Thaïlande : culture et nature

Thaïlande : culture et nature

Bon, il faut l’avouer, j’ai toujours été plus attirée par l’Asie que par les autres continents (même si ça commence à changer doucement !)… Alors quand l’occasion s’est présentée, impossible de dire non à La Thaïlande ! Et surtout, après tous les clichés dont on nous abreuve en Europe sur ce pays, j’avais deux objectifs en tête : explorer à fond la richesse de son patrimoine historique (les temples bouddhistes de l’un des pays les plus pieux au monde et ce, depuis des siècles) et me prélasser sur ses plages de rêve (concurrenceront-elles celles de la Polynésie ?). Mission réussie !

** Première partie – Bangkok **

Nous débarquons à Bangkok dans la matinée, après 12 heures de vol passés quasi-exclusivement à dormir pour essayer de se mettre dans le rythme. On attrape un taxi à la sortir de l’aéroport pour rejoindre notre hôtel dans le cœur de Bangkok.

Bangkok est la capitale actuelle de la Thaïlande et plus de neuf millions de personnes y résident. Ses origines remontent au moins au XVè siècle… Mais à cette époque, Bangkok n’était qu’un petit village du nom de Thonburi, dont l’influence a cru progressivement durant le Royaume d’Ayutthaya, notamment grâce au commerce et aux taxes imposées aux navires qui circulaient sur la rivière Chao Phraya. Après la chute de la capitale Ayutthaya, rasée par les Birmans en 1767, Phraya Tak (plus connu sous le nom de Taksin) s’auto-proclama roi de Thaïlande et établit sa capitale à Thonburi. Mais c’est le roi Rama I (premier de la dynastie Chakri, qui règne encore aujourd’hui) qui officialisa ensuite en prenant le pouvoir sa position de capitale.
Aujourd’hui, Bangkok est le siège de nombreuses entreprises et un véritable hub vers l’Asie. Si elle est réputée pour son patrimoine historique, on connaît aussi sa vie nocturne…
Et nous comptons bien profiter de tous les aspects de la ville !

Les temples de Bangkok

De nombreux temples (Wat en thaï) sont disséminés dans la capitale thaïlandaise. Comme il nous était impossible de tous les faire en quelques jours (et puis, cela aurait sans doute été lassant, surtout en prévision de nos escapades à Chiang Mai et Ayutthaya), nous avons fait une petite sélection…

Note : pour notre première sortie, nous avons cédé à l’appel d’un tuk-tuk qui nous proposait un circuit tout prêt à un tarif imbattable, à condition de faire quelques arrêts dans des magasins… Si l’offre nous a semblé intéressante sur le coup, nous n’avons pas renouvelé l’expérience : les arrêts shopping consistaient en une entrevue pesante avec les vendeurs qui nous faisaient regarder des piles de catalogues de costumes, robes de soirées, etc. A éviter !

Wat Pathum Wanaram

Wat Pathum Wanaram

Le Wat Pathum Wanaram est loin d’être parmi les plus célèbres de Bangkok. Il abrite pourtant les cendres de la Princesse Mère de Thaïlande, décédée en 1995. Nous y sommes entrés un peu par hasard car si notre conducteur de tuk tuk ne nous y avait pas conduits, nous n’y aurions sans doute jamais mis les pieds, mais c’était une jolie première approche des temples de Bangkok.

969 Rama I Rd, Khwaeng Pathum Wan, Khet Pathum Wan, Krung Thep Maha Nakhon 10330

Entrée libre

Wat Intharawihan

Wat Intharawihan

Le Wat Intharawihan ne fait pas toujours l’unanimité, mais il faut bien avouer que son Bouddha de 32 mètres est impressionnant. Ce temple royal a été construit au début du royaume d’Ayutthaya et était à son origine entouré de grands jardins. Si, depuis cette époque, les environs se sont bien urbanisés et le temple redécoré à plusieurs reprises, il vaut quand même le détour pour son complexe de temples et son Bouddha imposant.

