Escale à Taïwan

Escale à Taïwan

Lors de mon année au Japon, les périodes de vacances étaient plutôt rares, et le budget plutôt réduit pour l’étudiante que j’étais. Mais j’avais quand même bien envie de profiter de cette expérience pour vadrouiller dans les environs. On n’est pas de ce côté du globe tous les jours ! Quand une petite semaine de vacances s’est profilée à l’horizon, j’ai donc sauté sur l’occasion (et dans l’avion) pour une virée en solo à Taïwan. Avec seulement 7 jours sur place et pas de permis de conduire, il a bien sûr fallu faire un choix plutôt drastique sur les étapes du voyage… J’ai donc retenu quatre destinations emblématiques pour profiter du Taïwan citadin, mais aussi de sa nature préservée.

Voler avec Peach

Pour me rendre à Taipei depuis le Japon, j’ai choisi de passer par la compagnie Low-cost Peach, qui proposait un aller/retour à moins de 80€. Si vous envisagez de voyager en Asie mais avez un budget serré, c’est une très bonne option ! La compagnie japonaise garde un niveau de service plutôt élevé (respect des horaires, etc), même si les terminaux de Peach ne sont pas les terminaux premium. En revanche, les tarifs sont très intéressants pour de nombreuses destinations comme Hong-Kong, Seoul, Naha, … C’est un bon compromis !

https://www.flypeach.com/pc/en

** Première partie : Taipei **

Pour ce voyage, j’avais une idée assez approximative de ce que j’allais chercher dans chacune de mes étapes. L’idée était plutôt de me laisser porter et voir où j’allais atterrir. En arrivant à Taipei, j’ai donc commencé par me promener le long des quais : deux rivières traversent Taipei, les rivières Keelung et Xindian. Avant de les atteindre, je suis d’abord marquée par le nombre impressionnant de scooters qui surgissent à chaque coin de rue. C’est de loin le moyen de locomotion plébiscité par les habitants !

Ensuite, je vais partir à la recherche de deux des temples les plus connus de la ville : le temple de Longshan et le temple de Confucius.

Temple de Longshan

Construit en 1738, il est niché au cœur de la vieille ville de Taipei dans le quartier de Wanhua. Il a résisté au temps, aux guerres, aux caprices du climat dans cette région (typhons, tremblements de terre, …) et garde dans le cœur des Taïwanais une place particulière : c’est encore un lieu de culte chinois encore très fréquenté, à mi-chemin entre le bouddhisme et le taoisme. L’odeur de l’encens embaume l’air et l’intérieur du temple semble une parenthèse dans l’activité grouillante et bruyante de la ville. On y admire les sculptures finement ouvragées, les lanternes colorées, les arches, …

No. 211, Guangzhou Street, Wanhua District, Taipei City

Entrée libre

Temple de Confucius

Comme son nom l’indique, ce temple honore Confucius, considéré comme l’un des plus grands philosophes. Confucius prônait la sobriété et c’est donc en toute logique que l’on retrouve cette caractéristique dans ce temple… Sobriété toute relative, quand on observe les sculptures, les dorures, et autres ornements du temple. Mais effectivement, comparé aux autres temples de Taïwan, celui-ci semble plus réservé.

No. 275, Dalong Street, Datong District, Taipei City

Entrée libre

Ensuite, la visite continue avec la visite du mémorial de Tchang Kaï-Chek. Après les rues étroites de la vieille ville, le mémorial offre enfin de grands espaces : un grand jardin entour le mémorial de marbre blanc, de près de 70m de haut !

Mémorial Tchang Kai-Chek

Après la mort du premier président de la République de Chine (Taïwan), Tchang Kaï-chek, le 5 avril 1975, le gouvernement taïwanais décida la construction d’un mémorial en son honneur. Bien que figure importante de l’histoire de Taïwan, ce leader politique n’a pas toujours eu l’approbation de la communauté internationale : son gouvernement autoritaire a conduit à un régime dictatorial dont l’oppression fit plusieurs milliers de victimes.

No. 21, Zhongshan South Road, Zhongzheng District, Taipei City

Entrée libre

La journée touche à sa fin : c’est le meilleur moment pour entamer l’ascension de la célèbre tour Taipei 101.

Taipei 101

Aujourd’hui classé 6è plus haut building au monde, il s’élève à plus de 500m de haut ! Taipei 1O1 est même resté n°1 jusqu’en 2010. Son nom lui vient de ses 101 étages. La tour a été conçue pour résister aux typhons et séismes, et est l’une des constructions les plus écolos au monde (éclairage LED – dont la couleur change chaque jour !, etc). Elle mélange aussi modernité et traditions avec une forme qui s’inspire de l’architecture traditionnelle asiatique (et du bambou) et les symboles qui ornent sa façade.

