Roadtrip en Nouvelle-Zélande – Partie 1

Roadtrip en Nouvelle-Zélande – Partie 1

19h tapantes le 2 décembre, nous déposons nos valises bien chargées sur le tapis roulant Korean Air et recevons en échange le précieux graal : nos billets pour Auckland. Devant la porte d’embarquement, notre impatience est à son comble ! Et pour cause : déjà 30min de retard, qui se transforment en 45min, puis 1h… Et notre escale à Séoul qui n’est que d’1h !
Je me dis qu’il ne sert à rien de paniquer car certains retards peuvent être rattrapés (surtout en embarquant pour un vol de près de 12h), mais ce sera finalement l’une de mes obsessions durant le vol : checker l’heure d’arrivée et la porte d’embarquement sur l’écran dernier cri de notre Airbus A380. On repassera pour les bonnes résolutions. 12h plus tard, au lieu de diminuer, le retard s’est même creusé. On nous amène devant la porte avant les VIP, et une voiturette censée être plus rapide que nos petites jambes (le résultat étant assez discutable) nous amène en musique jusqu’à la porte de notre deuxième avion. C’est sans transition que nous enchaînons avec le deuxième vol (de 12h, encore une fois). Mais nous sommes bien trop heureux de l’avoir attrapé pour nous plaindre de n’avoir pas pu dégourdir nous jambes !
Après un repas rapide, c’est l’heure de dormir : nous arriverons à Auckland à 8h25 le 4 décembre (décalage horaire et 24 heures de trajet obligent).

Première partie : l’île du Nord

** Jour 1 – Premiers pas au pays des kiwis**

Mauvaise surprise à l’arrivée : si nous avons pu attraper notre avion, ce n’est pas le cas de l’une de nos valises… On nous annonce avec un certain flegme que celle-ci n’arrivera que deux jours plus tard. Il est environ 9h. Un peu dépités, nous sortons de l’aéroport à la recherche du “pick-up point” de notre loueur de voiture : Apex car rental. Nous allons tourner longtemps autour du bon endroit, pour finalement attendre avec les autres touristes à l’air un peu perdu, comme nous : bingo, c’est là que des minibus vont et viennent pour amener les touristes auprès des différents loueurs. Après un peu d’attente, le nôtre arrive enfin. Quelques minutes de route nous amènent au QG d’Apex, où l’on va lire un guide sur le code de la route en Nouvelle-Zélande, visionner un petit film de sensibilisation et enfin récupérer les clefs de voiture : une petite Mazda Demio noire pour nous faire traverser le pays du Nord au Sud !

Notre bolide

Nous avons choisi Apex Car Rental sur les conseils d’un ami et pour privilégier une entreprise Néo-Zélandaise. Si le service n’était pas exceptionnel, il n’était pas mauvais non plus et les prix étaient très intéressants ! Le conducteur supplémentaire est inclus, tout comme le kilométrage illimité et l’assurance basique. Nous avons ajouté à cela le GPS, bien utile quand on n’a pas GoogleMaps… !
Apex Car Rental, comme la plupart des loueurs, propose également d’inclure la traversée en ferry (avec Interislander), ce que nous avons fait pour être tranquilles.
Un petit extra est également ajouté pour les trajets “aller simple” comme le nôtre. Cela permet parfois de bénéficier de réductions pour la location de la voiture sur un trajet “retour”, mais attention, celui-ci est souvent en temps limité (et donc, c’était incompatible avec notre projet).

1 404 $NZ pour 25 jours de location

https://www.apexrentals.co.nz/

Il nous faudra environ 3h de route pour rejoindre Waitangi, la première étape de notre voyage. Nous devions y faire un peu de canoë dans la Bay of islands et rejoindre North Cape le lendemain, mais avec la fatigue du voyage, nous changerons finalement de plan : après un rapide tour de Waitangi et des plages alentours, nous partirons directement vers Whangarei au matin du 5 décembre.

