Séjour de rêve en Polynésie

Séjour de rêve en Polynésie

J’ai eu la chance exceptionnelle d’être invitée en Polynésie par mon père qui a déménagé là-bas pour quelques années. Je vivais moi-même au Japon à cette époque, donc, par rapport à la France, j’étais déjà à mi-chemin !

Il existe une liaison directe entre Tokyo et Papeete avec Air Tahiti Nui. Onze heures de vol sont nécessaires pour rejoindre les îles du vent, qui forment (avec les îles sous le vent) l’archipel de la Société, l’un des cinq archipels de la Polynésie.

PS : Par contre, j’ai eu la bonne idée de casser mon réflex juste avant de partir, donc la qualité des photos n’est pas au top… J’espère que vous ne m’en tiendrez pas trop rigueur !

C’est donc à l’aéroport de Fa’a’a, à Papeete, que je vais atterrir – et, wow ! Même avec les nuages, la vue est incroyable. J’ai hâte de débarquer !

On m’accueille avec le traditionnel collier de fleurs et je monte rapidement dans les hauteurs de Punaauia, petite commune à quelques kilomètres de Papeete, pour prendre connaissance du super programme que l’on m’a préparé : car oui, pour une fois, j’arrive les mains dans les poches !

** Tahiti **

En Polynésie, les journées commencent et finissent très tôt ; au-delà du décalage horaire, il faut donc vite se mettre dans le rythme : on se lève vers 6h !

Pour ma première journée, je pars à la découverte de l’île de Tahiti avec une petite marche pour voir les trois cascades de Faaurumai et la Pointe de Vénus.

Les cascades de Faaurumai sont accessibles via une courte promenade. Et quand on se promène dans la végétation luxuriante, on se remémore la légende de l’endroit… Car c’est une bien jolie histoire qui relate l’origine de ces cascades !

Il y a très longtemps, vivait dans la vallée de Tiarei une très belle fille du nom de Faùai. C’était la fille d’un grand roi, mais aussi un père très autoritaire qui lui interdisait de parler aux garçons de son âge. Faùai était donc tapu (tabou, sacré, interdit) ; où qu’elle aille, elle était accompagnée de gardes, et sa solitude la rendait très triste.
Un jour, alors qu’elle partait à la recherche de plantes médicinales dans la forêt, elle rencontra un jeune homme qui s’appelait Ivi. Celui-ci, également à la recherche de plantes, voulut l’entraîner avec lui dans la vallée. Mais, effrayé d’être poursuivi par les gardes de Faùai, il lui demanda de se séparer de lui. Elle refusa en lui expliquant son calvaire et lui répondit :
« E tapuni òe ia ù , e eita taua e taaê faahou ! » (Tu me cacheras et on restera toujours ensemble).
Ivi accepta en lui révélant qu’il est en réalité le génie de la vallée… Il se transforma en un jeune homme séduisant et fit apparaître deux cascades derrières lesquelles ils pourraient se cacher des gardes. Une troisième cascade apparut pour les débarrasser des derniers gardes. Depuis, ils vivent heureux derrière les cascades !

Dans ce sentier, je vais aussi faire ma première rencontre avec les lézards aux couleurs rouge ou bleu métallisé si particuliers. On croirait presque qu’ils ne sont pas vrais !

La Pointe de Vénus est un petit cap au Nord de l’île, près du sentier vers les cascades. Ici, on est bien loin des clichés car c’est l’une des rares plages de sable noires de l’archipel.

Je vais profiter de deux journées “libres” pour explorer la plage de PK18 en long, en large et en travers. Car si ce n’est pas la plus belle plage de Polynésie, c’est un excellent spot pour faire du snorkeling ! On peut observer entre les coraux des poissons perroquets, poissons coffre, poissons vache, poissons papillon, poissons clown et leurs anémones, des bénitiers, des labres multicolores, des balistes, … Quel dommage que mon appareil ne soit pas étanche !

