun !

L’après-midi, on se promène dans les rues de la ville en attendant notre bus pour Puno.

Rico Pollo

Le soir, avant d’embarquer, on déguste un bon poulet chez Rico Pollo, une chaîne qui propose des repas à base de poulet rôti essentiellement. C’est d’abord l’odeur qui nous a attirés, et l’on n’a pas été déçus !

Calle San Camilo Nro 100 Cercado

http://www.ricopollo.pe/

** Puno et le lac Titicaca **

Depuis Puno, nous embarquons pour une excursion de deux jours sur le lac Titicaca. Un nom qui a chanté dans mon oreille depuis des années, car il a longtemps été considéré comme le plus haut lac navigable du monde. En tout cas, on ne peut nier qu’à près de 3 812m d’altitude, on commence à se sentir suffisamment en hauteur ! Il est même suffisamment grand pour être soumis au phénomène des marées, et pour marquer la frontière entre le Pérou et la Bolivie.

Plusieurs légendes marquent ce lac et ponctuent encore la plupart des histoires racontées par les guides et habitants. L’une d’entre elles veut que le dieu Viracocha aurait surgi de ces eaux pour créer le monde et les civilisations des Andes. Une autre aurait donné son nom au lac : Titicaca signifie, pour les incas, “puma gris”. A l’époque où les hommes vivaient dans les vallées, protégés par les Apus, Dieux des Montagnes, leur seule interdiction était de ne pas gravir ces montagnes par respect. Mais le Démon convainquit les hommes d’aller y chercher le Feu Sacré. Furieux, les Apus lancèrent sur les hommes des pumas sortis des montagnes. Devant l’étendue des pertes humaines, le Dieu du Soleil pleura, pleura… Et de ses larmes naquirent le lac.

L’excursion commence par nous emmener sur les villages flottants d’Uros. Beaucoup de touristes passent par ici, donc c’est un accueil bien rodé qui nous attend, mais cela n’enlève pas grand-chose au charme des ces villages construits à base de roseaux.
On nous présente quelques villageois de la communauté de Paramis, qui nous expliquent la construction de leurs maisons, mais aussi leur vie quotidienne (comment cuisiner au feu de bois sur un plateau fait de roseaux, etc.). Ensuite, ceux-ci vont nous emmener dans l’une de leurs pirogues vers le cœur du village… où l’on retrouvera également un magasin de souvenirs et de quoi grignoter (à prix fort).

Nous mettons ensuite le cap vers l’île d’Amantani, où nous passons la nuit.

Ici, un couple d’anciens nous accueille par groupes de quatre. On nous emmène, avec un autre couple, vers la maison où nous logerons, puis nous redescendons vers la place principale du village pour une visite avec la guide. Celle-ci nous fait découvrir les environs, nous donne quelques éléments d’histoire et de culture sur les peuples aymara et quechua. On sera aussi conviés à un mariage traditionnel pour mieux prendre la mesure de leurs coutumes. Malgré tout, cela nous semble peu naturel et nous restons à l’écart pour leur laisser un peu d’intimité.

Au crépuscule, on grimpera sur le Pachamama (terre mère, l’un des deux pics de l’île, l’autre étant Pachatata, terre du père), vers le temple. Le chemin est facile, mais l’altitude doublée du froid saisissant rend notre souffle plus court !

Notre couple d’hôtes nous accueillera pour le repas, simple mais savoureux. Nous échangeons avec les moyens du bord en essayant d’apprendre quelques mots de quechua : ici, on ne parle pas vraiment l’espagnol ! Malgré les barrières de l’âge, de la culture, et de la langue, on se sent bien. L’accueil est chaleureux et généreux !

Après le repas, on nous fait essayer les tenues traditionnelles : poncho rouge et bonnet multicolore pour monsieur puffin, ensemble jupe bleue et blouse blanche brodée de fleurs pour moi, complété d’un long châle noir pour les cheveux. On se sent un peu décalés, mais c’est rigolo, bien que très inconfortable. Par contre, avec cette tenue, il fait bien chaud ! C’est ainsi vêtus que nous nous rendons à nouveau dans le village pour assister à un spectacle musical, à l’occasion duquel il nous faudra danser… Et ce n’est pas l’âge qui arrêtera nos hôtes, bien décidés à profiter de la soirée eux aussi.

Le lendemain matin, nous quittons Amantani et ses villageois avec un petit pincement au cœur. Quelques signes de la main, et le bateau s’éloigne en direction de l’île de Taquile.

A Taquile, c’est le paysage sauvage qui nous accueillera en premier. Il y a quelques heures de marches jusqu’au village en hauteur, au détour duquel nous pourrons admirer le lac (qui ressemble à la mer…) et l’architecture typique de l’île avec ses arches de pierre.

Arrivés au village, nous traversons une rue envahie de stands où l’on fait griller viandes et légumes aux odeurs plus qu’alléchantes (mais malheureusement déconseillés par la guide). Accolés à la place principale, on trouve les ateliers de tissage tenus par les femmes. Ici, les villageois vantent également leur tricot, art réservé aux hommes ! L’art textile de Taquile est reconnu dans le monde entier et est, d’ailleurs, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2008. Du haut des ateliers, on profite aussi d’une vue panoramique sur les environs.

Il est déjà temps de reprendre le bateau pour quitter le lac pour de bon… C’est la tête pleine de souvenirs que nous retournons à Puno pour déguster un petit cocktail avant de prendre le bus pour Cuzco. Un bus de nuit, encore !

Les bus au Pérou | Cruz del Sur

C’est probablement le moyen de transport le plus économique. Vu notre planning serré, c’était aussi pour nous le moyen d’optimiser les trajets en profitant souvent de la nuit pour avaler les km ! Pour ces bus, toutes les compagnies ne se valent pas. L’une des plus fiables pour nous a été Cruz del Sur, dont les bus étaient corrects (et même plutôt confort parfois), et le service plutôt bon.

http://www.cruzdelsur.com.pe/

** Vallée des Incas **

** Pisac et les salines de Maras **

Pour cette première journée dans la vallée des Incas, nous jetons notre dévolu sur le site de Pisac. Un tuk-tuk nous dépose à l’entrée la plus basse en nous assurant que c’est l’entrée principale. On soupçonne que son engin n’était de toute façon pas capable de franchir la montée jusqu’au bout sans rendre l’âme. Bon, on remet nos gros sacs sur le dos et on s’attaque au site. Le soleil pointe à peine ses premiers rayons derrière la montagne. On est complètement seuls !

Le site en lui-même est immense et les ruines impressionnantes. Je ne peux m’empêcher de faire courir un doigt le long des joints presque invisibles entre les pierres qui semblent pourtant dépareillées. On redescend la montagne pour trouver d’anciennes maisons bien conservées. C’est également l’occasion d’étudier la faune et la flore surprenantes de la région ! On s’aperçoit à ce moment que nous n’avons pas pris l’entrée principale, mais probablement une entrée secondaire connue des locaux… Tant pis !

L’arrivée dans le village sera l’occasion de se promener dans le marché qui s’est installé depuis notre premier passage. Ensuite, nous attrapons un taxi pour nous rendre aux salines de Maras dans la vallée de l’Urubamba, dont les guides nous ont vanté la beauté.

Les bassins des salines de Maras étaient probablement déjà exploités par les incas. Vers le IIè siècle après J-C, ils approvisionnaient toute la région en sel.

Notre chauffeur de taxi, très sympathique, s’arrête en route pour nous permettre de prendre quelques photos vu d’en haut. Puis nous descendrons dans les salines elles-mêmes pour nous promener entre les rigoles. Le chemin serpente ensuite vers le fond de la vallée, où nous retrouverons la route vers Ollantaytambo.

C’est après plusieurs heures de marche qu’on se rend compte que le projet de finir à pied jusqu’au village était un peu trop ambitieux, surtout avec nos gros sacs à dos. Heureusement pour nous, on finira par nous prendre en stop pour les derniers kilomètres !

Pour clore la journée, on grimpe dans les hauteurs de la montagne environnante pour explorer les ruines et surplomber le village. Au crépuscule, la lumière est agréable, mais mes pieds sont fatigués !

** Ollantaytambo **

Ce matin, nous nous levons aux aurores pour profiter du site d’Ollantaytambo avant l’arrivée des touristes.

Ollantaytambo est une forteresse inca qui tient son nom d’un célèbre guerrier, Ollantay.
C’était l’un des villages les plus importants à l’époque inca en raison d’une situation géographique au croisement de nombreux chemins.
Après l’arrivée des Espagnols, Manco Capac s’y réfugia pour tenter de fédérer la résistance incas face aux colons après la chute de Cuzco. De nombreux combats s’y déroulèrent avec une résistance qui dura plusieurs années, avant que Manca Capac ne s’incline face aux espagnols.

C’est l’un des rares sites qui témoignent de l’architecture urbaine inca : on y voit bâtiments, rues, temple, … Le site est d’ailleurs divisé en deux parties : l’une pour le village, organisé en épi de maïs, et l’autre pour le centre militaire et religieux avec, en hauteur, le temple du soleil. Ici encore, la jointure des pierres est stupéfiante de précision !

On visite ce site pour ses ruines, bien sûr, mais aussi pour la beauté du paysage : le village est niché au creux de la vallée et l’on peut profiter d’une vue splendide sur les montagnes.
En redescendant, on tombe nez à nez avec des lamas et alpacas placides. Typique !

** Aguas Calientes **

Aujourd’hui, c’est le grand jour. Enfin, presque. Le grand jour de la montée du Machu Picchu, c’est demain. Mais d’abord, il faut affronter la route pour Aguas Calientes et ce n’est pas une mince affaire ! Devant les prix exorbitants pratiqués par l’Inca rail pour relier Cuzco à Aguas Calientes, nous décidons de faire la route à pied, avec nos sacs. Ou plus exactement, nous récupérons un collectivo (minibus d’une dizaine de personnes) depuis Ollantaytambo vers l’usine désaffectée d’Hydroelectrica, puis nous longerons à pattes les rails, jusqu’au village.