114, Wisut Kasat Road | Bang Khun Phrom, Phra Nakhon, Bangkok 10200

Entrée libre

Wat Bowonniwet Vihara

Wat Bowonniwet Wihara

Ce temple a une signification particulière pour les Thaï en raison de sa connexion avec la lignée royale : c’est le prince Maha Sakdipolsep, fils du roi Rama III, qui a fondé ce temple en 1826. Son premier abbé ne fut autre que le prince Bhikku Mongkut, futur roi Rama IV. Par la suite, de nombreux rois y seront ordonnés. Les statues de Bouddhas qui y sont exposées sont particulièrement révérées ; l’une d’entre elles date même de 1357 !

248 Phra Sumen Rd, Khwaeng Wat Bowon Niwet, Khet Phra Nakhon, Krung Thep Maha Nakhon 10200

Entrée libre

Wat Benchama Bophit (Temple de marbre)

Wat Benchama Bophit (Temple de marbre)

C’est le plus récent des temples (bouddhiques) de Bangkok. Il a été construit en 1899 sur volonté du roi Rama V, pour compenser la destruction de vieux temples dans ses travaux d’agrandissement du palais royal. Ses cendres sont d’ailleurs enchâssées dans le socle du grand Bouddha (réplique du Bouddha Pha Bouddha Chiranaj).
Son nom touristique, temple de marbre, lui vient du fait que le bâtiment principal est entièrement composé de marbre blanc de Carrare.
Enfin, le cloître du temple abrite une belle collection de Bouddha aux différentes attitudes.

69 Thanon Si Ayutthaya, Khwaeng Dusit, Khet Dusit, Krung Thep Maha Nakhon 10300

50 baht

Wat Saket (ou Temple de la Montagne d’Or)

Wat Saket (ou Temple de la Montagne d’Or)

Construit sur une colline artificielle de 75 mètres, ce temple ne vole pas son nom : quand on arrive à son pied, c’est bien une montagne dorée qui nous surplombe !
Le Wat Saket date du royaume d’Ayutthaya et renfermerait une relique de Bouddha provenant d’Inde.
300 marches permettent de grimper à son sommet, où l’on découvre un véritable complexe de temples et chedi !

Khwaeng Ban Bat, Khet Pom Prap Sattru Phai, Krung Thep Maha Nakhon 10100

50 baht

Wat Pho

Wat Pho

Le Wat Pho est connu pour abriter un immense Bouddha couché (43 mètres de long et 15 de haut) sur son lit de mort, avant son entrée dans le nirvana. Ses pieds (3 mètres de haut, 4,5 de long tout de même) sont incrustés de motifs de nacre dans un travail minutieux. Ils symbolisent les 108 états de Bouddha.
Construit dès 1788, c’est l’un des plus vieux temples de la ville. C’est aussi le siège de formation en médecine Thaïe traditionnelle (et notamment de massages).
Souvent délaissé par les touristes qui lui préfèrent le palais royal à quelques minutes de là, la visite de ce temple est donc plus reposante que celle de son voisin. Et, ne serait-ce que pour se laisser impressionner par la taille de ce Bouddha, il vaut le détour.

