Roadtrip en Nouvelle-Zélande – Partie 2

Roadtrip en Nouvelle-Zélande – Partie 2

Seconde partie : l’île du Sud et l’île Stewart

** Jour 11 – Vers l’île du Sud ! **

Il est un peu moins de 8h et nous voilà dans la file d’attente pour embarquer dans le ferry pour Picton, port de l’île du Sud.

C’est avec un peu de nostalgie mais aussi beaucoup d’impatience que nous entamons notre voyage vers l’île du Sud. La traversée en ferry durera entre 3h et 3h30 selon les conditions en mer.
Arrivés parmi les premiers, une fois sortis de la voiture, nous nous installons sur un étage proche des fenêtres, équipés de nos livres et PC pour patienter.

A l’approche de la côte Nord de l’île du Sud (vous suivez ?), je ne peux m’empêcher de m’éclipser pour attendre sur le pont : les Malborough Sounds offrent un spectacle magique. La mer d’un turquoise transparent est parsemée d’îlots verts… Un enthousiasme qui me vaudra plus d’une centaine de photos, mais bon.

Nous débarquons un peu avant midi. Sans trop perdre de temps, nous remontons la côte vers Nelson puis Parapara, un village près de Takaka. Nous y logerons en préparation de notre journée du lendemain, au parc national d’Abel Tasman. On y mangera dans le seul restaurant à la ronde : le Mussel Inn. Rien d’incroyable, mais le restaurant a le mérite d’exister !

Notre airbnb chez Melanie et Gerard

Nous logeons chez Melanie et Gerard, un couple de néo-zélandais qui s’est retiré dans cette région calme pour profiter de la nature. Nous sommes dans un logement très (très) écolo, avec ses avantages et ses inconvénients : pas d’eau courante (toute l’eau vient des pluies, y compris celle pour se laver), mais l’endroit est rêvé pour observer les étoiles…

Parapara

84 $NZ

** Jour 12 : Abel Tasman **

Voilà une nouvelle étape que j’attendais avec impatience. Une que mes pieds vont regretter, avec les 22km parcourus dans la journée en montant et descendant les collines sablonneuses. Mais encore une fois, cela valait le coup ! Nous avons observé des phoques d’encore plus près que ce que j’aurais cru possible, des oiseaux en tout genre (notre première rencontre avec les voraces weka, notamment), surplombé des criques sauvages et traversé de longues plages de sable d’une couleur cuivrée. Le tout sous un soleil chaud sans être assommant et un ciel d’un bleu parfait. En somme : fatigués, mais ravis !

Compte tenu de notre planning trop serré, nous avons opté pour une boucle au Nord du parc : départ depuis Wainui jusqu’à Totaranui, puis retour par Gibbs Hill pour avoir une vue panoramique sur les environs.

Parc National d’Abel Tasman

De nombreux circuits sont proposés pour profiter du parc : randonnées sur plusieurs jours pour une traversée complète par la grande boucle ou avec retour par la route ou par bateau, combiné avec des navettes maritimes (bien faire attention aux horaires : elles ne sont pas si fréquentes) ou canoë, etc.

https://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/nelson-tasman/places/abel-tasman-national-park/

https://www.abeltasmanseashuttles.co.nz/

https://www.aquataxi.co.nz/

Note : avec le recul, j’aurais aimé pouvoir rester plus longtemps dans cette région pour profiter du parc sur plusieurs jours… Pour cette première fois, le budget et le temps nous on manqué pour faire les navettes nécessaires et éventuellement bivouaquer en route… Mais si vous avez l’occasion, je vous conseille au moins deux jours, voire plus !

** Jour 13 – Vers Arthur’s Pass **

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà de nouveau sur la route pour rejoindre le point de départ de notre prochaine randonnée. Mais pas de panique ! Aujourd’hui, c’est repos : on se contentera de profiter des paysages par des balades courtes. Au programme : les pancakes rocks de Punakaiki et la rivière laiteuse de Hokitika. Dans les deux cas, l’accès aux sentiers est très bien indiqué !

Si les pancakes rocks sont effectivement une curiosité de la nature, j’ai été plutôt déçue par cette étape : des bus et des flopées de touristes y vont et viennent via le parking bétonné, en passant par un chemin tout proche de la route.