Sur le premier tronçon de route, on serre les dents lorsque le minibus tangue sur la route (très) étroite à flanc de montagne. D’ailleurs, notre chauffeur nous explique avec légèreté que, quelques semaines plus tôt, un éboulement de terrain a emporté une voiture ! C’est d’ailleurs pour ça que la route est encore plus étroite à cet endroit ; en effet, l’une des roues du minibus semble être dans le vide lorsque nous passons la boucle et tout le monde se penche vers la falaise pour que déplacer le poids du véhicule. Ce n’est pas très rassurant, mais heureusement pour nous, nous atteignons Hydroelectrica sans encombres.

Il est temps à présent ne reprendre nos sacs pour les 2-3h de route qui nous attendent. Si le chemin n’est pas difficile car plat presque tout le long (hormis une petite montée au début et quelques reliefs vers la fin), mieux vaut ne pas être trop chargé pour l’entreprendre. Si vous en avez la possibilité, laissez donc vos sacs à Cuzco pour ne garder avec vous que l’essentiel. Cela dit, le trajet est très joli avec ses plantes exotiques, son pont rouillé et suspendu au-dessus de la rivière, et le train bleu et jaune qui passe de temps à autres.

Se loger à Aguas Calientes | Ecopackers Machu Picchu

Bon, on ne va pas se mentir, les logements sont une denrée rare dans le petit village d’Aguas Calientes. Forcément, les prix sont élevés ! Mais dans cette auberge, le service était très correct, la chambre propre et les installations communes très sympa. Alors, on ne se plaint pas trop…

Santuario Historico Machu Picchu, Peru, Av Imperio de los Incas 136, Aguas Calientes

60US$ la chambre 2 personnes

http://www.ecopackersperu.com/hostel-machu-picchu/

** Le Machu Picchu **

Il est 4h du matin, il fait nuit, et on lace nos grosses chaussures de rando pour vite se planter devant la grille d’entrée du site du Machu Picchu. Pour avoir le privilège d’être parmi les premiers à visiter le site, il faut faire quelques sacrifices : grapiller sur notre sommeil et faire une croix sur le bus qui monte jusqu’aux ruines. Nous, on fera tout à pattes ! Je vais bientôt maudire ces fichues marches inégales qui ponctuent la montée.

Nous parvenons au sommet avant les bus alors que les premiers rayons éclairent doucement les pierres. La lumière est dorée, le ciel bleu, les pierres grises, le sol vert éclatant. C’est magnifique.
Explorer le site nous prend plusieurs heures à crapahuter entre les ruines à la recherche du temple du soleil ou d’autres lieux marquants. On tombe parfois nez à nez avec un lama ou un alpaca aux prises avec les touristes amateurs de selfies !

Il est bientôt temps de tout redescendre. Je retrouve avec un bonheur non dissimulé (ou pas) les marches qui m’avaient tant exaspérée à l’aller. Heureusement, si la descente reste éprouvante pour les genoux, c’est quand même plus facile. Plus qu’à récupérer nos sacs à l’auberge et… reprendre des forces pour la route vers Hydroelectrica ! Pour cela, on s’arrête à la boulangerie d’Aguas Calientes pour faire le plain de sandwiches et de viennoiseries. On aura besoin de sucre !

Le Machu Picchu

Attention à bien réserver très en avance vos billets pour le site est les éventuels sites annexes. En effet, pour le site principal, le nombre maximum d’entrées par jour est de 2500 !
Il faudra présenter les billets imprimés pour recevoir le graal : le tampon d’entrée !

64US$ l’entrée classique

http://www.machupicchu.gob.pe/

http://machupicchu.fr/

** Cuzco **

Aujourd’hui, on a la sensation que c’est notre dernier jour au Pérou… Et c’est un peu vrai, puisque nous prendrons ce soir l’avion pour Lima, et demain l’avion pour Paris. Mais il nous reste encore quelques heures pour profiter de la ville. Et, à la manière d’Arequipa, Cuzco est une jolie ville, dans laquelle on prend plaisir à déambuler ! Notre promenade nous conduit jusqu’au marché aux légumes, où l’on déguste un excellent smoothie aux fruits ultra frais et ultra savoureux. Un délice de fraicheur et de vitamines ! Attention cela dit à bien demander “sans eau” (ils ont l’habitude) pour éviter les mauvaises surprises.

Une (courte) semaine en Grèce

Pardon ? Un mariage en Grèce, vous dites ? Bon, très bien, on va se sacrifier alors…
Malheureusement, au milieu de nos contraintes professionnelles respectives, nous n’aurons pas plus d’une semaine sur place, avec deux contraintes : un atterrissage à Athènes, et au moins une journée à Paros pour le mariage. Alors, que pourra-t-on faire pendant cette semaine ?

** Partie 1 – Athènes : 3 jours **

Athènes est reconnue mondialement pour la richesse de son patrimoine historique, en particulier pour ses vestiges de l’antiquité grecque.

C’est donc tout naturellement que nous prenons un airbnb près de l’acropole… Où nous nous retrouverons à la première heure le lendemain matin.
La visite de l’acropole peut être libre, ou avec un guide. Face à la foule, on préfèrera faire la visite par nous-mêmes !

Il suffit de suivre le chemin balisé et la file de touristes : on passe alors devant le théâtre antique de Dionysos, puis voilà le Parthénon, le temple Erechtéion… On redescend la colline en prenant le chemin périphérique, plus calme, qui permet de contourner l’acropole et revenir vers le théâtre.
Peu après la sortie du domaine, une colline nous permet de surplomber Athènes et de profiter d’une jolie vue sur l’acropole d’un côté, l’agora de l’autre. Ça tombe bien, ce sera notre prochaine étape !

L’Acropole

L’acropole se dresse en haut d’un plateau d’où elle servait de citadelle pour protéger la ville d’Athènes (XIIIè siècle av J-C), puis de sanctuaire religieux (VIIIè siècle av J-C). Le sanctuaire est organisé autour de la statue d’Athéna, considérée comme la déesse titulaire de la ville.
On peut y admirer le Parthénon (dont la fonction initiale est encore inconnue : Temple ? Trésor ?) et les Cariatides de temple d’Erechtéion

Athènes 105 58

20€ l’entrée simple, ou 30€ avec un billet combiné

http://odysseus.culture.gr/h/3/eh351.jsp?obj_id=2384 (site du ministère de la culture)

https://vivreathenes.com/conseils-pratiques-pour-visiter-l-acropole-d-athenes.html (conseils pratiques)

https://etickets.tap.gr/ (billetterie en ligne)

Pour nous rendre à l’agora, nous descendons la colline en passant par le quartier pittoresque de Plaka.

L’agora elle-même se niche au cœur d’un grand domaine qui sent bon la pinède : on commence par accéder au musée de l’Agora antique, situé dans le bâtiment Stoa d’Attale, que le roi de Pergame Attale II offrit vers -150 av. J-C en remerciement de l’éducation qu’il reçut dans la Cité-Etat d’Athènes. Si le bâtiment originel n’a pas survécu au temps, il a été reconstruit à l’identique en 1956 pour y abriter le musée. Celui-ci expose de nombreux objets retrouvés lors des fouilles sur le site de l’Agora antique (pièces de monnaies, céramiques, armes, …).
En traversant les ruines, on peut remonter jusqu’au temple d’Hephaistos (un des mieux conservés à l’heure actuelle).

L’Agora

L’Agora était la place de rencontre et de commerce de la ville d’Athènes durant l’Antiquité. C’est également sur cette place que les citoyens se réunissaient pour les débats et les élections. On y tenait également des fêtes religieuses, des représentations théâtrales, etc. En somme, c’était le cœur de la vie athénienne !
Elle comporte donc des bâtiments à fonction religieuse (temples et autels, …) et politique (siège de la monnaie, …).

Adrianou 24, Athina 105 55

8€ l’entrée simple

http://odysseus.culture.gr/h/3/eh351.jsp?obj_id=2485

Après ces deux visites chargées d’histoire, il est temps de remplir nos estomacs ! Nous déambulons dans les rues du quartier de Monastiraki, avant de tomber sur un restaurant qui est à peine en train d’installer les couverts : Oineas

Où manger à Athènes ? L’Oineas

Des plats simples mais avec des produits très frais. Le meilleur poulpe que nous ayons dégusté en Grèce !

Esopou 9, Athina 105 54

Environ 20€ par personne avec vin et boissons

Nous continuons notre visite avec la Cathédrale de l’Annonciation. Si on se sent déjà petit en arrivant devant la façade imposante, l’intérieur quant à lui est franchement époustouflant : des couleurs, des dorures, des motifs et des frises, des coupoles et des arches pleines… On en prend plein les yeux !

Cathédrale de l’annonciation

La cathédrale a été construite à partir des marbres de soixante-douze églises détruites pour réaliser le projet.

Mitropoleos, Athina 105 56

Entrée libre

A la sortie, on est accueillis par l’orage qu’on nous promettait depuis la veille. Tant pis, on écourte la visite ! On reprendra le lendemain.
Pour le soir, après s’être fait arnaquer (de manière prévisible) dans les restaurants à touristes de la rue derrière l’acropole, on fait quelques courses dans le supermarché du coin pour un apéro dinatoire maison, au chaud dans notre airbnb.

Notre airbnb chez Anadina

Si l’appartement est un peu vieillot, l’accueil d’Anadina a été au top ! Les pièces sont spacieuses et l’on n’a manqué de rien… D’autant que nous étions à deux pas de l’Acropole !