No. 7, Section 5, Xinyi Road, Xinyi District, Taipei City

600 NT$

https://www.taipei-101.com.tw/en/index.aspx

** Partie 2 : Hualien **

C’est près de Hualien que se trouvent les célèbres gorges du Taroko. Pour les rejoindre, je vais d’abord prendre le TGV Taïwanais (l’un des plus performants au monde !), puis un bus touristique pour atteindre les gorges. Si j’ai eu un peu de mal à m’orienter à la gare routière, avec forces de gesticulations et de sourires, j’ai fini par me faire indiquer le bon arrêt.
Le bus nous conduit entre les montagnes et devant le temple du printemps éternel, jusqu’aux lieux de randonnées. Plusieurs navettes font l’aller-retour dans la journée, histoire de laisser aux visiteurs le temps de profiter des randonnées et de l’air frais. Plusieurs sentiers partent du lieu de dépôt des navettes.
Après Taipei, c’est un bonheur de se retrouver dans la nature !

Gorges de Taroko

Situées au cœur du parc national du Taroko, les gorges de Taroko ont été formées par une rivière qui a creusé son chemin à travers des montagnes de marbre et de granit. L’eau y est d’un turquoise saisissant entre les pierres blanches striées de gris et noir. On comprend pourquoi c’est l’un des sites les plus visités de l’île !

972, Taïwan, Hualien County, Xiulin Township

Entrée libre


https://www.taroko.gov.tw/en

** Troisième partie : Taichung **

Je reprends le train pour rejoindre la ville de Taichung. Arrivée tard le soir, un étudiant vient me chercher à la gare pour me conduire à l’auberge de jeunesse. Enfin quelqu’un qui parle anglais ! Je comprends que c’est le neveu de la gérante de mon auberge. Il me conduit entre les rues de la ville, jusqu’à un restaurant-auberge que je ne recommanderais pas ! Une chambre à l’étage de la salle principale plutôt vétuste, un tuyau d’arrosage en guise de douche qui pend du plafond des toilettes. Heureusement que la nuit a coûté quelques broutilles… Pas très à l’aise dans le restaurant, je sors rapidement me promener dans la ville (la deuxième plus importante du pays).

Le lendemain matin, je m’éclipse pour prendre le bus vers le Lac du Soleil et de la Lune. Toutes les descriptions que j’en ai lues sont dithyrambiques : on vante sa beauté, son calme, sa poésie… J’ai hâte !
En arrivant sur les berges du lac, j’achète un ananas frais à déguster en me promenant. Cette journée s’annonce bien !

Sunmoon lake

La beauté romantique de cette région en ont fait la destination favorite des Taïwanais pour les lunes de miel. Le nom du lac vient de sa forme : elle fait penser au Soleil et à la Lune combinés. Avec une superficie de près de douze kilomètres carrés, le Lac du Soleil et de la Lune est le plus grand lac intérieur de Taïwan !

Entrée libre

http://www.sunmoonlake.gov.tw/English/#1

** Quatrième et dernière partie : Kaohsiung **

La dernière étape de ce tour express de Taïwan m’emmène à Kaohsiung, troisième plus grande ville du pays après le Nouveau Taipei et Taichung. Je ne m’attendais pas à grand-chose en arrivant dans cette ville : je l’avais choisie surtout pour ne pas avoir à remonter tout le pays pour repartir vers le Japon depuis Taipei. A vrai dire, je redoutais même de me retrouver dans une agitation similaire à celle de Taipei. J’ai été bien surprise en arrivant à Kaohsiung !
L’ambiance y est très différente de ce que j’avais ressenti dans les villes taiwanaises jusqu’à présent. Ici, tout est plus posé… C’est sûrement dû à la présence de l’immense lac au cœur de la ville, haut-lieu mythologique du pays. Tout autour se trouvent de nombreux temples et pagodes. C’est d’ailleurs autour de ce lac que je vais passer la quasi-totalité de ma journée, tellement il y avait de choses à voir !

J’ai en plus eu la chance de faire une jolie rencontre avec un dessinateur à l’encre de chine, qui traçait des chevaux sur le papier plus vite que son ombre ! Je suis repartie avec quelques esquisses que je conserve précieusement.

Sur les conseils de la gérante de mon auberge (qui, après avoir vécu près de 1à ans à Dijon, parlait un très bon français !), je m’aventure aussi dans le marché de nuit de la ville, très réputé pour ses spécialités. Coincée entre les étals d’insectes et la foule monstrueuse, je ne vais pas tenir longtemps avant de m’extirper de l’endroit ! L’expérience était certes intéressante, mais pour en profiter, il faut plus de patience que ce dont j’ai été capable… A faire, malgré tout !

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