En revanche, Hokitika a été une expérience plus agréable : le sentier court à travers les arbres, on traverse la rivière par un pont de singe… Ici, on sème davantage la foule. Et, surtout, la couleur de l’eau est aussi saisissante que je l’avais lu sur internet ! Ce sont les farines glaciaires présentes dans l’eau qui lui donnent cet aspect laiteux et turquoise.

Dans le village d’Hokitika tout proche de la rivière, on va également retrouver un grand nombre de magasins proposant objets et bijoux en pounamu (jade verte de Nouvelle-Zélande). Si vous désirez faire l’acquisition d’un véritable souvenir de Nouvelle-Zélande, attention à bien regarder la provenance de la jade exposée : au milieu des objets en pounamu, on trouve également des souvenirs sculptés en jade d’Australie ou d’Asie, souvent bien moins chers.

Où manger à Hokitika ? Fat Pipi Pizzas

On s’arrêtera aussi à Hokitika pour déguster une pizza dans un restaurant au bord de mer. Bien sûr, ici, rien à voir avec la cuisine italienne, mais nous avons particulièrement apprécié le repas malgré tout ! L’ambiance du restaurant est conviviale, les ingrédients sur les pizzas variés et les portions généreuses.

89 Revell St, 7810 Hokitika

Environ 20 $NZ par personne

https://www.tripadvisor.fr/Restaurant_Review-g255373-d1050645-Reviews-Fat_Pipi_Pizzas-Hokitika_West_Coast_Region_South_Island.html

Un dernier bout de route sous le coucher du soleil nous emmènera jusqu’à Otira, petit village niché au cœur des montagnes et tout proche de notre prochaine randonnée : Avalanche Peak dans le parc national d’Arthur’s Pass.

Bealey hotel

Pour ces deux jours à Arthur’s Pass, nous avons cassé la tirelire pour nous offrir un petit chalet vue sur les montagnes, et tout proche des sentiers de rando. Malheureusement, nous avons été assez déçus par notre séjour !
Le confort était sommaire, l’ameublement vieillot, la vue limitée (et pas de Wifi malgré les promesses du site – même si cela peut se comprendre vu la localisation). A ce prix, nous aurions aimé un davantage d’effort sur le confort de la chambre ! D’autant plus qu’il nous a quand même fallu prendre la voiture pour nous rendre au point de départ de la randonnée, et que le seul restaurant à proximité était celui de l’hôtel, au menu plutôt limité.

12858 West Coast Rd, Arthur’s Pass 7875

160 $NZ par nuit pour une chambre 2 personnes

http://thebealeyhotel.co.nz/

** Jour 14 – Avalanche Peak track **

On part tôt le matin pour profiter de la fraîcheur de la journée. Il n’y a personne !

La montée est sportive mais rien d’insurmontable même pour moi, malgré certains passages qui de loin paraissent bien raides. En revanche, vers le sommet, mieux vaut ne pas avoir peur du vide ! Le sentier longe des falaises abruptes ; le vide plonge à côté de nos pieds et, oui, c’est impressionnant !

Parvenus au sommet d’Avalanche Peak, la vue est époustouflante : on surplombe les sommets alentours, comme perdus au milieu d’une mer de pics acérés.

Et comble du bonheur, un kea (perroquet des montagnes endémique de Nouvelle-Zélande) nous attend là-haut, plus que désireux de faire notre connaissance. Pour parachever l’image, un arc-en-ciel en arrière-plan… On se croirait dans un film hollywoodien !

Le kea

Le kea est une espèce protégée qui, comme beaucoup en Nouvelle-Zélande, est menacée par les prédateurs introduits par les colons et l’activité humaine en pleine expansion dans leur territoire. Pour ne pas faire la même erreur que nous qui l’avons nourri (et avons appris par la suite que c’était un geste absolument à ne pas faire), renseignez-vous absolument sur les bons réflexes à avoir auprès des animaux de ce pays !

    Notamment :
  • Ne pas nourrir les animaux
  • Ne pas laisser d’objets comme des vêtements, des objets colorés et nourriture à leur portée
Le gouvernement néo-zélandais met à disposition un site très complet pour mieux s’informer (ici l’exemple du kea

On s’arrête quelques minutes pour pique-niquer devant ce panorama incroyable. Et lorsque les nuages commencent à s’accumuler autour de nous, on se dit que malgré la beauté de la vue, nous ferions mieux de battre en retraite ! Le sentier continue de l’autre côté de la montagne et débouchera un peu plus haut que notre point de départ. Mais d’abord, il faut réussir à filer avant la pluie, et sans trop se laisser impressionner par la descente abrupte !

