Escapade au Pérou

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Escapade au Pérou

Voilà un voyage que nous avons décidé sur un coup de tête… Mais cela ne change rien à notre impatience avant de prendre l’avion, bien au contraire ! On pense au célèbre Machu Picchu, aux vestiges incas, au lac Titicaca, au lignes de Nazca… Alors, on le prend, cet avion ?

Madame puffin : “Je suis dans le RER pour l’aéroport. T’es où ?”
Monsieur puffin : “Euh bah à la maison encore. Pourquoi t’es déjà partie ? Il faut arriver 1 heure en avance, non ?”
Madame puffin : “C’est 2 heures pour un long courrier…!”

Autant dire que le responsable de l’enregistrement des bagages vers Charlotte (notre escale aux US) était à la limite de la crise de nerfs, mais il a laissé la file ouverte pour que monsieur puffin puisse enregistrer son bagage… une heure tout pile avant l’embarquement. Une frayeur dont on se serait bien passée !
Bon, cette fois, on le prend pour de bon, cet avion !

** Lima **

Il est un peu moins de 6h du matin, et nous débarquons à Lima, pas tout à fait frais après 13h de vol. A cette heure, les bouchons sont déjà là, mais, lorsque l’on pose enfin un pied dans la capitale, elle dort encore sous le ciel gris…
Nous nous promenons tranquillement (avec nos gros sacs) en attendant l’ouverture des premiers cafés et commerces, puis nous profitons de cette matinée à Lima pour explorer les places à l’architecture coloniale et la grande cathédrale Saint-Jean de Lima.
Après un repas pris dans un boui-boui, il sera rapidement temps de prendre notre bus pour Ica.

** Ica et Huacachina **

Dans le bus, première surprise. J’avais en tête l’image d’un Pérou verdoyant, avec des collines couvertes d’une forêt touffue ou d’une pelouse éclatante. Bon, c’est sûrement vrai au Nord, où la forêt amazonienne recouvre les terres, ou plus au sud dans les montagnes, mais ici, pas du tout ! Au contraire. A travers la vitre poussiéreuse de notre bus, je ne vois que des étendues désertes et plates.

Ica, plutôt sale avec ses bâtiments carrés parfois en ruines, ne nous a pas séduits. Nous partons rapidement vers l’oasis de Huacachina, où nous passons la nuit. Nous découvrons d’abord la ville de nuit, mystérieuse dans l’obscurité des environs (car non, l’éclairage public n’est pas au rendez-vous). Quelques lumières pointent au creux de grandes formes sombres que l’on devine être les dunes de sable. L’ambiance, bien qu’un peu déstabilisante, est calme et agréable. Surtout lorsqu’on retrouve un peu d’activité humaine, avec les jolis restaurants au bord de l’étendue d’eau un peu surnaturelle qui a donné naissance à l’oasis. D’ailleurs, selon la légende, Cachiche était un village connu pour ses sorcières, qui soignaient toutes sortes de maux et de douleurs.

Le lendemain matin, c’est avec la lumière du jour et un beau ciel bleu que nous (re)découvrons les grandes dunes de Huacachina ! On décide d’en faire l’ascension pour surplomber l’oasis. Quelques personnes nous ont devancés sur les crêtes de sable, mais on ne peut pas dire que l’endroit soit surpeuplé ! Après quelques minutes à se débattre dans le sable (on avance de deux pas et on recule d’un en glissant…), nous voici enfin sur la crête. C’est un peu impressionnant, d’autant que le terrain n’est pas très stable, mais la vue en vaut la peine… On surplombe tous les environs, avec Huacachina d’un côté et les plantations de l’autre.

On redescend (prudemment) pour nous promener à nouveau dans la toute petite ville de Huacachina. Sous les rayons du soleil, le vert et le bleu détonnent au cœur des murs de sable. L’eau reflète les rives comme un miroir. C’est vraiment joli !