Proche acropole

60€ par nuit pour 4 personnes

Le lendemain, nous commençons la journée par la visite du musée de l’acropole, en espérant que le temps se découvre par la suite.
Ensuite, direction la porte d’Hadrien, surprenante au bord d’une large avenue bondée de voiture, pour un crochet vers Olympiéion et ses colonnes millénaires.

Nous poussons un peu plus loin pour découvrir le stade panathénaïque. Je l’attendais avec impatience… Et je ne suis pas déçue ! Le noir profond de la piste tranche avec la couleur claire des pierres. Le musée recèle quelques surprises en exposant les affiches des précédents J.O, ainsi que certaines torches ayant servi à allumer la flamme.

Stade Panathénaïque

Son nom signifie “stade de tous les Athéniens”, mais il est également connu sous le nom de “kallimarmaro” en référence au marbre qui le compose intégralement ! C’est un stade antique, dont l’inauguration remonte à -330 av J-C, et qui a été rénové pour les premiers J.O de l’ère moderne (en 1896).

Leof. Vasileos Konstantinou, Athina 116 35

5€ l’entrée simple

En sortant, nous grimpons les marches pour admirer la vue d’en-haut. Nous allons aussi nous apercevoir de l’arrivée imminente de gros nuages noirs ! Ceux-ci vont précipiter notre sortie, pour essayer de profiter du jardin national avant le déluge…

On se promène dans les allées bucoliques (romantiques, même !) pour découvrir de petits bosquets et des bassins abritant poissons et tortues. Au détour d’un chemin, on découvrira également un enclos abritant chèvres, lapins, paons… Toute la ménagerie est là !

Jardin national

Créé à la demande de la reine Amélie en 1839, ce jardin abrite plus de 500 espèces de plantes différentes. C’est un endroit incontournable pour une pause végétale !

Leoforos Vasilisis Amalias 1, Athina 105 57

Entrée libre

A la sortie du jardin, nous nous retrouvons devant Zappéion. Le bâtiment d’un jaune vif sort effectivement de l’ordinaire, mais ce qui a retenu mon attention, c’est plutôt l’allée bordée d’arbres aux fleurs violettes qui part de la place.

La journée est finie, et nous rentrons tranquillement dans le quartier de l’acropole. Pour ce soir, nous avons réservé dans un restaurant un peu plus “chic” !

Balcony restaurant & bar

L’ensemble de plats était goûteux et plutôt copieux, pour des prix correct au vu de la qualité du service. Une bonne adresse dans le coin. Malheureusement, sous la pluie battante, nous n’avons pas pu tester leur terrasse extérieure, qui doit jouir d’une vue superbe sur l’acropole !

Veikou 1, Athina 117 42

Environ 30€ par personne

http://balconyathens.com/

Pour notre troisième journée à Athènes, nous nous retrouverons près de la place Syntagma, ou place de la Constitution, où siège le parlement grec. Nous aurons la surprise d’y observer la relève de la garde !

Une fois le cortège éloigné, nous redescendons l’avenue pour découvrir l’église Agios Eletherios.

Eglise Agios Eleftherios

Bâtie sur les ruine du temple consacré à la déesse Eileithyia, elle est intégralement composée de pierre issues d’autres bâtiments qui datent aussi bien de l’antiquité que d’époques plus modernes (jusqu’au XIIIà siècle). Nichée au cœur d’un quartier très urbanisé, elle semble bien singulière !

Metropoleus pl, 8, Athina 105 56

Entrée libre

Nous nous enfoncerons ensuite dans le marché aux puces de Monastiraki, pour faire les dernières emplettes de touristes !

Marché aux puces – Monastiraki

Le marché se niche au cœur d’un dédale de rues étroites où s’entassent les étals en tous genres. Ici se tenait l’ancien bazar turc !

Apostolou Pavlou, Athina 118 51

Entrée libre

Notre dernière étape à Athènes sera la colline Lycabette, d’où l’on peut jouir d’une vue imprenable sur tout Athènes. On y monte en téléphérique (après avoir bien crapahuté avec nos valises dans les rues en pente du quartier en contrebas), avant de terminer la montée par un petit chemin qui serpente vers le sommet. Effectivement, le panorama est saisissant !

Mont Lycabette

Le mont culmine à 277 mètres. La légende raconte qu’il serait né du rocher qu’Athéna aurait lâché en apercevant deux corbeaux noirs, signe de mauvais présage.
Au sommet, on découvre la chapelle Saint Georges et la vue spectaculaire qui s’étend à 360° !

7€ A/R en téléphérique

** Partie 2 – Santorin : 1 jour **

Se rendre à Santorin

Nous avons choisi de prendre l’avion depuis Athènes, afin de minimiser nos temps de trajet. Pour cela, plusieurs compagnies proposent des places, mais au final, tout le monde prend le même (petit) avion !

65€ aller avec Olympic Air

45min en avion ou de 5h à 13h en bateau

Bien que la beauté de Santorin soit vantée de manière unanime, nous choisissons de n’y passer qu’une journée, escale plutôt courte avant de poursuivre vers Paros.
Si nous nous remettons pas ce jugement en cause (l’île avait l’air effectivement splendide), l’idée ici était d’échapper à la foule inévitable dans ce haut lieu du tourisme des Cyclades. En arrivant très tôt dans la matinée, nous avons pu profiter d’Oia, village pittoresque au nord de l’île avant l’arrivée massive des touristes. Nous voilà bien dans l’ambiance ! Rues tortueuses aux murs d’un blanc immaculé et éblouissant au moindre rayon de soleil, coupoles bleues, formes carrées…
Alors que le déjeuner approche, les rues d’Oia commencent à se remplir : on quitte le village pour pique-niquer sur une grande plage à proximité : la plage de paradeisos, réputée pour son sable noir. Pas d’erreur sur la marchandise, le sable est bien sombre et, à cette heure, la plage est déserte. Parfait !

Nous redescendons ensuite vers le village de Fira. Ici, pas de doute : on est en heure pleine ! Si les touristes se bousculent sur les terrasses, nous réussissons à nous frayer un chemin jusque dans les hauteurs du village. Retour par les ruelles étroites, puis nous irons rendre notre voiture de location pour récupérer le bus qui nous amènera au port. Le ferry nous y attend (ou pas) pour nous emmener à Paros !

** Partie 3 – Paros : 4 jours **

Pour notre première journée à Paros, nous louons des quads pour faire le tour de l’île, qui est un peu trop grande pour tout faire à pied, et trop vallonnée pour envisager le vélo (en tout cas, pour nous). Le quad étant très répandu dans ces îles, cela constituait un bon compromis liberté / budget. Et puis, il faut l’avouer, c’est plus fun que la voiture (en tout cas, quand il fait beau) !

Louer un quad

Le quad est le moyen de transport idéal dans les îles : facile à garer, tout-terrain… Attention cela dit aux frileux de la conduite (comme moi), les sensations sont différentes de la voiture et cela peut être impressionnant !

Parikia, Paros

25€ par jour

https://parosrentcar.com/

Nous commençons donc naturellement à faire le tour de l’île en longeant la mer. On y découvrira de jolies criques, de petites et grandes plages.
Après un rapide ravitaillement dans l’une des supérettes du village de Drios, nous nous arrêtons pique-niquer sur la “Golden Beach”, encore tranquille à cette heure.
On remonte vers Naoussa et son très joli port, où nous dégusterons un thé glacé à l’ombre des terrasses qui donnent sur la plage. C’est aussi l’occasion d’explorer l’enetiko kastro, le château vénitien.

Enetiko Castro

Ce château défensif a été construit au XVè siècle par la dynastie des Sommaripas. Il peut se visiter en se promenant le long du port !

Port de Naoussa

Entrée libre

Petit détour par la splendide plage de Kolympithres, puis nous redescendrons tranquillement vers Parikia.

Maintenant que nous avons fait notre repérage, il est temps d’en profiter !
Sans hésiter, on met cap sur le Nord. D’abord, on va crapahuter sur les rochers de l’ancien monastère (Paralia monastiri). On y déniche de gros lézards pas trop farouches, mais aussi une eau limpide et des couleurs incroyables.
Un peu plus haut, quelques sentiers permettent de s’aventurer au cœur des rochers, jusqu’au phare. Bien qu’assez mal indiquée (les panneaux indiquent une direction puis l’autre, on est vite embrouillés), la promenade reste agréable et accessible à tous.

Korakas Lighthouse

C’est entreprise française qui a construit ce phare en 1887. C’est une balade tranquille qui permet de s’y rendre, pour atteindre le bout du bout de l’île de Paros !

Extrême Nord de Paros, après le monastère

Nous profiterons ensuite de la plage de Kolympithres d’un peu plus près : l’une des plus belles plages repérées hier nous attend ! On se cache dans une crique déserte et on plonge dans l’eau (encore un peu fraîche en ce début mai). Au milieu des petits poissons et des crabes, les crevettes viennent inspecter nos pieds !

Pour le déjeuner, nous retournons à Naoussa près de la petite plage bordée de restaurants. Cette fois, on s’y arrêtera pour un vrai repas à la Taverna Glafkos.

Taverna Glafkos

Le repas était bon sans être exceptionnel, le service moyen, mais c’est le cadre qui fait tout l’intérêt de ce restaurant : on se croirait les pieds dans l’eau !

Náoussa 844 01

Pour les jours suivants, nous profiterons de notre charmant hôtel, où se déroule la cérémonie du mariage. A proximité, nous y trouverons de jolies plages (notamment celle de Parasporos) et un chouette café/restaurant (le Magaya).