Parc National d’Arthur’s Pass

De nombreuses randonnées permettent d’explorer le parc national d’Arthur’s Pass. On peut facilement y consacrer plusieurs jours et, si vous aimez les randonnées et la montagne, je vous le conseille vivement ! Nous avions repéré plusieurs autres sentiers qui nous faisaient envie, et j’espère avoir un jour l’occasion d’y retourner pour m’y essayer. Renseignez-vous bien sur les conditions du sentier et sa difficulté avant de grimper ! Pour cela, le gouvernement néo-Zélandais propose des descriptifs très détaillés pour aider à se décider.
Avalanche Peak est quant à elle l’une des plus connues, et elle a l’avantage d’être accessible au grand public.

https://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/canterbury/places/arthurs-pass-national-park/things-to-do/tracks/avalanche-peak-route/

https://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/canterbury/places/arthurs-pass-national-park/things-to-do/tracks/arthurs-pass-day-walks/

** Jour 15 – La route des glaciers **

Nous quittons déjà le parc d’Arthur’s Pass à la recherche des glaciers de l’île du Sud. Sur notre route vers Wanaka et Queenstown, nous pourrons découvrir Franz Ferdinand Glacier et Fox Glacier. Faute de temps (encore !) et d’équipement approprié, nous ne ferons pas de randonnée sur ces glaciers, mais nous contenterons des promenades qui permettent de s’en approcher.

Pour Franz Josef Glacier, un chemin agréable permet de s’approcher des glaces en traversant un océan de rochers striés et bordé d’une cascade mousseuse.

Pour Fox Glacier, l’arrivée au parking déjà nous met dans l’ambiance : lacs aux couleurs surnaturelles au creux d’une vallée en U et rivières d’un gris laiteux. Ça promet ! Ensuite, le chemin grimpe doucement pour finir abruptement au pied du glacier.

Dans les deux cas, comptez environ 1h de marche, à rythme moyen. Les sentiers sont très courts et majoritairement plats !

Pour finir la journée, nous nous arrêtons au lac de Fox Glacier qui, si on s’y rend tôt le matin, reflète les monts environnants. En fin d’après-midi nous n’avons bien sûr pas eu la chance d’admirer les reflets des montagnes sur l’eau trop agitée, mais la balade est tranquille et l’on profite de la forêt au bord du lac, qui offre malgré tout un joli spectacle.

Notre logement

Cette nuit, nous nous arrêtons à Fox Glacier, dans une auberge de jeunesse à l’aménagement impressionnant : de belles terrasses, des cuisines à chaque étage… Si le confort de la chambre est limité, l’espace de vie est très agréable. A proximité on peut trouver de nombreux restaurants et supermarchés.

PO Box 30, Fox Glacier

93 $NZ par nuit pour une chambre 2 personnes

https://ivorytowers.co.nz/

** Jour 16 – Roy’s Peak **

Cela vous manquait ? Voici une nouvelle randonnée pour cette seizième journée au pays des kiwis ! Après quelques chouettes heures de route depuis Fox Glacier le long des lacs, nous voilà dans la région de Wanaka pour la très connue rando de Roy’s Peak ! Celle-ci était notée comme super accessible et avec une vue incroyable, donc on s’attend à un excellent rapport qualité – effort !

Bon, autant être transparents, on nous a menti sur une moitié des caractéristiques de cette rando… Effectivement, le chemin est tracé clairement, débroussaillé, ce qui le rend très “accessible” (comprendre : pas besoin de crapahuter entre les rochers ou de chercher la balise rouge cachée derrière les arbres). En revanche, côté efforts, on a été servis ! Car si le chemin semble facile, c’est une montée continue pendant environ deux heures. A un bon rythme au début mais, pour ma part, en me traînant à la fin !

Cependant, le panorama vaut indubitablement l’effort. C’est toute la région qui s’étale à 360° à nos pieds ! S’il y a une première étape avec une avancée qui est très prisée pour les futures photos de profil facebook, il ne faut pas s’arrêter là mais grimper le dernier “palier” (qui n’est pas si difficile qu’il n’y paraît, même si le chemin est moins balisé et qu’on a la première montée dans les pattes). Quelle vue ! On en profite quelques longues minutes : on a mérité une telle récompense, et il faut reprendre des forces avant d’entamer la descente… interminable. Attention à vos genoux, qui vont encaisser une bonne partie du trajet !