Hospedaje Dulce Estancia

Si la piscine n’est peut-être pas aussi accueillante que les photos le laissaient penser, l’hôtel était plutôt propre. Nous avions une chambre spacieuse, en rez-de-chaussée avec vue directe sur la piscine, où nous avons pu dormir au calme.

Urb La Estancia Calle Poruma Este C-08m, Ica

26US$ pour une chambre 2 personnes

** Nazca **

Ah, Nazca… Voilà un nom qui nous fait rêver dans le bus de nuit qui nous y conduit depuis Ica.
La ville de Nazca doit son nom à la civilisation de Nazca qui a habité la région entre 300 av J-C et 800, avant d’être conquise par les Incas. Cette civilisation est à l’origine des célèbres lignes de Nazca, grandes figures tracées sur le sol sec du désert et préservées grâce au micro-climat de la région : avec moins de trente millimètres de pluie par an, c’est l’une des régions les plus sèches du monde !

On trouve plusieurs centaines de figures, pas toujours visibles à l’œil nu car estompées par le temps, mais découvertes à l’aide de drones ou d’images satellites. On peut cependant survoler les plus grandes et connues d’entre elles via des compagnies aériennes de vols touristiques. C’est évidemment ce que nous avons choisi de faire, les lignes ne pouvant vraiment être appréciées que vues du ciel !

Les Nazcas réalisaient ces lignes à l’aide de procédés géométriques que l’on ne peut que deviner aujourd’hui. Ils parvenaient ainsi à tracer des lignes exceptionnellement droites et longues, mais aussi des animaux stylisés comme un singe, un condor, un héron, etc, qui représentent les divinités animales.

Le survol des lignes avec Aeroparacas

Plusieurs compagnies proposent (à peu de choses près) la même prestation. Nous avons choisi Aeroparacas car c’était l’une des moins chères !
A bord du petit avion à hélices, le vol secoue un peu. Le pilote nous conduit au-dessus des principaux sites d’observation, en prenant garde à faire plusieurs boucles pour permettre à tous d’en profiter. Une expérience époustouflante qui nous a vraiment marqués !

100 US$ par personne pour 30 minutes de vol

www.aeroparacas.com

Au départ de l’aérodrome, nous embarquons ensuite pour une petite excursion vers les ruines de Paredones et les aqueducs de Pantalloc.

Une fois sur site, surprise ! Le vent est incroyablement fort. On a du mal à ouvrir les portières, et je finis par abandonner mes cheveux à la merci des bourrasques et du sable… Et je vais devoir mettre à l’abri mon précieux appareil photo. Tant pis !

Les ruines ne sont pas très bien conservées, mais on devine encore facilement la structure des lieux. Le guide nous donne quelques éléments d’histoire sur leur construction, sur les civilisations qui se sont succédé dans la région, mais aussi sur les conditions de fouille depuis la découverte des sites archéologiques. On est surpris d’apprendre que beaucoup de sites ne sont pas encore étudiés, faute de budget, mais aussi pour des raisons politiques et diplomatiques…

Où manger à Nazca ? Limon y Sazon

C’est dans ce restaurant que nous dégustons notre premier cevice péruvien (spécialité à base de poisson cru mariné dans du jus de citron et du piment). Un délice !

Av. Los Incas 202, Nazca

C’est encore un bus de nuit qui nous permettra de rejoindre Arequipa. Celui-ci ne sera pas au top de sa forme, mais on arrivera à destination entiers malgré tout !

** Arequipa **

C’est sous la lumière du petit matin que nous découvrons Arequipa, deuxième ville du pays (en nombre d’habitants). Nichée au pied du volcan Misti dans les Andes péruviennes, elle est aussi surnommée la cité blanche. Si les villes péruviennes ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable jusqu’à présent, c’est très différent à Arequipa. De nombreux bâtiments de l’époque coloniale constituent l’architecture du centre ville, mais, ce qui la rend célèbre, c’est avant tout la cathédrale et le couvent Santa Catalina, plus grand couvent du monde.