2 Sanam Chai Rd, Khwaeng Phra Borom Maha Ratchawang, Khet Phra Nakhon, Krung Thep Maha Nakhon 10200

100 baht

Wat Phra Kaeo et le grand Palais

Wat Phra Kaeo et le grand palais

Aussi appelé temple du Bouddha d’émeraude, ce temple est l’un des lieux sacrés les plus importants de Thaïlande. Niché au cœur du Grand Palais, il abrite le célèbre Bouddha d’émeraude que seul le roi est autorisé à approcher. A chaque saison (sauf l’automne), la robe du Bouddha est changée par le roi en personne, lors d’un rituel censé apporté la bonne fortune.
Mais on ne peut parler du temple sans mentionner le Grand Palace, qui est une merveille à ne rater sous aucun prétexte ! Construit en 1782 par le roi Rama I, il a ensuite bénéficié de nombreux agrandissements (notamment par le roi Rama V, qui a dû détruire nombre de temples… cf plus haut ; vous suivez ?). Il a longtemps abrité la résidence royale et la salle du trône au cœur de ses nombreux bâtiments, mais le roi réside à présent dans le palais Chitralada.
C’est le site le plus visité de Thaïlande, et pour cause ! Tout est splendide de détails et de couleurs. Mais pour en profiter, mieux vaut essayer d’éviter les heures d’affluence : même en arrivant à l’ouverture, de nombreux cars de touristes sont déjà sur place avec des laisser-passer. Mais ce n’était rien comparé à ceux que nous avons croisés en sortant !

Na Phra Lan Rd, Khwaeng Phra Borom Maha Ratchawang, Khet Phra Nakhon, Krung Thep Maha Nakhon 10200

500 baht

Note : l’un des incontournables est bien évidemment le Wat Arun ou temple de l’Aube. Malheureusement pour nous, ce site était encore en rénovation lorsque nous y étions…

La vie nocturne de Bangkok

Il est vrai que, une fois la nuit tombée, Bangkok prend un tout autre visage. Après une journée spirituelle à travers les temples bouddhistes de la ville, on se retrouve au milieu d’un flot de touristes et de locaux qui tourbillonnent entre les bars, les clubs et les étals de souvenirs ou d’insectes grillés (pas franchement la nourriture locale, mais qui ajoutent à l’exotisme des lieux).

Si nous ne sommes pas très adeptes des boîtes de nuit ou des “go-go girls”, nous nous laissons tenter par quelques verres dans un bar tenu par deux jeunes thaïlandais… Enfin, ce qui tient lieu de bar semble être en réalité une planche sur des tréteaux, les bouteilles sont rangées dans des caisses en plastique, et les tables et chaises dépareillées sont éparpillées sur le trottoir. On ne sait pas trop si l’installation est légale, mais ils sont sympas, ils ont choisi du reggae au lieu de l’électro habituelle, et le choix de cocktails est pléthorique. Une ambiance très relax au cœur de la folle Bangkok !

Où se loger à Bangkok ? Erawan house

Notre logement était plutôt basique, mais l’accueil au top. C’est d’ailleurs là-bas que nous avons fait réceptionner nos billets de train pour la suite du voyage (oui, car réserver son train n’est pas une mince affaire).

17/1-2 Chanasongkhram, Phra-Artid Rd, Bangkok

940 baht la chambre 2 personnes

** Deuxième partie – Chiang Mai **

** Jour 1 : la périphérie de la ville **

Après la folie bruyante et agitée de Bangkok, Chiang Mai est d’un contraste salvateur : c’est une ville où il fait bon vivre ! Alors, bien sûr, notre fantastique hôtel n’y est pas étranger… Mais la ville malgré tout beaucoup plus calme, aérée, verdoyante… Mais tout aussi spirituelle, puisqu’elle dénombre plus de 300 temples officiels !

Alors bien sûr, vous aurez votre quota de temples, mais avant cela, nous avons préféré faire une parenthèse plus ludique : le Zoo de Chiang Mai !

Plusieurs années se sont écoulées depuis notre visite et j’ai peur, d’après ce que j’ai pu lire sur internet, que les conditions de vie des animaux et l’état de leurs enclos se soient dégradés. Malgré tout, lorsque nous y sommes passés, ceux-ci étaient pour la plupart dans des enclos plutôt grands (le parc étant suffisamment vaste pour le permettre), tout en nous permettant souvent de les observer de près. Et puis, après Bangkok, cela nous a permis de profiter d’un peu de verdure et d’espace !