Où manger à Christchurch ? Francesca’s italian kitchen

Pour le repas à Wanaka, nous testons chez “Francesca’s italian kitchen”. De la bonne cuisine italienne, dans un cadre toujours agréable. Ils possèdent trois restaurants en Nouvelle-Zélande qui proposent des menus et spécialités différentes.
On s’est régalés, encore une fois !

93 Ardmore Street, Wanaka

Environ 30 $NZ par personne

https://fransitalian.co.nz/

** Jour 17 – Dans les airs ! **

Aujourd’hui, direction Queenstown, la ville rendue célèbre pour ses activités extrêmes.

Forcément, ils surfent sur la vague : saut à l’élastique, virée en bateau ultra rapide, parapente… A tous les coins de rue, on peut attraper une brochure pour une activité à sensations fortes !

Eeeeeet… finalement, je vais céder moi aussi à la tentation. Sur un coup de tête, on rentre dans l’un des kiosques pour s’inscrire à un vol de parapente pour l’après-midi même. J’ai hâte !
On convient d’une heure et d’un point de rendez-vous, puis un minibus vient nous chercher et nous emmène au lieu du saut. On nous attribue un moniteur qui nous explique comment se comporter et le déroulé du vol. Et puis on nous enfile le harnais, on se met sur la piste vert fluo, on court… Et, sans même s’en rendre compte au début, on vole ! C’est tout doux ! Après quelques minutes à planer au dessus des terres et à frôler les montagnes (et à adresser des sourires crispés à la gopro tenue par le moniteur qui s’obstine à vous mitrailler tout du long), on redescend tranquillement. Il faudra regarder les photos de vos prouesses en l’air, payer ou décider que vous n’en voulez pas (ils ne sont pas trop insistants, heureusement), et on vous reconduira à Queenstown. Et voilà !

C’était une super expérience, peut-être encore plus appréciée que c’était très spontané. Nous avons choisi l’envol depuis le plus haut point, ce qui a permis d’avoir une vue plus panoramique. Seul point noir : on est assez loin du lac, qui aurait produit un bel effet, sans doute ! D’ailleurs, d’autres vols permettent de survoler la ville avec (vraisemblablement) le lac tout près. Une prochaine fois ?

** Jour 18 – Routeburn **

Impossible pour nous de passer à Queenstown sans nous essayer à la randonnée de Routeburn, une des plus connues du pays et des plus appréciées des locaux comme des touristes. Le hic ? Cette randonnée est prévue pour 2 à 4 jours, et nous n’en avons qu’un. Et un jour tout gris, en plus !

Nous nous retrouvons malgré tout sur le début de cette longue rando, ne serait-ce que pour avoir un aperçu. On traverse une forêt, une jolie rivière, avant de déboucher sur une vaste clairière au pied des montagnes. Il est temps de grimper !

Le premier (ou dernier) refuge se trouve plus haut sur le sentier. Si les nuages ne se décident toujours pas à lever le camp, l’arrivée au refuge nous réserve une surprise : le père Noël en hélico ! Si si ! Si nous avions tendance à l’oublier en plein cœur de l’été néo-zélandais, en effet, Noël approche. On est déjà le 20 décembre… Cela dit, c’est un peu tôt pour livrer les cadeaux. Peut-être que ce père Noël s’est emmêlé les pinceaux dans les dates (décalage horaire ?) ? Nous ne le saurons pas !
Une fois Santa parti (et le pique-nique englouti), nous grimpons quelques mètres supplémentaires pour observer les cascades… et on redescend.

Note : Ce petit crochet n’est sans doute pas révélateur de la beauté de ce trek. Autant lui réserver le temps qu’il mérite ! Si vous en avez le temps, gardez donc 3-4 jours pour le faire au complet. Pour profiter au maximum de notre voyage et permettre une traversée du Nord au Sud en un mois, nous avons privilégié les randonnées d’une journée maximum. Mais, en Nouvelle-Zélande, certains sentiers ne valent le coup que si on y met le temps !

Il faudra quelques heures de route pour rejoindre une nouvelle étape excitante : Fjordland !