Et ce couvent… Quelle découverte ! On s’inscrit pour une visite privée, avec une guide qui nous dispense des anecdotes sur la vie au couvent et les détails architecturaux. Ensuite, on peut profiter du couvent par nous-mêmes. Tout au long de notre visite, on est ébloui par les couleurs du couvent : si Arequipa est la ville blanche, le couvent est d’un contraste saisissant ! Rouges, oranges, bleus vifs piqués du vert des plantes, on en prend plein les yeux. Chaque zone a sa propre ambiance et l’étendue des lieux nous fait penser à une ville dans la ville. Et, au détour des “rues”, on peut apercevoir le volcan et les montagnes dont la neige se détache du ciel bleu. Voilà une visite que l’on ne regrette pas d’avoir faite !

Le midi, on dégustera un repas dans l’une des ruelles typiques de la ville. On testera aussi pour la première fois le pisco sour, célèbre boisson alcoolisée du pérou, et l’Inca cola. Pour le premier, c’est l’amertume qui nous a marqué avant tout ; quant au deuxième, c’est le goût de chewing-gum qui est à la lutte avec la couleur jaune soutenu de la boisson… Ce sera notre dernière dégustation pour chacun !

L’après-midi, on se promène dans les rues de la ville en attendant notre bus pour Puno.

Rico Pollo

Le soir, avant d’embarquer, on déguste un bon poulet chez Rico Pollo, une chaîne qui propose des repas à base de poulet rôti essentiellement. C’est d’abord l’odeur qui nous a attirés, et l’on n’a pas été déçus !

Calle San Camilo Nro 100 Cercado

http://www.ricopollo.pe/

** Puno et le lac Titicaca **

Depuis Puno, nous embarquons pour une excursion de deux jours sur le lac Titicaca. Un nom qui a chanté dans mon oreille depuis des années, car il a longtemps été considéré comme le plus haut lac navigable du monde. En tout cas, on ne peut nier qu’à près de 3 812m d’altitude, on commence à se sentir suffisamment en hauteur ! Il est même suffisamment grand pour être soumis au phénomène des marées, et pour marquer la frontière entre le Pérou et la Bolivie.

Plusieurs légendes marquent ce lac et ponctuent encore la plupart des histoires racontées par les guides et habitants. L’une d’entre elles veut que le dieu Viracocha aurait surgi de ces eaux pour créer le monde et les civilisations des Andes. Une autre aurait donné son nom au lac : Titicaca signifie, pour les incas, “puma gris”. A l’époque où les hommes vivaient dans les vallées, protégés par les Apus, Dieux des Montagnes, leur seule interdiction était de ne pas gravir ces montagnes par respect. Mais le Démon convainquit les hommes d’aller y chercher le Feu Sacré. Furieux, les Apus lancèrent sur les hommes des pumas sortis des montagnes. Devant l’étendue des pertes humaines, le Dieu du Soleil pleura, pleura… Et de ses larmes naquirent le lac.

L’excursion commence par nous emmener sur les villages flottants d’Uros. Beaucoup de touristes passent par ici, donc c’est un accueil bien rodé qui nous attend, mais cela n’enlève pas grand-chose au charme des ces villages construits à base de roseaux.
On nous présente quelques villageois de la communauté de Paramis, qui nous expliquent la construction de leurs maisons, mais aussi leur vie quotidienne (comment cuisiner au feu de bois sur un plateau fait de roseaux, etc.). Ensuite, ceux-ci vont nous emmener dans l’une de leurs pirogues vers le cœur du village… où l’on retrouvera également un magasin de souvenirs et de quoi grignoter (à prix fort).

Nous mettons ensuite le cap vers l’île d’Amantani, où nous passons la nuit.