Zoo de Chiang Mai

Ne faites pas la même erreur que nous et prenez un des moyens de locomotion proposés par le parc… Qui est immense ! A pied, c’est un peu ambitieux.

100 Huaykaew Rd, Amphoe Mueang Chiang Mai, Chang Wat Chiang Mai 50200, Thaïlande

150 baht

http://www.chiangmai.zoothailand.org/en/index.php

Bon, ce n’est pas tout, mais cela fait presque 24h que nous n’avons pas visité de temple ou vu de chedi doré (d’ailleurs, pour la minute culture : un chedi est une structure conique en 5 parties qui représentent les 4 éléments – terre, eau, feu, air – contenus dans l’espace, dernière partie et sommet du monument).

Pour cette première expérience des temples de Chiang Mai, nous choisissons, essentiellement pour des raisons de logistique, de nous rendre au Wat Phrathat Doi Suthep.

Construit à la fin de XIVè siècle, ce temple est l’un des plus anciens monuments sacrés de Chiang Mai. Le Chedi principal (recouvert d’or, comme une grande partie de la structure) contiendrait la relique sacrée de Bouddha à l’origine de la création du temple. Soigneusement à l’abri des bâtiment, on trouve également une réplique du fameux Bouddha d’émeraude.

On commence la visite au pied du haut escalier bordé de deux dragons étincelants. J’en prends déjà plein les yeux ! Arrivés au sommet, c’est tout le complexe qui se dévoile petit à petit : chedi brillants, détails ciselés… Le complexe est magnifique.

Wat Phrathat Doi Suthep

Impossible de passer à côté de ce temple spectaculaire !

9 Tambon Su Thep, Amphoe Mueang Chiang Mai, Chang Wat Chiang Mai 50200

30 baht (+20 baht pour le funiculaire)

Comment se rendre à Chiang Mai ?

Pour se rendre à Chiang Mai, on peut choisir le bus ou la voiture (c’est long), l’avion (c’est le plus rapide, mais cher), ou… le train. Pour des raisons de budget, mais aussi pour optimiser notre (court) séjour, nous avons choisi le train de nuit !
Alors, notamment parce que nus avons choisi de prendre en première classe, si le confort n’est pas au niveau du TGV, on est quand même loin des clichés sur les trains complètement bondés, sales et bruyant. Nous avions chacune une couchette plutôt confort, avec le ventilateur pour le comportiment. De notre côté, on a trouvé que c’était au contraire une chouette expérience !
A savoir : si vous achetez vos tickets en avance via internet, il faudra choisir un moyen de récupérer les billets : soit en guichet (mais attention aux horaires et aux jours fériés), soit en les envoyant à votre hôtel. Nous avons choisi la deuxième option et, malgré un peu de stress au début, nous avons pu récupérer tous nos billets sans encombre. Il faut aussi choisir la classe, le type de cabine et de clim, etc.

1150 baht en première classe

thailandtrainticket.com

** Jour 2 : le centre ville **

Pour se mettre en jambes, nous commençons notre visite de la ville par le marché de Warorot, avant de nous lancer dans une sélection de ses temples (parmi les plus connus – mais pas que !). Ici, on fait quelques emplettes pour grignoter à midi, avant de partir explorer les rues de Chiang Mai !

Pour cette journée et fidèles à notre habitude, nous avons choisi de tout faire à pied. Cependant, ayez en tête que Chiang Mai est tout de même assez vaste ! Pour cette raison, beaucoup de touristes préfèrent louer des vélos à la journée. On trouve des loueurs un peu partout, mais faites attention aux tarifs proposés !

Après ce passage au marché de Warorot, nous commençons notre pèlerinage par le Wat Buppharam.

Wat Buppharam

On y admire les nombreuses figures de Bouddha, mais également son chedi blanc d’origine birmane.

143 Tha Phae Road, Amphoe Mueang, Chiang Mai

Entrée libre

C’est ensuite au tour du Wat Phan On de se découvrir.