Notre logement à Pickled Parrot

Nous sommes dans une sorte d’auberge de jeunesse améliorée, avec plein de chambres dans des maisons en bois de part et d’autres d’un chemin ensoleillé. Des fauteuils habillent les terrasses et le grand espace de vie commune. Il y a même des tables de pique-nique sous un abri pour prendre son petit déjeuner au soleil. Et la propriétaire des lieux, a été adorable… Même quand on est venus sonner chez elle tôt le matin car la batterie de notre voiture était à plat…

Greys Lane, Paihia, Bay of Islands

70 $NZ

http://pickledparrot.co.nz/

** Jour 2 – Whangarei **

Est-ce parce que c’était notre premier vrai jour en Nouvelle-Zélande ou parce que les paysages le méritaient vraiment ? Dur à dire, mais cette journée reste pour moi l’une des meilleures de tout notre séjour.
Après 4h de route, nous voilà à Whangarei Heads, une pointe qui s’avance dans la mer. Un petit sentier grimpe une colline, serpente à travers la forêt luxuriante (presque tropicale, avec ses fougères et ses palmiers !) pour redescendre sur une plage déserte et sauvage. L’eau est claire, le sable aussi, et pas un humain à la ronde. Le top ! Après une petite baignade, on s’abrite sous le grand arbre pour faire nos sandwich pain de mie – cheddar – jambon (qui deviendra le grand classique du voyage) avec les provisions achetées à Waitangi.

Ensuite, direction Ocean Beach (celle de Whangarei Heads – plusieurs plages portent ce nom en Nouvelle-Zélande) : une plage immense avec des vagues qui viennent rouler sur le sable humide. Si, cette fois, je ne me baignerai pas, la vue est splendide !

Avant de nous poser pour la soirée, nous faisons un petit crochet par les chutes de Whangarei. Une promenade agréable permet de contourner les chutes pour les admirer d’en bas. S’il y a plus de monde que sur notre plage déserte (allez, mettons 5 personnes, cette fois), la vue vaut le détour sans hésitation.

Notre airbnb chez Julie

Nous nous arrêtons à la maison de Julie. Très accueillante, elle nous a ouvert les portes d’une maison incroyable, agencée autour d’un jardin intérieur protégé d’une baie vitrée. La chambre est propre et confortable, le salon est cosy, tout est prêt pour nous recevoir. On a même droit à un tube de crème solaire et de lotion pour apaiser nos coups de soleil… Eh oui, notre crème est restée dans la valise absente, évidemment. Et le soleil de Nouvelle-Zélande ne nous a pas ratés lors de cette première journée.

Whangarei

35 $NZ

** Jour 3 – En route vers la péninsule de Coromandel ! **

Ah, Coromandel. L’une des étapes que j’attends avec le plus d’impatience ! Les photos m’ont fait tellement rêver que j’ai presque peur d’être déçue.

Avant de foncer vers la péninsule, deux arrêts :

  • Les chutes de Paranui, très connues des locaux, accessibles via un chouette chemin dans les fougères – avec la lumière du matin, c’est très beau !
  • Auckland… pour notre valise. Enfin !

Ça y est, nous voilà tout au bout de la péninsule, à la célèbre plage de New Chums Beach. Il faut traverser une première plage en grimpant sur les rochers (puis en suivant le sentier) pour rejoindre l’immense étendue de sable où viennent gronder de puissants rouleaux. Wow ! Les couleurs sont incroyables, avec ces nuances de vert et de bleu. La plage est tellement grande que l’on peut se trouver un coin tranquille sans problème… Et l’eau est bonne ! Si bonne que l’on peut y rester longtemps, très longtemps même, à jouer avec les vagues (des enfants, vous avez dit ?).
Épuisés par une grosse débauche d’énergie face aux éléments, nous prenons le chemin du retour, non sans faire un crochet par le petit sentier qui permet d’admirer la plage depuis le haut de la falaise. Bien que (très) mal équipés avec nos tongs, pas de regrets : le panorama est époustouflant !

Il est déjà temps de rentrer… Nous prenons la route de l’Ouest de la péninsule, qui longe la mer. A cette heure, nous avons également droit à un splendide coucher de soleil. Les rayons rouges traversent les feuillages qui forment parfois un tunnel de verdure sur la route. Décidément, Coromandel tient ses promesses !