Le soir, on n’oublie pas de manger aux roulottes de Papeete. L’ambiance est très conviviale : il y a de la musique, des rires, des chants. On mange bien et pour pas cher !

Pour continuer ma découverte de l’île de Tahiti, on m’a réservé un petit séjour dans une pension de Tahiti Iti, la presqu’île de Tahiti. Aucune route ne la traverse : pour y accéder, on viendra me chercher en bateau de Teahupoo, le célèbre spot de surf de l’île.

Sur la route vers Teahupoo, on s’arrêtera également dans les magnifiques jardins d’eau de Vaipahi. Ces jardins botaniques recèlent un nombre impressionnant d’espèces de plantes et fleurs.

Jardins d’eau de Vaipahi

Le site était autrefois un lieu sacré en raison de la présence de sources d’eau purificatrices. On dit que les esprits des défunts du clan des Teva empruntaient ce chemin avec la prêtresse de la mort, Te’ura-i-Hamano. Celle-ci les conduisait sous la cascade de Vaipahi dont les eaux puissantes détachaient les souillures de leurs âmes. Une fois le rituel accompli, elles obtenaient le repos éternel dans le jardin du Rohotu-No’ano’a, paradis du peuple ma’ohi.
Aujourd’hui, on peut visiter les splendeurs du jardin d’eau de Vaipahi. C’est également le lieu de départ de trois randonnées (compter 1 heure de marche environ).

Bord de route à Mataeia, au PK 49

Entrée libre

Arrivée à Tahiti Iti dans la pension Bonjouir, je me sens vraiment au bout du monde. Du ponton où j’accoste, on a superbe vue sur le domaine. La pension est nichée au cœur de la jungle, dans un jardin immense parsemé d’arbres fruitiers. Derrière, s’élèvent les monts aiguisés de l’île.

En pleine saison basse, je suis la seule pensionnaire ! C’est donc dans un calme incroyable que je vais pouvoir me promener dans le coin. Au programme : une excursion dans la jungle pour atteindre un trou de roche d’où s’écoule une cascade, curiosité de la nature et occasion de se baigner dans la rivière.

Pour y accéder, on me dit que le chemin est bien balisé : il suffit de rechercher les indications sur les arbres ! Je décide donc de partir seule. Malheureusement pour moi, après le passage de la saison des pluies, les arbres sont tombés, des balises ont été emportées par les pluies… Bref, je me suis perdue à plusieurs reprises (et, seule dans la jungle, je n’en menais pas large), mais j’ai fini par atteindre ma destination. Il faut avouer que malgré ma frayeur, c’était une promenade bien sympa !

Pension Bonjouir

Un lieu calme et reculé, où profiter de la nature dans toute sa splendeur !

Bonjouir Lodge Paradise, Teahupoo, Tahiti

15 000 XPF (environ 120€) le bungalow 2 personnes

http://www.bonjouir.com/

** Moorea **

Si le nom de Tahiti me faisait rêver depuis des années, celui de Moorea m’était complètement inconnu jusqu’à poser les pieds en Polynésie. Quelle erreur ! Souvent appelée l’île sœur, Moorea est à quelques kilomètres de Tahiti. Mais elle est restée beaucoup plus sauvage ! Et d’ailleurs, l’arrivée en ferry est… spectaculaire.

Nous logerons au Bali Hai, dans un petit bungalow sur pilotis dans la baie de Cook. On pose nos affaires et on s’installe rapidement, avant de repartir en exploration !

On commence notre tour de l’île par la plage des Tipaniers, où l’on fera un arrêt pour enfiler masques, palmes et tubas. Étonnamment, les fonds sont moins impressionnants qu’à PK18, mais le sable est d’un blanc éblouissant, bordée de palmiers penchés vers la mer. Ça compense !

La route qui permet de faire le tour de l’île longe la mer. Entre les palmiers, on aperçoit souvent l’eau turquoise qui scintille sur la plage. Ça donne envie !