Wat Phan On

Ici, j’ai particulièrement apprécié l’intérieur richement décoré et les extérieurs qui offrent un peu de verdure…

75 Rachadamnoen Rd, Phra Sing, Amphoe Mueang Chiang Mai, Chang Wat Chiang Mai 50200

Entrée libre

Notre prochain arrêt nous emmène au Wat Phra Sing, l’un des temples les plus connus et les plus riches de Chiang Mai.

Construit en 1345 par le roi Phayu pour abriter les cendres de son père, il s’enrichira quelques années plus tard de bâtiments supplémentaires pour former un complexe connu à l’époque sous le nom de Wat Phra Lichiang. C’est l’arrivée du Bouddha Phra Sing depuis le Sri Lanka qui lui donnera son nom actuel : Wat Phra Sing. Chaque année, cette statue est exhibée lors d’une procession religieuse qui lui fait parcourir les rues de Chiang Mai à la rencontre des habitants.

Si ce temple a été laissé à l’abandon pendant près de deux siècles jusqu’à la fin du XIIIè siècle, il n’a cessé d’être rénové depuis le début du XIXè siècle. La dernière des rénovations date de 2002… C’est donc dans un état presque impeccable que l’on peut le visiter aujourd’hui !

Près de 700 moines résident encore dans le complexe, dont certains, habitués aux touristes et pas trop réfractaires à l’anglais, pourront partager avec vous quelques détails de leur vie ou du temple.

Wat Phra Sing

Un des temples les plus visités de Chiang Mai. On retiendra notamment la netteté des jardins et l’éclat des Bouddhas dans leur écrin d’or et de couleurs !

2 Samlarn Rd, Phra Sing, Amphoe Mueang Chiang Mai, Chang Wat Chiang Mai 50200

20 baht

Nos pieds commencent peut-être à fatiguer, mais nous avons un programme à tenir ! On enchaîne donc avec le Wat Chedi Luang

Ce temple a été construit au début du XIVè siècle par le roi Saen Muang afin d’y entreposer les cendres de son père (encore), le roi Ku Na. A sa construction, le temple mesurait plus de 90 mètres de hauteur, mais il s’effondra en majeure partie suite à de violents tremblements de terre. Son aspect actuel lui a été donné par les travaux achevés sous le règne du roi Tilokarat. A cette époque, c’était le plus grand monastère de la province ; il contenait plus de 28 000 reliques et objets précieux.
En 1545, un nouveau tremblement de terre causa à nouveau sa destruction ; cette fois, il ne sera pas reconstruit. Pillé par les birmans, il fut peu à peu laissé à l’abandon.
Bien que les bâtiments soient aujourd’hui plutôt délabrés, le site demeure l’un des plus sacrés de la ville : il fait partie des neuf temples qui composent le mandala de la ville (centre sacré).
Le Wat Chedi Luang est célèbre pour avoir abrité le Bouddha d’émeraude (le fameux, aujourd’hui à Bangkok). Si le Bouddha a déménagé à Bangkok (au Wat Phra Kaeo), on peut toujours y voir la colonne et l’arbre sacré, censés protéger la ville. D’autres bâtiments, plus modernes, ont également été ajoutés au site suite aux rénovations initiées par l’UNESCO et le gouvernement japonais dans les années 90.

Wat Chedi Luang

Encore un temple incontournable, malgré un état de délabrement avancé… Ici, c’est son importance spirituelle pour les habitants de Chiang Mai qui nous attire avant tout !

Prapokkloa Rd, Phra Sing, Amphoe Mueang Chiang Mai, Chang Wat Chiang Mai 50200

Entrée gratuite

Nous achèverons notre tour des temples par le vieux d’entre eux : le Wat Chiang Man.

