Cracovie, la médiévale

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Cracovie, la médiévale

Cracovie en bref (tl;dr)

  • On réserve bien ses visites en avance, car le nombre de places est (très) limité et tous les points d’intérêt sont pris d’assaut
  • A ne pas rater :
    • La vieille ville avec la Voie Royale, la Basilique Sainte-Marie et Stare Mesto
    • Le château de Wawel
    • Auschwitz
  • La galerie c’est ici

Première étape de notre voyage express en Europe de l’Est : Cracovie !

Aussi appelée Kraków (ou “la belle Polonaise” pour les intimes), c’est la deuxième plus grande ville de Pologne.

Nous l’avons choisie pour ce voyage car c’est une ville avec une histoire très riche et qui a miraculeusement été épargnée au cours des guerres. On y trouve donc de nombreux éléments d’architecture médiévaux, gothiques, etc. En bref, plein de choses à visiter et une promesse de belles photos et de châteaux.

** Jour 1 – L’arrivée **

Nous avons atterri à l’aéroport Jean-Paul II de Cracovie qui tient évidemment son nom du Pape polonais, grande figure de la Pologne et de la ville, né dans la région (il a d’ailleurs été évêque puis archevêque de Cracovie avant de rejoindre le Vatican).

Bon, là, on ne va pas se mentir, l’arrivée a été un peu… ratée. Après deux allers-retours entre la gare ferroviaire et la gare routière de l’aéroport et près d’une heure d’attente, nous finissons par attraper un train en direction de Cracovie. Une fois arrivés, il nous restera encore 30 min de marche avec les sacs à dos pour rejoindre notre airbnb, situé à l’exact opposé de la ville (qui, heureusement pour nos pieds et nos dos, reste petite).

Pour compenser ce petit loupé, nous longeons l’enceinte de la ville via l’une des allées verdoyantes de la périphérie (planty) pour pénétrer dans le centre via la Voie Royale (sisi). C’est beau, ça donne envie de s’arrêter… mais les sacs étaient trop lourds !

Notre airbnb

Pour ce séjour de trois jours, nous avons réservé un petit airbnb à mi-chemin entre kazimierz, le quartier juif (et paraît-il le plus branché de la ville), et la Vistule, principal fleuve polonais qui traverse Cracovie.

L’objectif étant de limiter les frais pour ce petit voyage (en prévision de ceux à venir, notamment !), nous avons choisi un airbnb relativement proche du cœur névralgique de Cracovie (la place Rynek Glowny), mais abordable.
On s’est donc naturellement retrouvés dans un appartement-dortoir avec 4 chambres, une douche partagée et une cuisine ouverte sur… Le couloir. C’était spartiate, mais au final plutôt calme et bien situé. Pour le temps que nous y avons passé, c’était largement suffisant !

Paulińska, Cracovie, małopolskie 33-332

28,3€ par nuit pour deux personnes(+ frais airbnb)

Voilà, il est 19h, il se fait faim et nous avons envie de profiter de la ville, enfin ! Après un premier refus au restaurant que nous avions choisi pour ses spécialités polonaises, nous nous dirigeons droit vers Rynek Glowny (non sans avoir réservé pour le lendemain, mais j’y reviendrai plus tard), la Place du Marché, histoire de profiter de l’ambiance et des restaurants alentours.
Proies faciles surtout l’estomac vide, nous nous sommes laissés entraîner par les odeurs des différents chalets de nourriture éparpillés sur la place : tartine de rillettes (gigantesque), beignets de fromage, fruits au chocolat… Le tout à déguster sur la place en déambulant entre les vendeurs de souvenirs et les grappes de dragons de Cracovie. Un rapide saut dans les halles au draps pour flâner avant de rentrer.

Sur le retour, on prendra quelques provisions pour le petit déjeuner, évidemment !
Enfin, nous profiterons du coucher du soleil sur la Vistule, avec une promenade le long des quais qui mènent à la colline de Wawel.

**Jour 2 – Auschwitz et la vieille ville**

Ça deviendra une constante dans notre séjour, mais lorsque nous avons réalisé que le site d’Auschwitz-Birkenau était proche et décidé de nous y rendre, tout était complet. Impossible donc d’avoir accès au musée national, ni au site d’Auschwitz (camp de travail). Le site de Birkenau (camp de concentration) est cependant libre d’accès, tant en nombre de visiteurs qu’en coût : nous décidons donc de faire malgré tout le déplacement vers ce lieu qui a marqué l’histoire.
Note : il semblerait que les agences bénéficient de places spécifiques pour Auschwitz, parfois disponibles même la veille.

Un bus plutôt fréquent (plusieurs départs par demi-journée) permet de relier Cracovie et Auschwitz. Plusieurs compagnies proposent le même trajet. Notre bus est parti à l’heure et la prestation était tout à fait honorable, le critère de choix pour nous ayant principalement été la possibilité de réserver en ligne la veille !

Afin d’être libres dans notre visite, nous n’avons pas pris de guide et je le regrette finalement : il y a peu d’explications sur le site ; la connaissance d’un guide nous aurait permis de mieux nous immerger et nous rappeler avec plus de précision les évènements qui se sont produits ici durant la guerre.

J’ai lu à de nombreuses reprises que cette expérience reste très personnelle ; quoiqu’il en soit, on n’y reste pas indifférent.

Se rendre à Auschwitz

Un excellent article du blog Salut Bye Bye nous a permis de nous y retrouver avant le départ. N’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil ici !