** Jour 19 – Milford Sound **

C’est le grand jour ! Nous allons enfin découvrir le si renommé fjord de Milford Sound

La route pour rejoindre les Milford Sound depuis Te Anau est renommée aussi bien pour les innombrables promenades et panoramas accessible depuis son tracé, mais aussi pour son tunnel étroit et excessivement long (1,2km dans un boyau sombre !). La circulation y est alternée par des feux de circulation ; préparez-vous à de l’attente si vous ratez votre tour ! Attention également à regarder où vous roulez : c’est un spot très prisé… des kea, qui traînent souvent près de la route !

En route, nous nous arrêtons brièvement sur les bords d’un lac où les montagnes se reflètent. Cette fois, il est suffisamment tôt pour prévenir toute agitation de l’eau ! Mais nous ne devons pas tarder si nous voulons rejoindre Milford Sound suffisamment tôt…

Nous avions prévu d’en faire le tour via une randonnée, sans idée précise du “comment”. L’idée était, en substance, de voir sur place si on trouvait un sentier.

Une fois parvenus au port après avoir bataillé pour obtenir une place de parking (malgré l’heure matinale !), pas de chemin en vue ! La curiosité nous pousse à rentrer dans le hall du port pour voir ce que les compagnies proposent comme excursions. Nous en trouvons finalement une proposant à des prix très corrects une croisière dans le fjord. Comme toutes les autres, elle comprendra plusieurs stops autour du fjord pour admirer les cascades, la vue sur les montagnes, les phoques… On se lance donc pour une croisière d’environ 1h30 !

Notre croisière dans le Milford Sound

Pour des raisons de budget surtout, nous avons choisi de partir avec Go Orange. Au final, à part un stop à l’observatoire sous-marin qui n’était pas proposé, nous avons suivi exactement le même parcours que les autres navires, et la prestation était très satisfaisante. Note : n’oubliez pas de prendre des habits chauds, même en plein été, car le vent souffle (très) fort et il fait un froid glacial sur le pont pour prendre des photos !

Milford Sound

70 $NZ

https://www.goorange.co.nz/en/experiences/go-cruise/milford-sound-cruise/

Sur le retour vers Te Anau, nous profitons des différentes options que cette célèbre highway propose : cascade creeks, mirrors lakes, … Les paysages sont fantastiques et hauts en couleurs !

Où manger à Te Anau ? La Toscana

On découvrira à Manapouri une chouette pizzeria (encore !) : la Toscana Le service était très bien, et les pizzas savoureuses !

108 Town Centre, Te Anau, Fiordland

Environ 25 $NZ par personne

http://www.latoscana.co.nz/

** Jour 20 – Lake Marian et Key Summit **

Pour cette deuxième journée dans la région, nous avons repéré deux courtes randonnées pour continuer à explorer les alentours. Nous reprenons donc la route Te Anau – Milford et nous arrêtons peu après The divide pour rejoindre le Lac Marian.

Si le début de la rando est assez banal au milieu de la forêt – hormis la traversée d’une coulée de cailloux et quelques clairières – l’arrivée devant le lac me coupe le souffle. La couleur de l’eau est incroyable et les montagnes forment un cadre qui se découpe clairement sur le ciel bleu. Avec le recul, l’une de mes vues préférées de tout le voyage !

Pour la seconde randonnée, nous choisissons de faire le début d’une autre randonnées de plusieurs jours très connue des néo-zélandais : Kepler Track, ou plus exactement le premier morceau : Key Summit. Depuis Milford Sound, on peut accéder en quelques heures l’un des plateaux qui offre une vue panoramique sur les montagnes alentours. Effectivement, le paysage est encore une fois splendide. On ne s’en lasse pas ! Et, comme un clin d’oeil, on aperçoit le lac Marian depuis l’autre côté. La boucle est bouclée !

Nos randonnées à Fjordland

Pour ne pas se tromper sur les points de départ des sentiers, mieux vaut se renseigner en avance… Et parce qu’on est sympas, voici les liens pour les deux que nous avons faites :

https://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/fiordland/places/fiordland-national-park/things-to-do/tracks/lake-marian-track/

https://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/fiordland/places/fiordland-national-park/things-to-do/tracks/kepler-track

Possumlodge motels

Nous avions réservé pour ces trois nuits un bungalow au possumlodge motels. Bien mal nous en a pris ! La chambre remplie de moustiques était à la limite de l’insalubre, tout comme les douches à l’opposé du camping (séparées les unes des autres par des rideaux trop courts – âmes pudiques s’abstenir !). Les propriétaires étaient franchement désagréables, et la localisation bien peu pratique car éloignée de tout. Pour couronner le tout, c’était plutôt cher !
En bref : on ne recommande pas !