Notre airbnb chez Yolanda

Ce soir, c’est Yolanda qui nous accueille dans sa grande maison vue sur mer. Elle nous conseillera aussi un chouette restaurant indien plus bas dans la ville !

Thames

67 $NZ

** Jour 4 – Coromandel **

Etape suivante : Mount Maunganui (ou Mauao), un volcan situé dans la Baie de l’Abondance. La ville éponyme est un spot de surf bien connu dans le pays ! Mais il est trop tôt pour quitter Coromandel… Donc, tout d’abord, nous allons profiter de cette nouvelle journée sur la péninsule.
Avant que la foule n’envahisse l’endroit, nous choisissons de nous rendre à la célèbre plage de Cathedral Cove (oui, toutes les plages de cette péninsule sont célèbres, apparemment), où les vagues se fracassent dans la grotte en produisant un bruit très semblable au tonnerre. Si j’étais sceptique au début, la puissance du son est stupéfiante ! Mais ce que l’on n’avait pas anticipé, c’est que l’endroit est lui aussi d’une beauté incroyable : un sable doré, de l’eau turquoise bordée de falaises et de verdure… Le spot parfait pour notre pique-nique !

La suite de notre programme nous conduit à Hot Water Beach. Nous y sommes attirés par la rumeur selon laquelle, en creusant un trou dans le sable, on peut faire surgir des sources d’eau chaude où se prélasser. Challenge accepted !

Alors que la mer se retire, on s’installe tranquillement sur le sable. Les fameuses sources ne pointeront leur nez qu’à marée basse, alors nous pouvons prendre notre mal en patience. En suivant les indications trouvées sur internet (car oui, vu l’étendue de la plage, mieux vaut ne pas creuser au hasard en espérant tomber sur les sources par chance), nous nous installons près de petits rochers où l’ombre projetée par les arbres nous offre un peu de fraîcheur. Pour l’instant, rien ne laisse penser que des sources d’eau chaude bouillonnent sous nos pieds… Et pourtant ! Quelques dizaines de minutes plus tard, le sable devient si brûlant qu’il est impossible de rester dessus : nous sommes au bon endroit ! On commence à creuser… Mission périlleuse : le sable est chaud, l’eau qui s’écoule encore plus, et creuser un trou avec les mains n’est pas très efficace. Heureusement pour nous, un père et sa fille vont nous proposer de les aider à creuser le leur… Équipés de pelles et de tout le matériel nécessaire. Et, bientôt, c’est un véritable spa plein air et vue sur mer qui sortira du sable, directement alimenté par les eaux chauffées par l’activité géothermique. Rien de tel pour se détendre !

Nous voilà requinqués pour les 3h de route vers le Mount Maunganui !

Notre logement

C’est Hugh et sa femme qui nous accueilleront ce soir-là, avec tout le confort nécessaire. Et plein de bons conseils pour la région !

Tauranga

58 $NZ

** Jour 5 – Mount Maunganui **

Comme prévu, ce matin, nous explorons les alentours du cône volcanique de Mount Maunganui via une promenade très prisée des runners. Si la promenade n’a rien d’exceptionnel, de là-haut, on peut profiter d’une vue panoramique sur la baie.

Ensuite, c’est un peu excités que nous prenons la route pour Hobbiton, le lieu de tournage de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Notre visite démarrera à 14h ! Juste le temps prendre notre pique-nique sur l’une des tables du point de rendez-vous… Pour ne pas (trop) spoiler la visite, je me contenterais de dire que notre guide était passionné à souhait et que les anecdotes étaient au rendez-vous ! On a bien le temps de visiter, de regarder de près les détails des maisons et de prendre des photos, sans rien perdre des explications du guide.

Hobbiton

Les groupes se succèdent à un rythme industriel, mais la machine est bien huilée et ça ne gâche pas la visite. Prévoir environ 3h sur place pour être en avance, profiter des environs et du magasin de souvenirs en plus de la visite

The Shire’s Rest located at 501 Buckland Road, Hinuera, Matamata, 3472

79 $NZ par personne

https://www.hobbitontours.com/en/

Hobbiton est situé à proximité de Rotorua, une ville renommée pour son activité volcanique mais surtout pour la richesse de sa culture Maori. Avant d’en découvrir plus, nous ferons un tour dans le parc de la ville, au milieu des fumées de soufre. Nous n’avions pas senti cette délicate odeur d’œuf pourri depuis l’Islande… De quoi se mettre dans l’ambiance !