Lorsque le roi Mengrai déplaça sa capitale à Chiang Mai, il ordonna également la construction d’un temple royal : le Wat Chiang Man. Si sa structure s’est un peu dégradée au fil du temps, de nombreuses rénovations ont permis de conserver son apparence intiale, et il est encore considéré comme l’un des trois principaux temples de Chiang Mai.
Ce qui fait sa particularité, c’est son chedi bordé de 15 éléphants sculptés à la main. La partie supérieure du chedi contient plusieurs reliques, et, paraît-il, l’un des cheveux de Bouddha.

Wat Chiang Man

Le bâtiment principal de ce temple est non pas dédié à Bouddha comme habituellement, mais au roi Mengrai qui ordonna sa construction en 1296.

171 Ratchapakhinai Rd, Tambon Si Phum, Amphoe Mueang Chiang Mai, Chang Wat Chiang Mai 50200

Entrée libre

Le royaume de Lanna

Coincé entre le royaume d’Ayutthaya et la Birmanie, le royaume de Lanna était centré sur la ville de Chiang Mai, qui devint la capitale du royaume en 1296 sous le règne du roi Mengrai. En 1558, le roi Birman envahit le royaume. Ce n’est qu’en 1774 que les forces thaïes de Lampang et Thonburi, menées par le général Chakri (futur Rama I) s’emparèrent à nouveau de Chiang Mai. Puis, en 1884, le royaume de Chiang Mai fut aboli pour devenir simple province.

** Jour 3 : tour des artisans **

Un peu lassés des temples et sur les conseils du gérant de notre hôtel, nous nous lançons sur un circuit organisé de l’artisanat de la province. Au programme : soierie, bois, argenterie, laque et bijoux.

Comme souvent en Thaïlande (qui est bien habituée à accueillir des touristes), on ne visite pas tant pour voir les artisans que pour être gentiment menés aux showrooms et magasins pour acheter. Cela dit, le premier atelier sur la soie était réellement instructif : on y voit toutes les étapes de création des fils, puis de tissage sur les métiers à tisser en usage. Le guide nous dispense de nombreuses explications tout au long de la visite, et c’est seulement à la toute fin qu’on nous emmène au magasin. Certaines étapes seront moins travaillées (contrairement aux objets présentés, c’est vrai), mais cela peut être l’occasion de quelques achats de souvenirs.

Village de l’artisanat

Chiang Mai est le principal centre de création de l’artisanat de grande qualité en Thaïlande. Le village de Sankampaeng est entouré de petits cottages qui servent d’ateliers aux artistes qui y vivent et qui y produisent de magnifiques chef d’œuvres.

Sankampaeng et Bo Sang

500 baht

http://www.destinationchiangmai-fr.com/village-artisanat-chiang-mai/ (par exemple)

Où se loger à Chiang Mai ? Bungalow Guesthouse & agvoyage.com

Tenu par des français, ce complexe propose des bungalow ou des chambres dans le bâtiment principal, organisés autour d’une piscine camouflée par le jardin tropical. On peut y prendre repas et petits-déjeuners à des prix raisonnables (ce qu’on a fait lorsqu’on ne grignotait pas dans les boui-boui en passant). Le cadre était tout simplement incroyable !

105 Bumrungrat road, 50000 Chiang Mai

2580 baht pour un bungalow 4 personnes

http://www.agvoyage.com/hotel/chiang-mai/bungalows-guesthouse

** Troisième partie – Ayutthaya **

Après un nouveau trajet en train de nuit, c’est une tout autre ambiance qui nous attend à Ayutthaya. Ici, tout semble d’un ocre-orangé (qui colle aux vêtements, d’ailleurs…). Cette impression est renforcée par la chaleur étouffante qui y règne en ce début de mois de mai : 45° et plus de 70% d’humidité… On est en nage !