Manapouri

79 $NZ par nuit pour une chambre/bungalow 2 personnes

** Jour 21 – Stirling Point **

Et on reprend la route, cette fois pour une ville au nom chantant : Bluff (à prononcer “Blaf”).

Bon, la ville elle-même ne nous a pas semblé l’endroit idéal pour un séjour touristique, mais c’est le point de départ de notre ferry vers Stewart Island.

A noter tout de même : Bluff est la ville la plus australe du pays, et c’est donc ici que s’arrête la State Highway 1 qui parcourt le pays dans sa longueur (modulo une petite coupure maritime entre les deux îles, évidemment). Le Stirling Point marque la fin de cette route, avec un panneau indiquant les distances vers les principales villes mondiales (…mais pas Paris). 18 958 km pour Londres. Quand même !

** Jour 22 – A la recherche des kiwis **

En ce 24 décembre, nous voilà sur l’île de Stewart, aussi appelée Rakiura et troisième plus grande île du pays des kiwis… D’ailleurs, sur Stewart island, il y a plus de kiwis que d’humains ! En effet, l’île est très bien préservée, avec seulement 28km de route pour une superficie de 1746km². Ici, la faune et la flore sont donc laissés en paix, à peine perturbées par les boucles de randonnée.
C’est pleins d’espoir que nous débarquons sur l’île : on veut voir des kiwis sauvages !

La première soirée n’a pas vu de kiwi pointer son bec et nous rentrons bredouilles. Mais pas (trop) d’inquiétude : ce soir, nous retenterons notre chance !

Malheureusement pour nous, la matinée est loin de s’annoncer radieuse : de gros nuages obstruent le ciel. Cela dit, on en va quand même pas rester enfermés durant notre seule journée complète sur Stewart island !

On pointe donc notre nez pour explorer l’île. Tout d’abord un petit crochet vers une baie proche du port, puis ensuite en direction d’une des boucles autour d’Oban. Malheureusement, quelques minutes à peine après le début de la boucle, la pluie se met à tomber. D’abord doucement, puis de plus en plus dru ! Il est temps de battre en retraite. Snif !

Le temps se dégagera finalement dans l’après-midi. Trop tard pour se lancer dans une boucle, mais suffisamment pour profiter des jolis paysages de l’île. Nous aurons même la chance de croiser un (énorme) éléphant de mer en pleine bronzette sur la plage et quelques oiseaux au long bec orange fluo. Bon présage pour ce soir ?

La nuit tombe ce 24 décembre. En cette soirée de réveillon, nous n’essaierons pas de surprendre le père Noël, mais les kiwis ! On se dirigera cette fois vers une autre partie de l’île, moins fréquentée par les apprentis ornithologues. Cela veut aussi dire que moins de kiwis ont été aperçus dans le coin, mais nous tentons quand même notre chance ! Il paraît que l’on peut aussi apercevoir les blue penguin (aussi appelés manchots pygmée), la plus petite espèce de manchot au monde.

Nous nous rendons donc au point indiqué en espérant percevoir manchots et autres oiseaux. Sur la route, on ouvre l’œil : apercevra-t-on un kiwi ? Dans la nuit, la forêt craque sous les bourrasques de vent et les cris étranges de oiseaux résonnent. Je ne suis pas très rassurée. Jamais je n’aurais cru passer un tel réveillon de Noël, enfoncée dans les bois obscurs, à la lumière de nos téléphones !

Lorsque nous atteignons l’arrivée du sentier, sur une pointe qui s’avance vers la mer, seuls quelques oiseaux volètent autour de nous. Le spectacle est chouette, mais, dans la nuit, on ne voit pas grand-chose, malgré les lampes frontales de nos compagnons d’observation. De longues minutes d’attente plus tard, la situation ne s’est pas améliorée : pas de manchot, et une visibilité encore réduite pour observer les oiseaux qui nous narguent en nous frôlant.