Où manger à Rotorua ? Le Yamato

Pour le repas, nous dénichons un restaurant japonais à la façade plutôt attrayante : le yamato. Si nous manquons de peu de nous décourager au vu de l’attente, le nombre d’enthousiastes qui patientent nous font persévérer. Quelle bonne idée ! Le repas, bien qu’un peu long à venir, était excellent. Aussi bon que là-bas (et après un an au Japon, je suis devenue difficile !), des proportions super généreuses et des prix plus que corrects. Pour un repas franchement gargantuesque (habitués aux portions françaises, on a vu très très large), nous en avons eu pour moins de 60$. On y serait retournés tous les jours si on avait pu (bon, j’exagère un peu, mais l’idée est là) !

1123 Pukuatua Street, Rotorua

Environ 30 $NZD par personne

https://www.myguiderotorua.com/restaurants/yamato-japanese-restaurant

** Jour 6 – Rotorua **

Plutôt que d’aller au village maori le plus connu (Te puia), nous choisissons le village d’à-côté, un peu moins grand mais également moins fréquenté (sans doute parce que les étrangers ne savent pas comment prononcer son nom): Whakarewarewa maori village. Un excellent moyen de découvrir la culture Maori !

Les maoris et Whakarewarewa village

Les maoris de Nouvelle Zélande sont un peuple d’origine polynésienne et qui se sont installés en Nouvelle-Zélande, encore inhabitée à cette époque, vraisemblablement vers le Xè siècle après JC. On dit que le premier maori à découvrir cette terre, Kupe, lui aurait donné le nom poétique d’Aotearoa : la Terre du long nuage blanc.
Après la (re)découverte de cette terre au XVIIè siècle par l’explorateur Abel Tasman, qui la baptisera cette fois Nouvelle-Zélande, c’est finalement James Cook qui la revendiquera pour la couronne britannique en 1769.
La cohabitation entre colons britanniques et maoris est déjà mouvementée. Puis l’introduction par les britanniques des mousquets comme offrandes aux chefs maoris entraînera un déséquilibre entre les tribus, se soldant souvent par des conflits sanglants. Cela entrainera une diminution de l’influence des maoris et, près d’un siècle plus tard, le 6 février 1840, le traité de Waitangi est signé entre les chef maoris et le consul de Grande-Bretagne : les maoris cèdent la souveraineté à la couronne en échange de garanties sur leurs terres.
Malheureusement, le non-respect de ce traité conduira à de nombreux conflits, une fois encore.
Mais, si les relations entre les maoris et les colons européens n’a pas toujours été pacifique, la culture maorie, la plus ancienne du pays, est aujourd’hui plus vibrante que jamais ! Surtout dans l’île du Nord, considérée comme le berceau de la culture maorie. Au travers des villages maoris de Rotorua certes, mais surtout dans l’amour des néo-zélandais pour leur environnement : dans la culture maorie, la nature comporte un caractère sacré (tapu) qui a visiblement été transmis à tous.

Whakarewarewa village permet de se familiariser un peu avec certains aspects de la culture et de l’histoire maorie : maisons traditionnelles, explications sur le style de vie ancestral, et connexion avec les forces de la nature.

17 Tryon Street Whakarewarewa Village Rotorua

45 $NZ l’entrée simple

https://www.whakarewarewa.com/

Pour échapper quelques temps aux vapeurs de soufre, nous nous enfonçons ensuite dans la forêt de Redwoods et ses sequoia géants, aux troncs si haut qu’on croirait leur cime perdue dans les nuages ! La promenade dans les bois semble une parenthèse dans le temps : au cœur de la forêt, les sons sont étouffés ; on croise peu de monde dans les innombrables sentiers.