En arrivant à l’hôtel, on est d’abord surpris par la saleté de la ville, par rapport à Chiang Mai. On pense que notre hôtel est mal situé, mais c’est finalement un constat qui se généralisera au fil de nos visites. Cependant, il ne faut pas non plus trop s’offusquer : il n’y a là rien de dramatique… et la richesse du patrimoine de la ville vaut largement le détour.

Cette fois, nous démarrons fort avec le Wat Mahatat et le complexe de jardins qui l’entourent.

Considéré comme l’un des temple les plus anciens d’Ayutthaya, il a été le premier centre spirituel royal avant d’être remplacé par le Wat Phra Sri Sanphet. Malheureusement, il a été mis à sac par les Birmans après la chute du royaume… On y découvre donc de nombreuses statues décapitées (qui contribuent aussi à la renommée du lieu). Comme la plupart des sites d’Ayutthaya, le Wat Mahatat ne comporte presque que des ruines, mais cela lui donne un charme particulier… et permet malgré tout de se rendre compte de l’étendue du site au plus haut de sa gloire.

Wat Mahatat

Aujourd’hui, ce temple est surtout célèbre pour sa tête de Bouddha enserrée de racines de figuier.

Naresuan Rd, Tambon Tha Wa Su Kri, Amphoe Phra Nakhon Si Ayutthaya, Chang Wat Phra Nakhon Si Ayutthaya 13000

50 baht

Notre deuxième étape nous conduit au Wat Phra Si Sanphet, le “remplaçant” du Wat Mahatat comme temple royal. Il était à l’époque situé immédiatement au Sud du palais royal (comme le Wat Phra Kaeo à Bangkok). Construit au XIVe siècle et embelli au cours des règne successifs, il est devenu le plus grand temple d’Ayutthaya.

Wat Phra Si Sanphet

Comme beaucoup de temples, celui-ci doit son nom d’une statue de Bouddha disposée dans l’un de ses sanctuaires. Ses trois chedis alignés sont devenus l’emblème de la ville.

Pratuchai, Phra Nakhon Si Ayutthaya District, Province d’Ayutthaya 13000

50 baht

On clôt notre première journée de visite par un circuit en bateau pour découvrir le célèbre Wat Chai Wattanaram au coucher du soleil, paraît-il le meilleur moment de la journée pour le visiter. En préliminaire, on aura droit à la visite de deux autres temples pour avoir notre saoûl spirituel de la journée ! C’est surtout une chouette promenade dans les canaux pour découvrir parmi les plus beaux sites d’Ayutthaya.

Wat Phanan Choeng

Le temple abrite un immense Bouddha assis. La légende raconte qu’il pleura lors du pillage de la ville par les Birmans : depuis, les habitants de la ville le vénèrent et lui portent des offrandes pour la réincarnation…

Khlong Suan Plu, Phra Nakhon Si Ayutthaya District, Province d’Ayutthaya 13000

20 baht

Wat Phuthaisawan

Ce temple aurait été la demeure du roi U-Thong au XIVè siècle. Aujourd’hui, sa particularité est surtout son prang (grande colonne) de style khmer qui est remarquable, ainsi que ses rangées de Bouddha assis.

15 Samphao Lom, Phra Nakhon Si Ayutthaya District, Phra Nakhon Si Ayutthaya 13000

Entrée libre

Wat Chai Wattanaram

Ce temple a été construit en 1630 sous le règne du Roi Prasat Thong à l’endroit où sa mère décéda. Alors que l’on brûlait son corps, celui-ci déclara son intention de prendre le pouvoir en renversant le Roi Chettha Thirat. Apres être devenu le 25ème roi d’Ayutthaya et ayant fondé la dynastie Prasat Thong, il fit construire le Wat Chai Wathanaram en mémoire de sa mère.
Le Wat Chai Watthanaram était un monastère royal utilisé par les derniers rois d’Ayutthaya, ainsi que le lieu de crémation pour les princes et les autres membres de la famille royale.
Le temple devint une garnison pendant la guerre avec les birmans et avant la chute de la ville en 1767. Il fut alors déserté jusqu’au début des fouilles en 1987.