Dépités, nous faisons demi-tour, avec encore l’espoir de surprendre un kiwi perdu. Alors que nous sortons de la zone où la forêt est la plus dense, un oiseau traverse la route rapidement. On s’arrête, il s’arrête, puis il reprend sa course maladroitement, se casse la figure et se remet à courir. Un blue penguin ! Nous l’avons effrayé sans le vouloir alors qu’il remontait vers l’intérieur des terres, mais il a réussi à filer.
C’est trop mignon ! Oui je sais, c’est cliché, mais… Vraiment trop mignon.

Certes, ce n’est pas un kiwi, mais je suis contente. Et… J’aimerais bien en revoir un, maintenant ! Pour cela, on va être servis. Sur le chemin du retour, parfois en plein milieu de la route, nous apercevrons cinq autres !

Halfmoon Bay Backpackers

Pour notre séjour à Oban, nous logeons à Halfmoon Bay Stewart Island Backpackers Le complexe était vraiment pas mal, avec un repas de Noël convivial et très bon marché. Si la chambre est spartiate, l’espace de vie est vraiment très grand, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. L’emplacement est idéal, à mi-chemin entre le port (et la ville) et les sentiers. C’était un peu cher vu la prestation, mais l’un des tarifs les plus abordables du coin en cette période !/p>

18 Ayr Street, Half Moon Bay, 9818 Half-moon Bay

88 $NZ par nuit pour une chambre 2 personnes

https://www.booking.com/hotel/nz/stewart-island-backpackers.fr.html

** Jour 23 – Forêt pétrifiée et Nugget Point **

Nous quittons Oban au petit matin. A partir de maintenant, nous remonterons doucement la côte pour finalement rejoindre Christchurch.

Sur la route, nous traverserons les Caitlins, une région réputée pour ses paysages. Nous arrêtons tout d’abord près de la forêt pétrifiée. Ici, des arbres de près de 180 millions d’années ont été fossilisés. On peut les observer à marée basse. Difficile de croire que ce bois mêlé de roche est vieux de centaines de millions d’années…

Derrière cette étrange plage, une autre plus conventionnelle attire les surfeurs. On ne peut nier que le spectacle est saisissant.

Ensuite, nous prendrons le temps de marcher un peu (pour changer) et rejoindre les Parakaunui falls.

Enfin, pour profiter du temps splendide (pour le moment) et finir la journée en beauté, nous nous rendons jusqu’à Nugget Point, où un phare s’élève au bout d’une jetée entourée d’une eau bleue et verte. C’est beau ! On peut observer une multitude de phoques et d’éléphants de mer éparpillés sur les rochers, en pleine activité bronzette !

Les nuages s’amoncèlent au-dessus de nos têtes et on ne veut pas se retrouver à nouveau sous les gouttes, alors nous reprenons le volant vers Dunedin, où nous passerons la nuit.

Notre airbnb chez Tina

Nous logeons chez l’accueillante Tina (et ses deux adorables chiens). Elle nous laisse la chambre de sa fille pour la nuit. En rade de vêtements propres, je vais également lui demander un petit coup de pouce machine à laver qu’elle nous donne bien volontiers. Life saver !

Dunedin

58 $NZ par nuit pour une chambre 2 personnes

** Jour 24 – Le mont Cook **

La fin de notre séjour approche à grands pas et nous savons qu’aujourd’hui sera notre dernière journée “nature”. Probablement notre dernière randonnée avant de rentrer…

Direction le Mont Cook ! Une promenade grand public (Hooker Valley track – 3h de marche que je ne qualifierais pas vraiment de randonnée, au départ du White Horse Hill camping area, Mont Cook) nous emmène auprès d’un lac dont les eaux issues de la fonte des glaces s’étendent au pied du mont.

Si le sentier est un peu trop bondé à mon goût (entre les habitants de la région en sortie avec les enfants, les bus de chinois et les touristes comme nous, on se croirait au milieu de l’autoroute), le spectacle à l’arrivée justifie son attrait de tous. Le mont Cook s’élève au loin et surplombe, majestueux, le lac au eaux laiteuses. Encore une fois, et pour conclure, le paysage est superbe.

On rentre tranquillement pour reprendre la voiture. Le chemin longe le lac Pukaki. Sur le bord de la route, des collines verdoyantes et parsemées de fleurs violettes. Et bien sûr, en arrière plan, le mont Cook et ses sommets enneigés. Impossible de ne pas s’arrêter pour prendre quelques photos !