Redwoods

Si nous avons préféré garder les pieds sur terre, la forêt abrite aussi un grand complexe d’acrobranche, avec des plateformes qui s’élèvent jusqu’à 12m au-dessus du sol.

https://redwoods.co.nz/

Nous continuons avec une visite aux craters of the Moon pour une promenade au milieu des fumeroles et cratères jaunis par le soufre (entrée à 8 $NZ par personne). Un paysage un peu trop verdoyant pour être lunaire, mais qui nous rappelle un peu l’Islande !

Cette journée bien remplie s’achèvera en beauté par les Huka falls, majestueuses dans leur lit émeraude. Maintenant qu’on en a pris plein les yeux, en route pour Taupo !

Notre airbnb chez David

Nous logeons dans la très confortable maison de David, un retraité adorable qui nous a même préparé le petit déjeuner !

Taupo

53 $NZ

** Jour 7 – Maori Rock Carvings au lac Taupo **

Impossible de passer à Taupo sans en explorer l’immense lac. D’autant que, au détour d’une rive, on peut voir sur les roches des sculptures maories traditionnelles, dont la plus connue fait 10m de haut. Traditionnelles, oui, mais anciennes : non ! Elles ont été créées à la fin des années 70 en hommage à la culture maorie et célèbrent le navigateur Ngatoroirangi qui, selon la légende, guida les tribus Tuwharetoa et Te Arawa vers la zone de Taupo il y a plus de 1000 ans. On n’y retrouvera donc pas d’héritage vieux de plus d’un siècle, mais cela n’enlève rien à sa beauté. D’autant que, n’étant accessible que par le lac, on l’admire depuis l’eau turquoise du lac. Et puis, ne serait-ce que pour le plaisir d’une escapade en bateau, cela valait bien le coup !

Une croisière sur le lac Taupo

Pour nous y rendre, nous avons choisi une excursion en bateau à moteur depuis le port de Taupo. Fidèles à notre habitude, plutôt que de sélectionner les croisières les plus connues, nous avons opté pour celle proposée sur place, dans le petit kiosque face au port. Sur un bateau permettant d’embarquer une quarantaine de personnes maximum, on nous a proposé des boissons chaudes et des petits gâteaux le temps de faire le tour de la rive, jusqu’aux tant attendues sculptures. Le bateau s’approche autant que possible et sous tous les angles pour permettre à tous d’en profiter. Attention : bien sûr, il y a ce visage célèbre, mais ce que l’on sait moins, c’est que d’autres sculptures (lézards et autres animaux) ont été créées tout autour. Ouvrez l’œil !
Pour les sportifs qui préfèreraient le calme et un moyen de transport plus écologique, il est également possible de s’y rendre en kayak. Prenez toutefois garde aux gros bateaux qui circulent… Et ayez en tête que le trajet est plutôt long, même s’il permet de se poser dans les jolies criques qui bordent la rive !

40 $NZ par personne

Pas de site web pour notre croisière : c’est sur place que l’on pourra trouver ce bateau. En revanche, d’autres prestations sont possibles…

https://www.sailbarbary.com/

https://www.ernestkemp.co.nz/

Nous continuons notre route vers les Waitonga falls, des chutes d’eau accessibles via un petit chemin de randonnée. De quoi nous mettre en jambes tranquillement pour la suite de notre séjour ! Car l’une de nos randonnées phares approche…

C’est donc à travers la forêt humide que nous progressons, jusqu’à découvrir de petites chutes d’eau qui glissent sur les rochers moussus. Si la cascade en elle-même n’est pas impressionnante, la balade en forêt et le calme du lieu nous ont séduits !

Il est temps de reprendre la route… Vers le parc du Tongariro. Enfin !

** Jour 8 – Tongariro Alpine Crossing **

Lorsque, la veille, nous sommes arrivés à Ohakune, un des villages qui bordent le parc du Tongariro, mauvaise surprise : le temps au sommet du mont Tongariro s’est déterioré et toutes les randonnées prévues le lendemain sont annulées pour la sécurité des randonneurs. Catastrophe !