Hôtel Paros Bay

Bien sûr, notre séjour à Paros Bay était un peu spécial car il était quasi privatisé à l’occasion du mariage. Mais il faut bien noter que le cadre était splendide : grande piscine d’un bleu turquoise, plages à proximité, tout proche de Parikia pour les restaurants, un bar sympa à quelques minutes de marche, et des repas sur place plus que corrects ! Le seul bémol : un manque d’isolation sonore qui nous faisait parfois participer à la vie des voisins.

Parikia, Paros

http://www.parosbay.com/

Nous prendrons ensuite le ferry pour rentrer à Athènes par le Pirée.

Ferries Santorin et Paros

Nous avons choisi la compagnie Blue Start Ferry. Si la ponctualité n’a pas toujours été au rendez-vous, le service était au top. Les ferries sont spacieux et propres, avec des espaces plutôt confort !
Pensez à bien aller chercher vos billets papier aux kiosques près des ports.

3h Santorin – Paros ; 6h Paros – Athènes

69€ Santorin>Paros & Paros>Athènes

https://www.go-ferry.com/

Prague - thumbnail

Prague, la délicate

Prague en bref (tl;dr)

  • Eviter les périodes d’affluence : Prague est une ville très (très!) touristique, et on peut vite se retrouver noyé dans un flot de touristes – comme un samedi de vacances à Disneyland.
  • A ne pas rater :
    • Ne manquez pas l’horloge astronomique, la vieille ville et rejoignez le château en traversant le Pont Charles…
    • Traversez la Vltava pour vous promener dans le parc Letna et profiter de la vue sur Prague
    • Un excellent site pour s’y retrouver : https://www.prague.eu/fr
  • La galerie c’est ici

Troisième et dernière étape de notre voyage express en Europe de l’Est : Prague !

Prague, capitale de la République Tchèque et de la Bohème.
Le mythe veut qu’une princesse du nom de Libuse énonce un jour la prophétie suivante : “Je vois une ville immense, dont la gloire tutoiera les étoiles […]. Dans la forêt, bâtissez un fort et baptisez-le Praha.”
Et de fait, après un passé houleux et glorieux, Prague est aujourd’hui encore une ville dont le rayonnement attire de nombreux visiteurs. Et pour cause ! On peut vanter la beauté de son centre historique et des monuments, ou le romantisme de ses promenades le long de la Vltava. On n’appelle pas Prague “la ville aux cent tours” par hasard… Mais elle pourrait aisément être “la ville aux cent légendes”, aussi ! Avis aux curieux, il faudra ouvrir les yeux pour capter les secrets cachés entre les pierres !

** Jour 1 – Vieille ville et château de Prague **

Arrivés la veille à plus de 23h suite à des retards et galères successives (l’avion ne décolle pas, les distributeurs de tickets de bus ne fonctionnent pas, …), nous démarrons notre visite de Prague au matin du 16 août. Au programme de la journée : visite de la vieille ville et du château.

Pour commencer, nous nous retrouvons au petit matin à Staroměstské náměstí, la place de la vieille ville, Stare mecto.
Elle est exceptionnellement vide et calme à cette heure, je ne peux que recommander !

Nous avions déjà lu dans plusieurs guides que les touristes submergeaient les rues de Prague en flots continus et serrés. Pour profiter de ces quelques moments de répit avant la houle, nous passons tranquillement devant l’hôtel de ville et sa tour qui abrite la très célèbre horloge astronomique – qui, si elle s’arrête, présagera d’un malheur imminent. Et ce fut le cas lors des inondations de 2002 : coïncidence ? –, avant de remonter les rues jusqu’au Pont Charles, où commencent déjà doucement à affluer passants et artistes.

C’est ici que l’on retrouve notre seconde anecdote : “1-3-5-7-9-7-5-3-1”. Code secret ? Pas tellement : tous les Pragois connaissent le message caché derrière ce palindrome : la construction du pont a commencé en 1357, le neuvième jour du septième mois de l’année, à 5 h 31. Charles IV avait choisi cette date sur le conseil des astrologues de la cour afin d’assurer sa robustesse au fil des années.

De l’autre côté du pont, les ruelles grimpent la colline vers le château royal, Pražský hrad. On passe un coin de rue, une voûte, (le guichet pour les billets), et l’on se retrouve dans une grande cour. Le château royal de Prague a été classé “plus grand château du monde”, avec ses 570m de long et 130m de large. Les visites du château sont éparpillées dans toute l’enceinte : plusieurs circuits sont proposés pour une visite presque “à la carte”. Attention, la prise de photos est payante !

De notre côté, nous avons pris le circuit “B” : Vieux Palais royal, Basilique Saint-Georges, Ruelle d’or et tour Dalibor, cathédrale Saint-Guy, Saint-Venceslas et Saint-Adalbert.

Château de Prague

La visite est intéressante et bien ponctuée de panneaux pour conter les anecdotes historiques. La plus connue est bien évidemment celle de la défenestration de Prague de 1618, qui a marqué un tournant dans la rébellion des nobles de Bohème contre la monarchie des Habsbourg (d’Autriche), à la tête du royaume depuis environ un siècle. C’est lors d’une dispute que des parlementaires de Bohème décident, à l’issue d’un tribunal improvisé, de passer deux des gouverneurs par la fenêtre. Tous deux s’en tireront fourbus, mais vivants… Cependant, cette journée fut l’un des déclencheurs de la guerre de trente ans, qui a déchiré l’Europe centrale en opposant états catholiques et protestants (excepté pour la France qui, bien que catholique, a choisi de soutenir les protestants pour diminuer l’influence de la maison Habsbourg).

Pražský hrad, Praha 1 – Hradčany

250CZK pour B, 350CZK pour A et C

https://www.hrad.cz/en/culture-at-the-castle

La cathédrale elle seule vaut définitivement le détour avec son architecture grandiose, la beauté de ses vitraux colorés et de ses jeux de lumière.

Le parcours continue en dehors des bâtiments principaux avec les différentes visites disséminées dans le quartier, et notamment la (très) célèbre rue des alchimistes…

La ruelle d’Or

La ruelle d’Or n’abritait en réalité aucun alchimiste, mais les domestiques du château, puis les archers rouges, et enfin les orfèvres qui cherchaient alors à échapper aux taxes imposées dans les autres villes de Bohème. Ici donc, point de laboratoires d’alchimistes à la recherche du secret de la vie éternelle ou de la fabrication de l’or… C’est bien aux orfèvres que la rue doit son nom, et non aux alchimistes du roi Rodolphe II.
Un tunnel dissimulé dans la maçonnerie des fortifications traverse toutes les maisons de la ruelle par-dessus les toits. Autrefois désert, il est aujourd’hui rempli d’armures de chevaliers et encombré d’une foule de curieux, tout comme l’ensemble du palais royal. Agoraphobes, s’abstenir !
Accès à partir de la Tour blanche ou de la maison verte du bas située près de la tour Dalibor, à l’extrémité est de la Ruelle d’or. Un billet est à présenter à l’entrée (cf circuits du château) !

Après ce bain de foule et d’histoire, nous nous éloignons un peu pour profiter des jardins. Sur le chemin, on peut profiter d’abord d’une splendide vue sur les toits de Prague, puis d’un point de vue privilégié sur la cathédrale. Et surtout, d’un peu de calme, enfin ! Rien de tel pour se ressourcer qu’une petite pause sur les bancs ensoleillés qui entourent les fontaines délicates.

Pour le repas de midi, nous choisissons de retraverser la Vltava pour dénicher l’un de ces restaurants italiens célèbres dans la capitale que la République Tchèque (oui, italien, vous avez bien lu). Plutôt que de passer du temps à fouiller dans tripadvisor ou notre guide de poche, la faim l’a emporté et nous nous asseyons dans la première terrasse – le IL PALAZZO. Celle-ci est très bien située, dans un recoin calme de la vieille ville et a proximité de notre cible suivante : la maison municipale

Où manger à Prague ? Le Il Palazzo

Le repas était plutôt bon (d’excellents gnochettis au fromage pour ma part), les portions copieuses, mais le personnel pas franchement agréable ! Cela dit, cela a été compensé par une excellente localisation.
Attention cependant à ne pas confondre avec le restaurant en sous-sol, dont les prix sont considérablement plus élevés !

Husova 240/5, Prague 110 00

http://www.ilpalazzo.cz/

Il est 13h, et nous voici devant la maison municipale (Obecní dům) pour notre visite guidée de ce bâtiment ambassadeur de l’Art Nouveau (enfin, plutôt de la Sécession Viennoise, plus géométrique que l’Art Nouveau de l’Europe de l’Ouest, mais ce serait chipoter) à Prague.
Construit entre 1905 et 1911 dans le style Art Nouveau, le bâtiment recèle une richesse de décors réellement impressionnante. Alors, bien sûr, il vaut mieux être un minimum sensible à ce style, mais ce qui n’était pas le cas de monsieur puffin, qui a tout de même pu apprécier la visite. La maison est surtout célèbre aujourd’hui pour ses salles décorées par Alfons Mucha, peintre-star de l’Art Nouveau.

Maison municipale

Accolée à la tour Poudrière, elle se tient à l’emplacement historique du palais royal des souverains de Bohème, construit au XIVè siècle. Près de 600 ans plus tard, un nouveau bâtiment renaît de ses cendres, cette fois dédié à ses citoyens. Il est destiné à leur proposer un lieu de détente et de spectacle et réunit les plus grands artistes Tchèques de la Sécession Tchèque : Mikoláš Aleš (aquarelliste), Max Švabinský (peintre et graveur), František Ženíšek (peintre), Ladislav Šaloun (sculpteur), Josef Mařatka (sculpteur), Josef Václav Myslbek (sculpteur), Alfons Mucha (peintre) et Jan Preisler (peintre) et bien d’autres.

náměstí Republiky 5 111 21 Praha 1- Staré Město

290 CZK pour la visite guidée (environ 1h30) ; certaines salles se visitent gratuitement, notamment le café, restaurant et tout l’espace du sous sol.

http://www.obecnidum.cz

En remontant la rue Celetna à l’issue de la visite, nous nous laissons tenter par le choco-story museum. Je ne vais pas vous mentir, on me l’avait conseillé et j’ai franchement insisté pour avoir une bonne excuse de me goinfrer de chocolat. D’ailleurs, l’entrée donne le ton puisqu’on vous accueille avec des truffes avant même de démarrer la visite !