Ici, un couple d’anciens nous accueille par groupes de quatre. On nous emmène, avec un autre couple, vers la maison où nous logerons, puis nous redescendons vers la place principale du village pour une visite avec la guide. Celle-ci nous fait découvrir les environs, nous donne quelques éléments d’histoire et de culture sur les peuples aymara et quechua. On sera aussi conviés à un mariage traditionnel pour mieux prendre la mesure de leurs coutumes. Malgré tout, cela nous semble peu naturel et nous restons à l’écart pour leur laisser un peu d’intimité.

Au crépuscule, on grimpera sur le Pachamama (terre mère, l’un des deux pics de l’île, l’autre étant Pachatata, terre du père), vers le temple. Le chemin est facile, mais l’altitude doublée du froid saisissant rend notre souffle plus court !

Notre couple d’hôtes nous accueillera pour le repas, simple mais savoureux. Nous échangeons avec les moyens du bord en essayant d’apprendre quelques mots de quechua : ici, on ne parle pas vraiment l’espagnol ! Malgré les barrières de l’âge, de la culture, et de la langue, on se sent bien. L’accueil est chaleureux et généreux !

Après le repas, on nous fait essayer les tenues traditionnelles : poncho rouge et bonnet multicolore pour monsieur puffin, ensemble jupe bleue et blouse blanche brodée de fleurs pour moi, complété d’un long châle noir pour les cheveux. On se sent un peu décalés, mais c’est rigolo, bien que très inconfortable. Par contre, avec cette tenue, il fait bien chaud ! C’est ainsi vêtus que nous nous rendons à nouveau dans le village pour assister à un spectacle musical, à l’occasion duquel il nous faudra danser… Et ce n’est pas l’âge qui arrêtera nos hôtes, bien décidés à profiter de la soirée eux aussi.

Le lendemain matin, nous quittons Amantani et ses villageois avec un petit pincement au cœur. Quelques signes de la main, et le bateau s’éloigne en direction de l’île de Taquile.

A Taquile, c’est le paysage sauvage qui nous accueillera en premier. Il y a quelques heures de marches jusqu’au village en hauteur, au détour duquel nous pourrons admirer le lac (qui ressemble à la mer…) et l’architecture typique de l’île avec ses arches de pierre.

Arrivés au village, nous traversons une rue envahie de stands où l’on fait griller viandes et légumes aux odeurs plus qu’alléchantes (mais malheureusement déconseillés par la guide). Accolés à la place principale, on trouve les ateliers de tissage tenus par les femmes. Ici, les villageois vantent également leur tricot, art réservé aux hommes ! L’art textile de Taquile est reconnu dans le monde entier et est, d’ailleurs, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2008. Du haut des ateliers, on profite aussi d’une vue panoramique sur les environs.

Il est déjà temps de reprendre le bateau pour quitter le lac pour de bon… C’est la tête pleine de souvenirs que nous retournons à Puno pour déguster un petit cocktail avant de prendre le bus pour Cuzco. Un bus de nuit, encore !

Les bus au Pérou | Cruz del Sur

C’est probablement le moyen de transport le plus économique. Vu notre planning serré, c’était aussi pour nous le moyen d’optimiser les trajets en profitant souvent de la nuit pour avaler les km ! Pour ces bus, toutes les compagnies ne se valent pas. L’une des plus fiables pour nous a été Cruz del Sur, dont les bus étaient corrects (et même plutôt confort parfois), et le service plutôt bon.

http://www.cruzdelsur.com.pe/

** Vallée des Incas **

** Pisac et les salines de Maras **

Pour cette première journée dans la vallée des Incas, nous jetons notre dévolu sur le site de Pisac. Un tuk-tuk nous dépose à l’entrée la plus basse en nous assurant que c’est l’entrée principale. On soupçonne que son engin n’était de toute façon pas capable de franchir la montée jusqu’au bout sans rendre l’âme. Bon, on remet nos gros sacs sur le dos et on s’attaque au site. Le soleil pointe à peine ses premiers rayons derrière la montagne. On est complètement seuls !