Nous voilà donc le 11 décembre, jour de mon anniversaire, et au lieu de fêter cela au pied du célèbre Mount Doom du Seigneur des anneaux (ou mont Ngauruhoe dans la vraie vie), nous sommes coincés dans notre airbnb. Enfin, le drame est vite oublié devant la maison d’Andy, militaire anglais installé en Nouvelle-Zélande depuis quelques années… et qui dispose de son propre jacuzzi, qu’il laisse à disposition pour ses hôtes !

La grisaille est un mauvais souvenir une fois plongés dans l’eau chaude du spa avec vue sur les montagnes.

Cela dit, on avait promis à nos corps une bonne randonnée… Impossible donc de rester cloîtrés à deux pas du parc national, surtout lorsque le temps semble se découvrir ! Qu’à cela ne tienne, on trouvera bien des petits sentiers dans le coin !

Effectivement, la région regorge de promenades en tous genres pour profiter de l’incroyable nature qui nous entoure. On repère assez vite deux promenades courtes (de quoi nous activer sans trop se fatiguer en prévision de lendemain, mais aussi au cas où les averses nous tomberaient finalement sur la tête) : les Taranaki falls et la Gollum pool (ou les Tawhai falls dans la vraie vie).

Pour rejoindre les Taranaki falls, on traverse le paysage si spécial du parc national, entourés des montagnes que l’on va gravir le lendemain. Cela ne fait qu’attiser notre impatience ! Un peu stressée, je croise les doigts pour que, cette fois, la randonnée puisse bien avoir lieu. Car nous ne pourrons pas retarder notre départ plus longtemps : ensuite, il faudra descendre vers Wellington et prendre le ferry pour l’île du Sud !

Les chutes elles-mêmes sont plutôt impressionnantes et le sentier permet d’en faire le tour pour les admirer d’en-bas. Et nous avons de la chance : le soleil pointe son nez pour les photos !

La Gollum pool elle-même est vraiment facile d’accès, mais le paysage est tout aussi fabuleux : une cascade qui se jette dans un bassin d’eau claire, au cœur d’un cocon de pierre et de verdure. Je vais tester la patience de monsieur Puffin pour être sûre d’avoir une photo à mon goût !

Notre airbnb chez Andy

C’est Andy qui nous ouvre les portes de sa maison (et de son jacuzzi), cette fois ! Nous avons même pu prolonger notre séjour au dernier moment… Sans qu’il n’augmente les prix.

Ohakune

103 $NZ

** Jour 9 – Ascension du Tongariro **

Le parc du Tongariro est le premier à avoir été créé en Nouvelle-Zélande et s’étend sur près de 800km². Il inclut notamment les volcans Ruapehu, Ngauruhoe (alias mont Doom / montagne du Destin du Seigneur des Anneaux) et Tongariro : on est à l’endroit où la plaque australienne rencontre la plaque pacifique. Le parc est classé sur la liste du patrimoine mondial établie par l’UNESCO – et pour cause !

Ça y est, enfin ! Le temps s’annonce parfait et notre randonnée est confirmée : en route pour le mont Tongariro !

La navette nous dépose au point de départ, et l’on voit rapidement le mont Ngauruhoe s’élever à nos côtés. Woaw ! Les couleurs sont déjà incroyables : le jaune de la terre, le noir de la montagne et le rouge à son sommet. Le paysage, tout plat (pour le moment !) est désolé, aride.
On profite de ce passage plat pour observer les crevasses au pied du mont Ngauruhoe.
Inutile de retarder l’instant : la montée du mont Tongariro va commencer pour de vrai ! Bon, c’est plutôt raide, mais la récompense est là : derrière la crète, on voit se dessiner les lacs aux couleurs surréalistes. Vert ou bleu fluo bordé de jaune poussin puis orange vif. Nous sommes bien dans une région volcanique ! Baignade déconseillée… C’est en haut de la crète, avec vue sur les lacs, que nous choisissons de prendre notre pique-nique (l’éternel sandwich pain de mie – cheddar – jambon). On est bien !