Musée choco-story

Le musée en lui-même est surtout fait pour les enfants, mais on y apprend effectivement l’histoire du chocolat et j’ai appris quelques anecdotes intéressantes. Ensuite, on peut observer un chocolatier fabriquer des pralines… dégustation à l’appui à la fin. Sans compter la dégustation de chocolat “brut” pour tester les différents dosages de sucre et les différents cacao. Mais c’est peut-être un peu cher pour ce que c’est !

Celetna 557/10, Prague 110 00

270 CZK

http://www.choco-story-praha.cz/?lang=en

Après ce goûter bien chocolaté, nous nous promenons au hasard dans les rues de la vieille ville, histoire de patienter… jusqu’au dîner. Pour ce repas, nous choisissons encore une fois un restaurant au gré de nos déambulations : le Rustique.

Où manger à Prague ? Le Rustique

Le restaurant était finalement assez bon, sans plus, mais le cadre vraiment très sympa dans cette petite terrasse abritée des regards. On se sent coupés de la frénésie touristique de Prague, et c’était bien agréable. Le serveur (italien ?) était plutôt sympathique.

Pour parachever cette journée bien remplie, une promenade tranquille sur les bords de la Vltava s’impose ! L’occasion parfaite pour admirer les reflets de Prague sur l’eau.

** Jour 2 – Le vieux cimetière **

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà d’attaque pour une deuxième journée dans les rues de Prague.
Aujourd’hui, nous commencerons pas le vieux cimetière juif, à l’ouverture pour éviter la foule !

C’est d’autant plus important que c’est avant tout son atmosphère particulière qui nous attire dans ce lieu : tombes emmêlées aux sculptures estompées par le temps, mousses envahissantes sous l’ombre d’un arbre aux branches décharnées. Le parfait décor pour faire naître les légendes. Et d’ailleurs, ce cimetière en abrite une connue de tous les Pragois…

On y rentre par le musée juif de Prague, avec un billet valable pour toutes les synagogues du quartier (sauf la Vieille-Nouvelle). Ce musée est également un mémorial émouvant des victimes de la seconde guerre mondiale, dont les noms sont inscrits sur les murs du musée en une écriture serrée et sans fin : on peut tristement se rappeler que 90% de la population juive disparaîtra durant la guerre.

Puis on entre dans le cimetière, presque désert à cette heure. Les tombes s’amoncèlent dans ce petit carré : de tous âges, de toutes tailles. Mieux vaut ne pas penser aux plus de 12 000 tombes qui s’enchevêtrent ici (et aux dépouilles sur plusieurs mètres de profondeur sous nos pieds…). Les tombes se distinguent les unes des autres par quelques symboles pour identifier la profession du défunt ou sa famille (et son degré de richesse) : ici des mains levées en signe de bénédiction (descendants des prêtes des temples), des symboles animaliers illustrant un prénom ou un nom de famille (lion, loup, oie, coq etc.), là des reliefs d’outils comme symboles des professions (mortier – pharmacien, ciseaux – tailleur, violon – musicien etc.).
C’est sans surprise que les légendes se relèvent d’entre les morts ! Car c’est ici que le Rabbi Löw aurait créé le golem sous le règne de Rodolphe II pour protéger les juifs des pogroms. D’ailleurs, sa tombe s’élève haut au-dessus des autres dans le cimetière.

Vieux cimetière juif

Je ne peux que recommander d’y aller tôt le matin (ou peut-être tard le soir), afin d’éviter la foule, ce qui gâcherait incontestablement l’ambiance.

Široká 3 110 00 Praha 1- Josefov

350 CZK pour un pass comprenant le vieux cimetière et les synagogues du quartier

https://www.jewishmuseum.cz/en/explore/sites/old-jewish-cemetery/

Comme souvent à Prague, le business a su s’emparer des légendes : à la sortie du cimetière, des étals s’alignent le long de la rue pour proposer des figurines de golem.

Nous visiterons ensuite une synagogue-musée sur le chemin, avant de se détendre sur l’une des îles de Vltava. Au cœur de la ville et pourtant loin du tumulte ! Et dois-je préciser qu’une fois de plus la vue sur la ville est superbe ?

Pour le repas, nous testons une vraie taverne pragoise : U Rotundy

Après une semaine presque dépourvue de légumes, j’y ai dégusté (enfin !) une vraie salade… accompagnée d’un camembert au four, parce qu’avec un repas trop diététique, notre corps aurait été trop chamboulé ! Si le repas était très simple, nous l’avons vraiment apprécié.

Où manger à Prague ? Le U Rotondy

L’ambiance était typique, le service sympa et les prix très bas ! Au final, l’une de nos adresses préférées du séjour.

Karoliny svetle 1035/17 prague

Enfin, nous profitons du parc Letna et de son imprenable vue (encore !) sur la ville. Caché derrière, un petit restaurant de hot-dogs innovants : Mr HotDoG (kamenicka 24).

** Jour 3 – Excursion à Karlštejn Castle **

Pour cette dernière journée, nous choisissons une escapade en dehors des murs de Prague : direction Karlštejn et son château de renom.

Pour y aller, c’est très simple : un train direct part depuis la gare de Prague. Nous devrons partir directement vers l’aéroport ensuite, donc nous profitons des consignes sur place pour y stocker nos encombrants sac à dos, avant d’embarquer dans le train. En environ 1h, nous voilà à Karlštejn .
Si nous nous attendions au calme d’un village de campagne, nous avons été surpris ! Une file continue de fourmis part de la petite gare de Karlštejn vers le château en traversant un village certes modeste, mais constellé de magasins et restaurants pour touristes (dont la seule véritable distinction se trouve dans leurs prix exorbitants). Le seul restaurant recommandé par les guides nous refusera l’entrée malgré plusieurs tables vides… En bref, ne venez pas chercher ici l’ambiance bucolique d’un village de campagne. En revanche, le château vaut bien le déplacement !

Au détour du chemin, enfin on l’aperçoit : tours crénelées, collines verdoyantes, voilà le décor parfait d’un conte moyenâgeux !

C’est le roi Charles IV qui a ordonné la construction de ce château afin de conserver les précieux joyaux de la couronne, ainsi que les reliques et trésors royaux. Ils font d’ailleurs l’objet d’une des visites proposées par le site.

Nous commençons par la visite guidée de la tour, pour une vue panoramique sur les collines et quelques anecdotes délivrées en anglais par le guide. Sensations garanties à l’étage “au-dessus du vide”, et la vision du vide entre les lattes de bois vieilles de quelques centaines d’années !

Ensuite, nous nous promenons le long des différents passages, avant de nous embarquer pour la visite des appartements ! Petit point noir : grosse déception sur la couronne qui est – visiblement – une réplique !

Sur le retour, à la recherche (infructueuse) d’un restaurant abordable ET qui veut bien de nous, nous descendons la rue principale vers la gare. Après un repas rapide au restaurant grec du coin (choisi par dépit : la cuisine n’était pas transcendante, mais le vrai problème était l’armée de guêpes en terrasse !), nous profitons de nos dernières minutes en République Tchèque pour nous asseoir au bord de l’eau. Bientôt, nous devrons reprendre l’avion pour Paris…

Se rendre au château de Karlštejn

Une des excursions les plus accessibles depuis la capitale Tchèque… Et de quoi changer d’air à coup sûr ! Attention, vous ne sèmerez qu’une partie des hordes de touristes dans le voyage.
Si vous choisissez de venir en train, comptez 20 min de marche (il suffit de suivre le flot…) depuis la gare pour monter jusqu’au château.

267 18 Karlštejn

Train depuis Prague toutes les 30min environ (arrêt : Karlštejn). On peut également s’y rendre par bus !

De 280 CZK à 880 CZK selon les visites choisies ; 90 CZK l’aller-retour en train

https://www.hrad-karlstejn.cz/en

Budapest - thumbnail

Budapest, l’éclectique

Budapest en bref (tl;dr)

  • La visite du parlement se réserve en avance, car le nombre de places est limité et les visites en français peu nombreuses
  • Les distances restent assez grandes ; prévoir de bonnes chaussures ou un abonnement aux transports en commun !
  • A ne pas rater :
    • Le Bastion des Pêcheurs et l’église Matyas.
    • Les bains, Szechenyi, Gellert ou autres au choix, mais à faire pour se mettre dans l’ambiance.
    • La citadelle et sa vue imprenable sur la ville
    • Les petites rues du quartier juif : street art et bars au charme incontestable seront au rdv
    • Les halles : atmosphère et déjeuners typiques !
  • La galerie c’est ici

Deuxième étape de notre voyage express en Europe de l’Est : Budapest!

La deuxième étape de notre escapade en Europe de l’Est est donc Budapest, capitale de la Hongrie, réputée (entre autres) pour son parlement, ses bains et sa vie nocturne. Elle est aussi connue pour le Sziget festival, plus grand festival plein air d’Europe, qui tombait pile pendant notre séjour ! Cela dit, n’ayant pas prévu le coup (et n’étant pas très intéressés par les artistes de l’année), nous avons passé notre tour pour nous concentrer sur la ville elle-même.