On contournera ensuite le Lac Tekapo et sa couleur d’un bleu électrique. Ici encore, un peu trop de touristes à notre goût. Dernière ligne droite (ou pas) avant le dodo !

** Jours 25 et 26 – Christchurch **

Il nous reste un peu de route avant de rendre la voiture pour de bon. En chemin pour Christchurch, nous faisons un léger détour vers la péninsule de Banks. Une route plutôt étroite et empruntée par de gros bus permet d’en faire le tour et de profiter de la vue panoramique sur la péninsule. On se promènera ensuite dans la ville d’Akaroa, aussi surnommée le “village français”. On y retrouve un assortiment étonnant d’enseignes en français, et une architecture qui dénote de tout ce que nous avons vu jusqu’à présent. L’ambiance y est sympathique, quoique très touristique.

Un peu de conduite supplémentaire pour monsieur puffin et nous arrivons à Christchurch, dernière étape de ce road trip d’un mois. Bien sûr, il nous restera Auckland, mais sans la voiture, celle fois ! C’est un peu au hasard que nous nous promenons dans la ville qui comporte encore les stigmates de la série de tremblements de terre qui l’ont ravagée entre 2010 et 2011, détruisant l’un des plus anciens patrimoines architecturaux du pays et marquant indéniablement les néo-zélandais.

Nous profitons du parc botanique, explorons avec curiosité les conteners transformés en magasins, la rue aux maisons colorées de New Regent Street, etc. Nous profiterons également de notre temps sur place pour faire un peu de shopping-souvenir pour la famille ! Pour le premier repas, la curiosité nous poussera vers les foodtrucks du coin, avec des cuisines de tous les pays !

Note : après une petite erreur de planning / billets d’avion, notre séjour d’un jour à Christchurch se transformera en deux… Mais avec la fatigue de notre loupé de 4h du matin, ce ne sera pas la journée plus active de notre voyage !

Où manger à Christchurch ? Bloody Mary’s

Ce soir, comme c’est de tradition dans nos voyages et pour nous consoler, nous nous accordons un bon restaurant steakhouse. Après une petite recherche sur internet, nous débarquons au Bloody Mary’s, un restaurant bien plus chic que d’habitude. Amateurs de viande, n’hésitez pas à y faire un tour si le budget vous le permet : la viande était ultra savoureuse, la cuisson parfaite et les accompagnements bien dosés et assaisonnés. Un régal !

30 Latimer Square, Christchurch Central, Christchurch 8011/p>

Environ 85 $NZ par personne

https://bloodymarys.co.nz/

** Jour 27 – Auckland **

Après un (deuxième) réveil difficile, nous nous présentons à l’embarquement pour Auckland. C’est notre dernière journée en Nouvelle-Zélande. Ça y est, ça sent vraiment la fin.

Comme pour Christchurch, nous nous promènerons au hasard dans les rues… Un excellent moyen de se faire une idée sans courir partout (nous n’en avons de toute façon plus l’énergie).

Où manger à Auckland ? Best Ugly Bagels

Pour le déjeuner, nous irons au Best Ugly Bagels, dans une zone industrielle réaménagée en food court à ciel ouvert. L’endroit est plutôt sympa et les bagels savoureux (bien qu’un peu chers peut-être)!

City works depot, corner Wellesley & Nelson street, Auckland

Environ 25 $NZ par personne

https://www.bestugly.co.nz/

Nos pas nous conduiront finalement au pied de la Sky Tower. C’est cliché, mais quand même… Ce serait trop dommage de se priver du panorama depuis là-haut. Effectivement, la montée dans l’ascenseur vitré nous permet de vite prendre conscience de l’altitude ! D’ailleurs les architectes un peu taquins ont également placé des carrelages de verre transparent que l’on foule parcourant les anneaux de la tour. De quoi avoir des frissons tout en restant à l’abri !

Auckland Sky Tower

La tour propose deux activités pour des sensations encore plus fortes : du saut à l’élastique et le parcours extérieur des anneaux (“sky walk”). Mais je me suis débinée pour les deux !

Corner Victoria and Federal Streets, Auckland, 1010

30 $NZ

https://www.skycityauckland.co.nz/sky-tower/

Ainsi se termine notre voyage d’un mois en Nouvelle Zélande. Nous décollerons demain matin avec un gros pincement au cœur, mais aussi l’impatience de poser nos fesses dans le canapé après tous ces efforts !

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