Le sentier serpente ensuite entre les crêtes pour nous permettre de profiter du panorama autant que possible. Et oui, on profite du mont Ngauruhoe sous tous ses angles… ça passe trop vite !
Nous voici à la fatale redescente qui, elle, nous paraît interminable. Mais ça valait le coup, sans l’ombre d’un doute : cette randonnée restera gravée dans nos mémoires ! L’expérience est incroyable, et les paysages à vous couper le souffle. A ne rater sous aucun prétexte !

Tongariro Alpine Crossing

Pour se rendre au lieu de démarrage de la randonnée, il est obligatoire de passer par des navettes officielles. Celles-ci vous récupèrent à un point de rendez-vous commun, où l’on dépose sa voiture, et qui correspond à l’arrivée de la randonnée. Ensuite, la navette vous dépose au point de départ et… Eh bien, il ne reste plus qu’à marcher !
Plusieurs entreprises proposent ce service. Nous avons choisi (un peu au hasard) Tongariro expéditions, qui a été très bien ! Attention simplement à bien confirmer la veille votre venue (si possible par téléphone).

35 $NZ par personne

http://www.tongariroexpeditions.com

Note : nous avions initialement prévu pour cette journée de passer par Napier et Hastings, et surtout par les vignobles de la région. Ce petit crochet a donc été supprimé de notre programme pour nous permettre de faire la randonnée dont nous rêvions depuis des mois !

Cyprus Tree

Pour le repas, bien creusés par la grimpette, nous nous arrêtons au Cyprus Tree. Pour le moment, l’endroit est désert… On nous sert donc plutôt vite. Pour ma part, je prends un bon steack, servi avec un excellent (oui, excellent ! Il m’inspirera pour des recette perso par la suite) risotto aux champignons. Une adresse d’une surprenante qualité vu l’apparent calme du village !

Corner Miro & Clyde St, Ohakune

Environ 35 $NZ par personne

https://www.cyprustree.co.nz

** Jour 10 – Wellington et la Weta Cave **

C’est notre dernier vrai jour sur l’île du Nord, déjà… Nous quittons la région du Tongariro tôt le matin pour rejoindre Wellington. En route, on s’arrêtera à Martinborough pour avoir un aperçu des vignobles, ramener une ou deux bouteilles, et profiter d’un chouette repas au Café Medici.

Un peu stressés par notre planning serré, nous voilà en début d’après-midi devant la Weta Cave pour la visite des ateliers qui ont permis la création des décors, costumes et accessoires des films du Seigneur des Anneaux… entre autres.

La visite est complète : on commence par visionner un petit film, puis on nous amène de zone en zone pour admirer costumes, maquettes, présentoirs pour les maquillages et prothèses, etc. Tout y passe ! On peut même s’essayer à certaines manipulations en pâte à modeler ou toucher les différents matériaux. L’expérience est très immersive et les explications détaillées. Même si monsieur puffin est le plus grand fan du couple, la visite était très chouette, ne serait-ce que pour comprendre l’envers du décor de films comme celui-là. Fan du Seigneur des Anneaux ou non, je recommande : le travail du wetaworkshop est impressionnant !
Note : pas de photos ici, c’est interdit (#nospoil) !

Weta Cave

Visites de groupe de 15-20 personnes à réserver en avance

1 Weka St, Miramar, Wellington 6022

28 $NZ par personne

https://www.wetaworkshop.com/

En revenant de notre visite de la Weta Cave, on visite le musée de Wellington, Te Papa, pour en apprendre davantage sur la culture maorie et l’histoire du pays. En signe fort de transmission de la culture, ce musée est entièrement gratuit. On y découvre des objets issus de fouilles (crochets de pêche, armes, tissus, …), mais aussi des reconstructions et des expositions (notamment sur la faune et la flore).

Musée Te Papa

On m’avait dit que le musée était un incontournable. Bien que sceptique d’abord, je ne regrette pas du tout ce passage dans le musée ! La vue du bateau/pirogue ou du Marae (maison commune traditionnelle maori), les objets issus de fouilles, ainsi que les détails historiques permettent de mieux appréhender la culture maorie. De quoi s’enrichir un peu de l’histoire d’Aotearoa !

55 Cable Street, Wellington

Gratuit

https://www.tepapa.govt.nz/

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