Le site en lui-même est immense et les ruines impressionnantes. Je ne peux m’empêcher de faire courir un doigt le long des joints presque invisibles entre les pierres qui semblent pourtant dépareillées. On redescend la montagne pour trouver d’anciennes maisons bien conservées. C’est également l’occasion d’étudier la faune et la flore surprenantes de la région ! On s’aperçoit à ce moment que nous n’avons pas pris l’entrée principale, mais probablement une entrée secondaire connue des locaux… Tant pis !

L’arrivée dans le village sera l’occasion de se promener dans le marché qui s’est installé depuis notre premier passage. Ensuite, nous attrapons un taxi pour nous rendre aux salines de Maras dans la vallée de l’Urubamba, dont les guides nous ont vanté la beauté.

Les bassins des salines de Maras étaient probablement déjà exploités par les incas. Vers le IIè siècle après J-C, ils approvisionnaient toute la région en sel.

Notre chauffeur de taxi, très sympathique, s’arrête en route pour nous permettre de prendre quelques photos vu d’en haut. Puis nous descendrons dans les salines elles-mêmes pour nous promener entre les rigoles. Le chemin serpente ensuite vers le fond de la vallée, où nous retrouverons la route vers Ollantaytambo.

C’est après plusieurs heures de marche qu’on se rend compte que le projet de finir à pied jusqu’au village était un peu trop ambitieux, surtout avec nos gros sacs à dos. Heureusement pour nous, on finira par nous prendre en stop pour les derniers kilomètres !

Pour clore la journée, on grimpe dans les hauteurs de la montagne environnante pour explorer les ruines et surplomber le village. Au crépuscule, la lumière est agréable, mais mes pieds sont fatigués !

** Ollantaytambo **

Ce matin, nous nous levons aux aurores pour profiter du site d’Ollantaytambo avant l’arrivée des touristes.

Ollantaytambo est une forteresse inca qui tient son nom d’un célèbre guerrier, Ollantay.
C’était l’un des villages les plus importants à l’époque inca en raison d’une situation géographique au croisement de nombreux chemins.
Après l’arrivée des Espagnols, Manco Capac s’y réfugia pour tenter de fédérer la résistance incas face aux colons après la chute de Cuzco. De nombreux combats s’y déroulèrent avec une résistance qui dura plusieurs années, avant que Manca Capac ne s’incline face aux espagnols.

C’est l’un des rares sites qui témoignent de l’architecture urbaine inca : on y voit bâtiments, rues, temple, … Le site est d’ailleurs divisé en deux parties : l’une pour le village, organisé en épi de maïs, et l’autre pour le centre militaire et religieux avec, en hauteur, le temple du soleil. Ici encore, la jointure des pierres est stupéfiante de précision !

On visite ce site pour ses ruines, bien sûr, mais aussi pour la beauté du paysage : le village est niché au creux de la vallée et l’on peut profiter d’une vue splendide sur les montagnes.
En redescendant, on tombe nez à nez avec des lamas et alpacas placides. Typique !

** Aguas Calientes **

Aujourd’hui, c’est le grand jour. Enfin, presque. Le grand jour de la montée du Machu Picchu, c’est demain. Mais d’abord, il faut affronter la route pour Aguas Calientes et ce n’est pas une mince affaire ! Devant les prix exorbitants pratiqués par l’Inca rail pour relier Cuzco à Aguas Calientes, nous décidons de faire la route à pied, avec nos sacs. Ou plus exactement, nous récupérons un collectivo (minibus d’une dizaine de personnes) depuis Ollantaytambo vers l’usine désaffectée d’Hydroelectrica, puis nous longerons à pattes les rails, jusqu’au village.

Sur le premier tronçon de route, on serre les dents lorsque le minibus tangue sur la route (très) étroite à flanc de montagne. D’ailleurs, notre chauffeur nous explique avec légèreté que, quelques semaines plus tôt, un éboulement de terrain a emporté une voiture ! C’est d’ailleurs pour ça que la route est encore plus étroite à cet endroit ; en effet, l’une des roues du minibus semble être dans le vide lorsque nous passons la boucle et tout le monde se penche vers la falaise pour que déplacer le poids du véhicule. Ce n’est pas très rassurant, mais heureusement pour nous, nous atteignons Hydroelectrica sans encombres.