** Jour 1 – Bastion des Pêcheurs et église Matyas **

Au petit matin du lundi 13 août, nous nous envolons vers Budapest. Cette fois, l’arrivée est plus smooth : le bus pour rejoindre la ville est facile à trouver, plutôt efficace, et nous nous retrouvons rapidement au Lion’s Locker, un café très prisé des backpackers car, comme son nom l’indique, il propose aussi un service de consigne à l’heure ou à la journée. Nous y avons dégusté un petit-déjeuner brunch très copieux, avant de partir à la recherche de notre airbnb – et poser nos sacs, enfin !

Où manger à Budapest ? | Le Lion’s locker

Le Lion’s Locker est un lieu très populaire pour prendre un petit déjeuner ou un brunch. Attendez-vous à un peu d’attente ! En revanche, si vous désirez simplement déposer vos sacs, signalez-vous pour ne pas faire la queue avec les affamés.

1061 Budapest, Vasvári Pál utca 11

https://www.lockerbudapest.com

L’estomac bien rempli par le déjeuner / brunch du Lion’s Locker, il nous faudra quelques minutes de marche pour rejoindre le airbnb. L’occasion de commencer à découvrir le quartier juif, où nous avons une nouvelle fois élu domicile.

Notre airbnb

Nous avons encore opté pour un airbnb afin de limiter nos frais ! Celui-ci était idéalement placé, nous permettant de tout faire à pied… A condition d’avoir de bonnes chaussures et de la motivation. Avec le temps splendide que nous avons eu, cela aurait été dommage de ne pas en profiter !

Comme souvent pour les airbnb, nous partagions cette fois l’appartement avec la propriétaire et deux autres hôtes (français, eux aussi !).

Zichy Jenő utca

46€ par nuit pour deux personnes (+frais airbnb)

La journée étant à peine entamée une fois les clés du airbnb en poche, nous décidons d’enchaîner avec l’une des principales attractions de la ville : le bastion des pêcheurs et l’église Mathias (Matyias Templom), puis la citadelle un peu plus loin.
Mais tout d’abord, découvrons la ville ! Nous longeons le Danube pour profiter du soleil et de l’atmosphère presque maritime. Nous redescendons d’abord vers le parlement pour faire un petit repérage avant la visite officielle, puis remontons doucement vers le bastion en traversant par le pont Marguerite.

Contrairement aux apparences, Le bastion des pêcheurs n’est pas un vestige du Moyen Âge ! Le monument a été construit au début du XXè siècle en commémoration de l’arrivée des sept tribus Magyars, menées par le prince Arpad, sur les terres hongroises. Il comporte sept tours coniques (pour les sept tribus, vous suivez ?), inspirée de l’architecture médiévale (néo-romanesque, précisément). Il suit le tracé de l’ancien mur d’enceintes, protégé par la guilde des pêcheurs d’où il tire son nom. Sans avoir jamais joué de quelconque rôle défensif pour la ville, les architectes lui ont plutôt donné pour fonction principale d’offrir un point de vue sans pareil sur la ville… Et c’est plutôt réussi !
La partie inférieure du bastion est libre d’accès, mais il faut payer pour profiter des parties supérieures et des tours. Au moment de prendre les billets pour le bastion, nous réservons aussi ceux pour la visite (guidée, pour le clocher) de l’église Matyas, en prenant un horaire qui nous laissera le temps de profiter tranquillement de la vue ! L’entrée payante du bastion donne accès aux remparts. Chaque tour peut également être visitée, modulo un droit d’entrée individuel. Nous choisissons de visiter la plus grande pour clore notre promenade.

Bien qu’artificiellement historique, la visite du bastion m’a réellement enchantée et reste un des souvenirs les plus agréables de ce voyage : les pierres immaculées, les tours pointues, les tuiles colorées des toits de l’église… On se croirait dans un film d’héroic fantasy. Il ne manquerait plus que le dragon de Cracovie pour compléter le décor !

Le Bastion des Pêcheurs

Pour visiter le Bastion des Pêcheurs, un guichet principal permet de prendre les tickets pour les principales entrées (clocher de l’église Matyas, remparts, etc.). Ensuite, on peut prendre des tickets directement devant les tours pour des visites “à la carte” ! Ces billets permettent de continuer à entretenir le Bastion.

1-3 Hess Andras Square, Budapest, District I (1st district), post code 1014

1000HUF (environ 4€) – réduction de 10% avec la Budapest Card

http://www.fishermansbastion.com

Nous visitons ensuite l’église Matyas : d’abord l’intérieur, riche en couleurs, puis en grimpant en haut de son clocher pour dominer le bastion et les toits multicolores de l’église.
A sa fondation par Saint Stephen, premier roi de Hongrie, vers le XIè siècle, l’église était d’abord consacrée à la Vierge Marie, d’où elle tenait son nom. Elle fut ensuite détruite une première fois lors de l’invasion mongole au XIIIè siècle. A sa reconstruction, elle devint le lieu de sacrement des rois de Hongrie. Le roi Matyas (roi légendaire car monté sur le trône sans aucune ascendance royale) mena au XVè siècle une phase d’agrandissement donnant lieu à la construction de sa tour. L’église sera ensuite connue comme l’église Matyas (et non Notre-Dame) en son honneur, avant d’être transformée en mosquée lors de l’occupation turque au XVIè siècle.
A nouveau détruite au XVIIIè siècle à la suite d’un incendie, elle est finalement reconstruite dans le style néo-gothique à la fin du XIXè siècle. C’est cette apparence qui a survécu jusqu’à aujourd’hui.

L’église Matyas

Pour l’église Matyas, deux visites (payantes toutes les deux) sont possibles : une visite libre de l’église en elle-même, qui permet de monter dans les niveaux supérieurs et de profiter de la nef, et celle du clocher, accompagnée, pour monter en haut des tours et admirer la vue.

700HUF (environ 2,5€) – visite comprise dans la Budapest Card

https://www.matyas-templom.hu/main.php?Lang=EN

En sortant du clocher de l’église, nous nous promenons tranquillement dans le quartier qui s’étend derrière : de grandes rues aux maisons colorées, où nous profiterons d’un peu plus de calme que dans la zone très fréquentée du bastion.
Nous nous dirigeons ensuite vers le palais de Budapest (ou palais de Budavar). Aujourd’hui reconverti en musée, il était l’ancienne résidence des rois de Hongrie. Presque entièrement détruit lors de la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit à l’identique et est désormais classé au patrimoine mondial de l’Unesco. L’intérieur n’est malheureusement pas accessible à la visite ; seul le musée historique peut être visité (ce que nous n’avons pas fait, faute de temps).

C’est en arrivant au château que nous nous rendons compte que notre plan initial était (beaucoup) trop ambitieux ! Exit la citadelle (que nous ferons un autre jour), nous flânons autour du château et de son parc, avant de nous remettre en route vers le centre ville, cette fois via le pont Széchenyi-Lánchíd, le plus ancien de Budapest. C’est d’ailleurs lui qui donna l’idée d’unifier les villes de Buda et de Pest à Obuda !

Après cette journée harassante, nous trouvons refuge au Local Korner… Ici, on ne parlera pas de nourriture locale, mais de pizzas à la carte. De quoi reprendre quelques forces ! L’ambiance y est simple et chaleureuse, les prix tout petits et les pizzas savoureuses. Une super adresse pour un repas économique !

Où manger à Budapest ? | Le Local Korner

Le Local Korner ne propose pas de cuisine typique, mais des pizzas “à la carte” et plutôt généreuses ! Attention cependant : si vous cherchez le calme, passez votre chemin ! Ici l’ambiance est décontractée et joyeuse.

Budapest, Semmelweis u. 17, 1052

localkorner.hu

** Jour 2 – Les bains **

Aujourd’hui, c’est le grand jour ! Matinée réservée pour les bains si réputés de Budapest. Parmi tous les bains publics que propose la ville (bains Gellert, Kiraly, Lukacs, Rudas, …), nous avons choisi les bains Szechenyi. Parmi les plus touristiques, ils offrent un nombre impressionnant (21) de bassins intérieurs et extérieurs, et un cadre très travaillé avec ses sculptures et ses façades jaune vif (sans compter les saunas, les massages – en supplément -, etc). Construits entre 1909 et 1913, ce sont les premiers bains thermaux de Pest. L’eau atteint la surface à des températures avoisinant les 76 °C, et elle provient du deuxième puits le plus profond de Budapest, de 1246 mètres de profondeur (rien que ça).

En chemin, nous passons par la place des héros et apercevons de loin le château de Vajdahunyad, que nous traverserons plus tard.

Ah, les bains Szechenyi. Nous avons eu la chance d’avoir un temps splendide pour cette matinée trempette. Afin de profiter au maximum des bains extérieurs à leur ouverture (et donc, avant que la foule n’afflue), nous faisons une petite entorse au circuit recommandé (du plus froid au plus chaud) pour barboter dans des eaux à 38°C. Un petit tour dans les courants tourbillonnants du bassin principal, puis retour dans ceux de droite, plus calmes. La curiosité nous poussera tout de même à l’intérieur des bâtiments, où l’on propose des bassins de 10°C (vraiment glacial !) à plus de 40°C.

Bon à savoir | Les bains Szechenyi

Pour nous assurer une cabine, nous avons réservé nos billets en avance ici.
La cabine elle-même n’est pas indispensable, mais elle permet de stocker ses affaires en toute tranquillité (notamment quand on trimballe un gros appareil photo…), et de profiter d’un peu plus d’intimité pour se changer !
La réservation en avance n’est pas indispensable non plus, mais elle permet de s’affranchir de la queue inévitable dans un lieu aussi touristique !