On expérimente ensuite un autre point de vue sur l’île en grimpant jusqu’au belvédère sur le mont Tohiea : d’ici, on a une vue panoramique sur les deux baies qui donnent cette forme si particulière à l’île de Mooera : la baie de Cook et la baie d’Opunohu. On raconte que l’une d’entre elle est toujours sous les nuages, et l’autre toujours sous le soleil !
Le belvédère est très facile d’accès. Une route assez bien entretenue y monte depuis la baie d’Opunohu.
On redescend par la route des ananas. Je découvre enfin comment ces de fruits poussent !

On reprend la route en s’arrêtant sur le bas côté grignoter un sandwich dans une roulotte dénichée par hasard. On en profite pour prendre un jus d’ananas pressé devant nous… Un délice ! Attirés par les drôles de fruits tombés par terre, on demande au gérant s’il le reconnaît. Sans rien nous répondre, un sourire malicieux sur les lèvres, il sort un couteau et l’ouvre devant nous : un fruit de la passion ! Décidément, nous sommes bien des popa

Après un réveil fabuleux sur la baie, calme au petit matin, nous nous dirigeons vers la plage de Temae. Ici, on loue un petit bateau pour rejoindre un banc de sable blanc très prisé des requins et des raies. Un peu impressionnée au début par les mâchoires des requins pointe noire (qui sont pourtant tous petits !), je finis par me jeter à l’eau pour approcher les raies. Les voir nager autour de moi, c’est incroyable ! On dirait qu’elles volent. Peu farouches, elles frôlent les nageurs, se glissent entre eux et sous nos palmes. C’est une expérience inoubliable !

On reprend le bateau pour naviguer entre les motu (petites îles).
On profite de notre tranquillité sur ce motu désert et entouré d’une eau presque transparente.
Les nuages s’amoncèlent au-dessus de nos tête et confèrent un air un peu inquiétant à ce paysage paradisiaque. Il est temps de partir !

Je quitte déjà Moorea, avec l’envie d’y retourner dès que j’en aurai l’occasion. J’ai adoré l’atmosphère de l’île, ses plages et sa nature. See you soon, Moorea !

Pour ma dernière journée en Polynésie, on m’a réservé une surprise : une excursion à Tetiaroa en catamaran.

Depuis, peut-être parce que le nom attire davantage mon attention, j’ai vu un nombre incalculable de reportages sur le fameux atoll privé de Marlon Brando, dont le littoral reste accessible en vertu des lois françaises. Mais à cette époque, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Après deux heures en mer, le catamaran nous dépose sur une plage assez banale par rapport à ce que j’avais pu voir à Moorea. Bien sûr, les couleurs sont belles, mais à ce stade, rien qui ne sorte de l’ordinaire polynésien (qui reste, rappelons-le, incroyable pour le reste du monde).
Guidés par les deux skippers, on longe le littoral. Et là, au détour de l’île, on aperçoit l’île aux oiseaux. J’en reste déjà bouche bée. On approche doucement pour ne pas effrayer les colonies d’oiseaux qui nichent là. A notre arrivée, ils finissent par s’envoler en une nuée d’ailes noires sur fond blanc et bleu. C’est tellement beau ! L’excursion prévoit quelques heures sur place pour profiter de l’eau aux milles nuances de bleu. On peut aussi étudier les nombreuses espèces d’oiseaux présentes (à distance, pour ne pas les effrayer et gêner la nidification). Cela permet de bien profiter, mais c’est malgré tout un déchirement de quitter les lieux. Dernière session de snorkeling près du bateau pour observer les coraux, puis on repart pour Papeete. Oh, comme j’aurais aimé rester à Tetiaroa !

Une dernière soirée à Punaauia et je devrai reprendre l’avion pour Tokyo. Difficile de croire que cette parenthèse paradisiaque était bien réelle ! Tahiti m’offre un dernier coucher de soleil histoire de me narguer. Je reviendrai !

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