Il est temps à présent ne reprendre nos sacs pour les 2-3h de route qui nous attendent. Si le chemin n’est pas difficile car plat presque tout le long (hormis une petite montée au début et quelques reliefs vers la fin), mieux vaut ne pas être trop chargé pour l’entreprendre. Si vous en avez la possibilité, laissez donc vos sacs à Cuzco pour ne garder avec vous que l’essentiel. Cela dit, le trajet est très joli avec ses plantes exotiques, son pont rouillé et suspendu au-dessus de la rivière, et le train bleu et jaune qui passe de temps à autres.

Se loger à Aguas Calientes | Ecopackers Machu Picchu

Bon, on ne va pas se mentir, les logements sont une denrée rare dans le petit village d’Aguas Calientes. Forcément, les prix sont élevés ! Mais dans cette auberge, le service était très correct, la chambre propre et les installations communes très sympa. Alors, on ne se plaint pas trop…

Santuario Historico Machu Picchu, Peru, Av Imperio de los Incas 136, Aguas Calientes

60US$ la chambre 2 personnes

http://www.ecopackersperu.com/hostel-machu-picchu/

** Le Machu Picchu **

Il est 4h du matin, il fait nuit, et on lace nos grosses chaussures de rando pour vite se planter devant la grille d’entrée du site du Machu Picchu. Pour avoir le privilège d’être parmi les premiers à visiter le site, il faut faire quelques sacrifices : grapiller sur notre sommeil et faire une croix sur le bus qui monte jusqu’aux ruines. Nous, on fera tout à pattes ! Je vais bientôt maudire ces fichues marches inégales qui ponctuent la montée.

Nous parvenons au sommet avant les bus alors que les premiers rayons éclairent doucement les pierres. La lumière est dorée, le ciel bleu, les pierres grises, le sol vert éclatant. C’est magnifique.
Explorer le site nous prend plusieurs heures à crapahuter entre les ruines à la recherche du temple du soleil ou d’autres lieux marquants. On tombe parfois nez à nez avec un lama ou un alpaca aux prises avec les touristes amateurs de selfies !

Il est bientôt temps de tout redescendre. Je retrouve avec un bonheur non dissimulé (ou pas) les marches qui m’avaient tant exaspérée à l’aller. Heureusement, si la descente reste éprouvante pour les genoux, c’est quand même plus facile. Plus qu’à récupérer nos sacs à l’auberge et… reprendre des forces pour la route vers Hydroelectrica ! Pour cela, on s’arrête à la boulangerie d’Aguas Calientes pour faire le plain de sandwiches et de viennoiseries. On aura besoin de sucre !

Le Machu Picchu

Attention à bien réserver très en avance vos billets pour le site est les éventuels sites annexes. En effet, pour le site principal, le nombre maximum d’entrées par jour est de 2500 !
Il faudra présenter les billets imprimés pour recevoir le graal : le tampon d’entrée !

64US$ l’entrée classique

http://www.machupicchu.gob.pe/

http://machupicchu.fr/

** Cuzco **

Aujourd’hui, on a la sensation que c’est notre dernier jour au Pérou… Et c’est un peu vrai, puisque nous prendrons ce soir l’avion pour Lima, et demain l’avion pour Paris. Mais il nous reste encore quelques heures pour profiter de la ville. Et, à la manière d’Arequipa, Cuzco est une jolie ville, dans laquelle on prend plaisir à déambuler ! Notre promenade nous conduit jusqu’au marché aux légumes, où l’on déguste un excellent smoothie aux fruits ultra frais et ultra savoureux. Un délice de fraicheur et de vitamines ! Attention cela dit à bien demander “sans eau” (ils ont l’habitude) pour éviter les mauvaises surprises.

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