1146 Budapest, Állatkerti krt. 9-11

20€ par personne pour une journée complète

http://fr.szechenyifurdo.hu

Les pieds lourds de fatigue (paradoxalement), direction ensuite le château de Vajdahunyad et son atmosphère romantique. Lui aussi construit pour fêter le millénaire (au même titre que le bastion des pêcheurs), il est constitué d’une série de pavillons imaginés dans les différents styles architecturaux qui ont marqué la Hongrie depuis sa création.
Un étang entoure le château et offre aux visiteurs une petite promenade bucolique.

L’après-midi, nous retentons notre virée à la Citadelle. Vidés de toute énergie après la détente dans les bains, il est temps de reprendre des forces ! Nous nous arrêtons cette fois au restaurant Meatology (sur les bons conseils de tripadvisor). Toujours pas de repas typique, mais un bon burger revigorant !

Où manger à Budapest ? | Le Meatology

Pas de cuisine locale au Meatology, mais un restaurant de viande et burgers bien noté sur tripadvisor (notre ami le plus fidèle à l’heure des repas). Attention cependant à la disponibilité de certains plats, parfois en rupture à l’heure de la commande !

Budapest, Bajcsy-Zsilinszky út 15c, 1065 Hongrie

10-20€ par personne

meatologybudapest.hu

La citadelle se trouve en périphérie de la ville, légèrement en retrait du palais de Budavar, au sommet du mont Gellert. Le Mont Gellért (Gellért-hegy en hongrois), surplombe la ville de ses 235 mètres de haut. Il offre l’une des meilleures vues sur Budapest et le Danube ! Attention cependant à ne pas se perdre dans les chemins (très) mal indiqués.
Au sommet, en plus du panorama qui s’étend sous nos yeux, on peut admirer la statue de la liberté (Szabadság-szobor), érigée en commémoration de la Libération de la ville par l’armée soviétique à la fin de la seconde guerre mondiale. Enfin, derrière la statue, s’élève la citadelle (bien méritée).

Nous aurons notre première véritable averse du voyage ce soir-là. Pas d’adresse de restaurant, nous grignoterons au chaud dans notre chambre !

** Jour 3 – Le Parlement **

Après avoir sagement réservé nos billets en ligne, la visite du Parlement nous attend enfin !
Inauguré au début du XXè siècle pour fêter le millénaire (oui, lui aussi), le Parlement hongrois est le siège de l’assemblée nationale de hongrie.
Construit pour célébrer la souveraineté de la nation 7 ans après l’union de Buda, Obuda et Pest, c’est le plus grand bâtiment de Hongrie et l’un des plus grands parlement du monde. Entièrement symétrique autour de son dôme central, il s’inspire du palais de Wesminster à Londres !

Les avis sur le monument et sa visite guidée sont partagés. Pour ma part, j’ai prêté une oreille distraite aux anecdotes distribuées par notre guide dans un français au fort accent hongrois, pour me concentrer sur les lieux. L’escalier d’or, les couloirs ouvragés, la salle de la coupole… Autant de dorures et marbrures pour couper le souffle des visiteurs.

Le Parlement

Le Parlement hongrois
Penser à réserver suffisamment en avance : les visites en français sont certes moins prisées, mais aussi moins nombreuses. Pour les anglophones, le Parlement propose également de nombreuses visites en anglais.

Budapest, Kossuth Lajos tér 1-3, 1055 Hongrie

2200 HUF (environ 7€)

https://www.jegymester.hu/

En route vers les halles, nous nous arrêtons à la synagogue de Budapest, plus grande d’Europe et deuxième plus grande du monde (après celle de NY) : elle peut accueillir jusqu’à 3500 personnes – et elle est généralement remplie à l’occasion des principales fêtes !
Inaugurée en 1859, elle fut miraculeusement épargnée lors de la seconde guerre mondiale (car réquisitionnée par l’armée allemande pour devenir une base de radio ainsi qu’une écurie).

La synagogue elle-même est impressionnante, et des guides sont là pour vous en conter les moindres anecdotes. A l’arrière, se trouve le musée ainsi que le mémorial pour les morts de la seconde guerre mondiale.
La visite est intéressante, mais nous avons trouvé le prix vraiment excessif (surtout en comparaison des autres visites : bastion, église Matyas ou même le Parlement) – et pourtant, nous avons bénéficié du tarif étudiant ! Attention aussi à la tenue pour les femmes : toute épaule, tout genou dénudé vous vaudra de vous équiper d’une espèce de cape/sac bleu immense – et payant, bien sûr.

Bon à savoir

La Synagogue Dohany reste un monument incontournable de la ville. Si vous souhaitez la visiter, pensez à vous vêtir en conséquence pour éviter les frais supplémentaires (d’autant qu’il sera difficile de ressortir la cape bleue en d’autres circonstances !).
Se greffer à un groupe pour une visite guidée est aussi vivement conseillé pour mieux en comprendre l’histoire et l’architecture !

Lorsque nous arrivons aux Halles, impossible de ne pas être frappés par leur taille ! De style Art-nouveau, le bâtiment comporte un rez-de-chaussée consacré aux produits frais : fruits et légumes, charcuterie, piments… L’étage est quant à lui dédié aux objets divers (vêtements, poupées, etc) et aux stands de restauration.
Nous y avons dégusté avec joie des langos, sorte de pizzas froides dont la garniture et la sauce sont au choix.

Bon à savoir | Les Halles

Les halles de Budapest grouillent de vie et de senteurs. Elles sont sûrement l’un des monuments les plus authentiques de la ville ! Flânez entre les étals avant de partir à l’exploration des objets et souvenirs vendus à l’étage.
Et, surtout, pensez à venir à l’heure des repas, pour profiter des stands de cuisine. Vous aurez l’embarras du choix : langos, saucisses, …

Budapest, Vámház krt. 1-3, 1093 Hongrie

Entrée libre

Pour clore ce séjour, nous partons à la chasse aux fresques de street art dans le quartier juif de Budapest. Bien que ce soit sévèrement puni par la loi hongroise – qui, rappelons-le, est plutôt autoritaire, certains téméraires bravent l’interdiction et nous régalent de fresques colorées au cœur du Budapest plus secret. C’est également ici que l’on peut dénicher de petits bars (ruin pubs) dans des passages au charme inattendu.

Quelques éléments de l’histoire de Budapest…

Budapest est riche d’une histoire qui remonte à l’Antiquité. Nommée Aquincum par les romains, elle était à l’époque un castrum sur les frontières de l’empire, dont les ruines ont été découvertes dans le quartier d’Obuda.
La ville vit défiler nombre d’envahisseurs au cours de son histoire : Avars, cavaliers d’Attila, jusqu’aux tribus Magyar menées par le prince Arpad au Ixè siècle. Détruite par les Mongols en 1241, elle devint finalement la capitale du royaume christanisé de Hongrie en 1361.
Vinrent ensuite les Ottomans, qui feront la conquête de Pest en 1526, puis de Buda en 1531, avant d’être déboutés par Charles V de Lorraine.
Grâce à un positionnement stratégique au croisement des routes commerciales de l’empire germanique, Buda, Obuda et Pest se développèrent rapidement, jusqu’à être réunies une première fois en 1849 par le gouvernement révolutionnaire. Elle fusionnèrent officiellement et définitivement en 1873.
Aujourd’hui, les ambiances de Buda et Pest se retrouvent encore dans les rues des quartiers. Buda, résidentielle, est plus sage et domine Pest de sa colline où trône le siège de l’autorité. Pest, à ses pieds, plus commerçante et industrielle, bourdonne d’activité, de jour comme de nuit : théâtres, bars, cafés s’y bousculent comme les habitants et touristes.

Cracovie - thumbnail

Cracovie, la médiévale

Cracovie en bref (tl;dr)

  • On réserve bien ses visites en avance, car le nombre de places est (très) limité et tous les points d’intérêt sont pris d’assaut
  • A ne pas rater :
    • La vieille ville avec la Voie Royale, la Basilique Sainte-Marie et Stare Mesto
    • Le château de Wawel
    • Auschwitz
  • La galerie c’est ici

Première étape de notre voyage express en Europe de l’Est : Cracovie !

Aussi appelée Kraków (ou “la belle Polonaise” pour les intimes), c’est la deuxième plus grande ville de Pologne.

Nous l’avons choisie pour ce voyage car c’est une ville avec une histoire très riche et qui a miraculeusement été épargnée au cours des guerres. On y trouve donc de nombreux éléments d’architecture médiévaux, gothiques, etc. En bref, plein de choses à visiter et une promesse de belles photos et de châteaux.

** Jour 1 – L’arrivée **

Nous avons atterri à l’aéroport Jean-Paul II de Cracovie qui tient évidemment son nom du Pape polonais, grande figure de la Pologne et de la ville, né dans la région (il a d’ailleurs été évêque puis archevêque de Cracovie avant de rejoindre le Vatican).

Bon, là, on ne va pas se mentir, l’arrivée a été un peu… ratée. Après deux allers-retours entre la gare ferroviaire et la gare routière de l’aéroport et près d’une heure d’attente, nous finissons par attraper un train en direction de Cracovie. Une fois arrivés, il nous restera encore 30 min de marche avec les sacs à dos pour rejoindre notre airbnb, situé à l’exact opposé de la ville (qui, heureusement pour nos pieds et nos dos, reste petite).

Pour compenser ce petit loupé, nous longeons l’enceinte de la ville via l’une des allées verdoyantes de la périphérie (planty) pour pénétrer dans le centre via la Voie Royale (sisi). C’est beau, ça donne envie de s’arrêter… mais les sacs étaient trop lourds !

Notre airbnb

Pour ce séjour de trois jours, nous avons réservé un petit airbnb à mi-chemin entre kazimierz, le quartier juif (et paraît-il le plus branché de la ville), et la Vistule, principal fleuve polonais qui traverse Cracovie.