Khlong Suan Plu, Phra Nakhon Si Ayutthaya District, Province d’Ayutthaya 13000

50 baht

Pour cette dernière journée, nous démarrons par… un temple. Ce sera le dernier, mais pas des moindres, l’un de mes préférés de tout le séjour !

Wat Yai Chai Mongkhon

Une cour carrée ceint le bâtiment, avec des Bouddhas alignés tout au long des murs. Un grand Bouddha est couché à l’arrière. Du haut du bâtiment, on profite d’une vue sur tout le complexe. C’est beau, et c’est calme !

Phai Ling, Phra Nakhon Si Ayutthaya District, Province d’Ayutthaya 13000

20 baht

Pour clore notre visite d’Ayutthaya, on se rend sur le marché flottant… Pour déguster une bonne glace au soleil. C’est reposant !

** Quatrième partie – Krabi et l’île de Koh Yao Noi **

Après un retour éclair à Bangkok pour attraper notre avion, nous voici à Krabi. Pour nous, c’est surtout une escale avant d’aller explorer une ou plusieurs îles aux eaux paradisiaques… Mais en attendant de faire notre choix, profitons de la ville, ou plutôt de ses environs !

Pour cela, on se laisse tenter par une petite virée en bateau pour visiter le village des pêcheurs et la mangrove.

Après nous être renseignés auprès des gérants de notre hôtel, nous écartons nos premières options Ko Phi Phi et Ko Tao notamment : trop touristiques ! On jette notre dévolu sur une toute petite île du nom de Ko Yao Noi. L’un de nos meilleurs choix durant ce voyage !

Pour nous y rendre, on prend un petit bateau un peu rouillé réservé par le gérant de notre hôtel ; nos valises sont emmêlées dans ce qui ressemble à un filet de pêche accroché au toit de la cabine du pilote… Mais finalement, on arrive à bon port.

L’île est effectivement toute petite : on peut en faire le tour à vélo en quelques heures (ce qu’on fera pour observer le coucher du soleil de l’autre côté de l’île). Mais c’est parfait pour ce que nous étions venu chercher : du calme, de belles plages. On se prélasse sur la plage déserte de sable fin, on fait du canoë dans les eaux d’un vert émeraude, …

Mais surtout, surtout : on se délecte des repas servis par la famille qui tient notre hôtel (dont nous sommes d’ailleurs les seuls clients du moment) : des repas à base de produits frais issus de la pêche du jour (avec ses aléas : pas toujours tous les produits dispo !), cuisinés d’une manière traditionnelle par la grand-mère et sa fille. Les enfants jouent sur la terrasse à côté de nous, et le perroquet nous tance avec son rire démoniaque. On est à 5 min à pied de deux plages superbes… Le top du top. Nous avions prévu de n’y rester qu’un à deux jours avant de visiter une autre île, mais nous choisirons finalement de prolonger le séjour jusqu’à la fin de la semaine : entre les délices des repas et le cadre exceptionnel (sans parler du manque total de voisins), pourquoi partirions-nous ?

Où se loger à Ko Yao Noi ? Suntisook resort

Un complexe de bungalows tenus par une famille thaïe qui concocte des repas à tomber par terre. Notre bungalow, bien que meublé assez sommairement, avait un fauteuil-balançoire et un hamac très confortables, installés sur une terrasse ensoleillée avec vue sur les jardins.

Unnamed Road, Ko Yao Noi, Ko Yao District, Phang-nga

Environ 1300 baht le bungalow 4 personnes

C’est avec un gros pincement au cœur que nous quittons Ko Yao Noi. Ce soir, nous profitons une dernière fois de la folie de Bangkok (un peu trop, même) avant d’attraper notre avion tôt le lendemain matin… Au-revoir, Thaïlande !

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