L’objectif étant de limiter les frais pour ce petit voyage (en prévision de ceux à venir, notamment !), nous avons choisi un airbnb relativement proche du cœur névralgique de Cracovie (la place Rynek Glowny), mais abordable.
On s’est donc naturellement retrouvés dans un appartement-dortoir avec 4 chambres, une douche partagée et une cuisine ouverte sur… Le couloir. C’était spartiate, mais au final plutôt calme et bien situé. Pour le temps que nous y avons passé, c’était largement suffisant !

Paulińska, Cracovie, małopolskie 33-332

28,3€ par nuit pour deux personnes(+ frais airbnb)

Voilà, il est 19h, il se fait faim et nous avons envie de profiter de la ville, enfin ! Après un premier refus au restaurant que nous avions choisi pour ses spécialités polonaises, nous nous dirigeons droit vers Rynek Glowny (non sans avoir réservé pour le lendemain, mais j’y reviendrai plus tard), la Place du Marché, histoire de profiter de l’ambiance et des restaurants alentours.
Proies faciles surtout l’estomac vide, nous nous sommes laissés entraîner par les odeurs des différents chalets de nourriture éparpillés sur la place : tartine de rillettes (gigantesque), beignets de fromage, fruits au chocolat… Le tout à déguster sur la place en déambulant entre les vendeurs de souvenirs et les grappes de dragons de Cracovie. Un rapide saut dans les halles au draps pour flâner avant de rentrer.

Sur le retour, on prendra quelques provisions pour le petit déjeuner, évidemment !
Enfin, nous profiterons du coucher du soleil sur la Vistule, avec une promenade le long des quais qui mènent à la colline de Wawel.

**Jour 2 – Auschwitz et la vieille ville**

Ça deviendra une constante dans notre séjour, mais lorsque nous avons réalisé que le site d’Auschwitz-Birkenau était proche et décidé de nous y rendre, tout était complet. Impossible donc d’avoir accès au musée national, ni au site d’Auschwitz (camp de travail). Le site de Birkenau (camp de concentration) est cependant libre d’accès, tant en nombre de visiteurs qu’en coût : nous décidons donc de faire malgré tout le déplacement vers ce lieu qui a marqué l’histoire.
Note : il semblerait que les agences bénéficient de places spécifiques pour Auschwitz, parfois disponibles même la veille.

Un bus plutôt fréquent (plusieurs départs par demi-journée) permet de relier Cracovie et Auschwitz. Plusieurs compagnies proposent le même trajet. Notre bus est parti à l’heure et la prestation était tout à fait honorable, le critère de choix pour nous ayant principalement été la possibilité de réserver en ligne la veille !

Afin d’être libres dans notre visite, nous n’avons pas pris de guide et je le regrette finalement : il y a peu d’explications sur le site ; la connaissance d’un guide nous aurait permis de mieux nous immerger et nous rappeler avec plus de précision les évènements qui se sont produits ici durant la guerre.

J’ai lu à de nombreuses reprises que cette expérience reste très personnelle ; quoiqu’il en soit, on n’y reste pas indifférent.

Se rendre à Auschwitz

Un excellent article du blog Salut Bye Bye nous a permis de nous y retrouver avant le départ. N’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil ici !

Ul. Wiezniow Oswiecimia 20, Osviecim

Nombreux bus entre Cracovie et Osviecim

Navette gratuite entre les sites d’Auschwitz et Birkenau

40 zl pour une visite en groupe, en anglais ou français

http://auschwitz.org/en/

De retour à Cracovie, nous marchons de la gare jusqu’au centre ville. En passant à nouveau par les planty, nous nous arrêtons dans la Barbacane (Barbakan), forteresse défensive autrefois reliée à la porte de Saint-Florent, que nous visiterons ensuite. Toutes deux offrent de nombreuses informations sur l’histoire de la ville et des batailles qui s’y sont déroulées au Moyen-Âge. Et, de la porte Saint-Florent, nous aurons une vue imprenable sur la Voie Royale !

Après une journée éprouvante, vient le temps du réconfort. Nous nous rendons au restaurant Starka réservé la veille. Un délice !

Où manger à Cracovie ? Le Starka

Au menu : genou de porc pour monsieur puffin, blanc de dinde et sauce aux champignons pour madame puffin. Un délice bien copieux ! Nous accompagnons le tout d’une bière polonaise… à la fraise. Le serveur, grand amateur de foot français, s’est montré très aimable tout le long du service.

Józefa 14, 31-056 Kraków

http://www.starka-restauracja.pl/eng/

**Jour 3 – Le château de Wawel**

Après avoir été refoulés une première fois au château de Wawel, faute de place, nous retentons notre chance : nous voilà au petit matin, en tête de la queue pour les billets. Nous choisissons de visiter la salle d’armes et la cathédrale (libre d’accès).
Le château est quasi désert, c’est bien appréciable ! .

Par curiosité, nous visitons aussi l’antre du dragon… Une visite bien décevante pour nous qui attendions une cave grandiose ! A faire éventuellement pour le folklore, mais attention, la visite consiste en une descente dans un escalier étroit, une petite grotte… et c’est tout.

La salle d’armes en revanche était bien plus vaste que prévu, avec une collection de lances, d’épées, et pistolets franchement impressionnante.

La cathédrale renferme quant à elle nombre de trésors nationaux (et même une relique du fameux dragon, sisi). Je n’ai cependant pas su apprécier ma visite, noyée au milieu du flot de touristes et parquée dans le chemin autorisé pour la visite libre.

Le château de Wawel

Un bureau des réservations, au fond du bureau principal où on achète les tickets, permet de réserver en avance des billets pour les principales visites du château. Cela évite les mauvaises surprises car les places partent vite ! Si Cracovie est moins touristique que certaines de ses voisines (comme Prague), le nombre (très) limité de places et son succès grandissant peuvent vite jouer des tours aux touristes étourdis.

A noter : pour visiter la cathédrale, il est interdit d’entrer avec une bouteille d’eau ou de la nourriture.

Colline du Wawel

Environ 10zl par visite (Trésor royal et armurerie, appartements privés, exposition d’art)

www.wawel.krakow.pl

Après un brunch savoureux au Milkbar Tomasza (“irish breakfast” accompagné de crêpes, notre estomac était bien rempli ! L’ambiance y était conviviale, avec de grandes tables de bois parfois partagées), nous retournons ensuite vers Stare Mesto, pour visiter la Basilique Sainte Marie. Le guichet est situé sur la droite de la basilique. Un pass y est nécessaire pour avoir l’autorisation de photographier l’intérieur du bâtiment. Si, une nouvelle fois, nous arrivons trop tard pour visiter les tours (décidément !), nous nous contentons de la basilique elle-même. Et il faut avouer que la visite vaut le détour et a rapidement effacé notre déception ! Les couleurs sont incroyables, la richesse des décors impressionnante. Le retable de bois (vieux de plus de 500 ans !) et réputé dans toute l’Europe, est paraît-il l’un des chefs d’œuvres de la ville. Pour ma part, je n’ai pu m’empêcher de lever le nez sur le plafond étoilé.

Nous finirons la journée par une promenade dans le quartier de Kazimierz, très animé en ce début de soirée…

Quelques anecdotes…

De nombreuses anecdotes et légendes rythment les promenades dans la vieille ville de Cracovie. Sans essayer d’être exhaustif, en voici quelques-unes qui, peut-être, aiguiseront votre curiosité !

  • Pourquoi “Krakow” ?
    La ville de Cracovie, Krakow, tiendrait son nom d’un prince (imaginaire ?) du Moyen-Âge, Krakus, qui aurait fondé la ville (autour du Xè siècle). En combattant les gaulois, il devint roi et organisa un premier État polonais.
  • La légende du dragon
    Ainsi, Krakus, roi adulé, fonda sa ville, Cracovie. Mais un dragon vient bientôt terroriser les habitants et élit domicile dans une grotte voisine. Le roi promet la main de sa fille à celui qui vaincra le monstre. Les chevaliers se succèdent, sans jamais parvenir à terrasser la bête… Un cordonnier a alors une idée ingénieuse : il tue un mouton, remplit son ventre de souffre, et le jette en appât au dragon. Celui-ci dévore le mouton, ce qui fera éclater son ventre. Et ainsi, c’est le petit cordonnier qui épousera la princesse.
  • Construction de la basilique
    Quand on lève la tête vers la basilique, on ne peut manquer de remarquer que les deux tours qui nous surplombent ne sont pas de la même hauteur. Non, ce n’est pas une illusion d’optique due à leur différence de forme ! L’une mesure 81m, et l’autre 69m. La légende veut que deux frères aient été choisis pour construire ces deux tours. Chacun a son propre projet et, s’il y a une compétition entre les deux, les deux chantiers progressent bien. Pourtant, un jour, le frère cadet s’aperçoit que sa tour ne sera jamais aussi grande et aussi belle que celle de son frère. De jalousie, il le tue alors d’un coup de couteau (lui-même exposé dans la halle aux draps). Les versions divergent ensuite : le karma aurait rattrapé le meurtrier qui serait mort dans un accident, ou bien, rongé par le remords, il se serait ensuite suicidé le jours de l’inauguration… Avec le même couteau ayant tué son frère.
  • Le trompettiste de la basilique
    Sur la place Rynek Glowny, on peut entendre à chaque heure le son d’une trompette soudain interrompu. Cet hymne, appelé le hejnal, a également sa propre histoire ! En effet, la légende veut que le guetteur de la ville ait sonné l’alarme en apercevant l’arrivée de cavaliers mongols. L’un d’entre eux le tua d’une flèche dans la gorge, interrompant abruptement la mélodie du guetteur… Depuis, on rend hommage à son sacrifice en rejouant l’hymne, amputé de ses notes finales. Quelques incohérences historiques remettent en cause la légende, mais a-t-on vraiment envie de casser le mythe ?