Ul. Wiezniow Oswiecimia 20, Osviecim

Nombreux bus entre Cracovie et Osviecim

Navette gratuite entre les sites d’Auschwitz et Birkenau

40 zl pour une visite en groupe, en anglais ou français

http://auschwitz.org/en/

De retour à Cracovie, nous marchons de la gare jusqu’au centre ville. En passant à nouveau par les planty, nous nous arrêtons dans la Barbacane (Barbakan), forteresse défensive autrefois reliée à la porte de Saint-Florent, que nous visiterons ensuite. Toutes deux offrent de nombreuses informations sur l’histoire de la ville et des batailles qui s’y sont déroulées au Moyen-Âge. Et, de la porte Saint-Florent, nous aurons une vue imprenable sur la Voie Royale !

Après une journée éprouvante, vient le temps du réconfort. Nous nous rendons au restaurant Starka réservé la veille. Un délice !

Où manger à Cracovie ? Le Starka

Au menu : genou de porc pour monsieur puffin, blanc de dinde et sauce aux champignons pour madame puffin. Un délice bien copieux ! Nous accompagnons le tout d’une bière polonaise… à la fraise. Le serveur, grand amateur de foot français, s’est montré très aimable tout le long du service.

Józefa 14, 31-056 Kraków

http://www.starka-restauracja.pl/eng/

**Jour 3 – Le château de Wawel**

Après avoir été refoulés une première fois au château de Wawel, faute de place, nous retentons notre chance : nous voilà au petit matin, en tête de la queue pour les billets. Nous choisissons de visiter la salle d’armes et la cathédrale (libre d’accès).
Le château est quasi désert, c’est bien appréciable ! .

Par curiosité, nous visitons aussi l’antre du dragon… Une visite bien décevante pour nous qui attendions une cave grandiose ! A faire éventuellement pour le folklore, mais attention, la visite consiste en une descente dans un escalier étroit, une petite grotte… et c’est tout.

La salle d’armes en revanche était bien plus vaste que prévu, avec une collection de lances, d’épées, et pistolets franchement impressionnante.

La cathédrale renferme quant à elle nombre de trésors nationaux (et même une relique du fameux dragon, sisi). Je n’ai cependant pas su apprécier ma visite, noyée au milieu du flot de touristes et parquée dans le chemin autorisé pour la visite libre.

Le château de Wawel

Un bureau des réservations, au fond du bureau principal où on achète les tickets, permet de réserver en avance des billets pour les principales visites du château. Cela évite les mauvaises surprises car les places partent vite ! Si Cracovie est moins touristique que certaines de ses voisines (comme Prague), le nombre (très) limité de places et son succès grandissant peuvent vite jouer des tours aux touristes étourdis.

A noter : pour visiter la cathédrale, il est interdit d’entrer avec une bouteille d’eau ou de la nourriture.

Colline du Wawel

Environ 10zl par visite (Trésor royal et armurerie, appartements privés, exposition d’art)

www.wawel.krakow.pl

Après un brunch savoureux au Milkbar Tomasza (“irish breakfast” accompagné de crêpes, notre estomac était bien rempli ! L’ambiance y était conviviale, avec de grandes tables de bois parfois partagées), nous retournons ensuite vers Stare Mesto, pour visiter la Basilique Sainte Marie. Le guichet est situé sur la droite de la basilique. Un pass y est nécessaire pour avoir l’autorisation de photographier l’intérieur du bâtiment. Si, une nouvelle fois, nous arrivons trop tard pour visiter les tours (décidément !), nous nous contentons de la basilique elle-même. Et il faut avouer que la visite vaut le détour et a rapidement effacé notre déception ! Les couleurs sont incroyables, la richesse des décors impressionnante. Le retable de bois (vieux de plus de 500 ans !) et réputé dans toute l’Europe, est paraît-il l’un des chefs d’œuvres de la ville. Pour ma part, je n’ai pu m’empêcher de lever le nez sur le plafond étoilé.

Nous finirons la journée par une promenade dans le quartier de Kazimierz, très animé en ce début de soirée…

Quelques anecdotes…

De nombreuses anecdotes et légendes rythment les promenades dans la vieille ville de Cracovie. Sans essayer d’être exhaustif, en voici quelques-unes qui, peut-être, aiguiseront votre curiosité !

  • Pourquoi “Krakow” ?
    La ville de Cracovie, Krakow, tiendrait son nom d’un prince (imaginaire ?) du Moyen-Âge, Krakus, qui aurait fondé la ville (autour du Xè siècle). En combattant les gaulois, il devint roi et organisa un premier État polonais.
  • La légende du dragon
    Ainsi, Krakus, roi adulé, fonda sa ville, Cracovie. Mais un dragon vient bientôt terroriser les habitants et élit domicile dans une grotte voisine. Le roi promet la main de sa fille à celui qui vaincra le monstre. Les chevaliers se succèdent, sans jamais parvenir à terrasser la bête… Un cordonnier a alors une idée ingénieuse : il tue un mouton, remplit son ventre de souffre, et le jette en appât au dragon. Celui-ci dévore le mouton, ce qui fera éclater son ventre. Et ainsi, c’est le petit cordonnier qui épousera la princesse.
  • Construction de la basilique
    Quand on lève la tête vers la basilique, on ne peut manquer de remarquer que les deux tours qui nous surplombent ne sont pas de la même hauteur. Non, ce n’est pas une illusion d’optique due à leur différence de forme ! L’une mesure 81m, et l’autre 69m. La légende veut que deux frères aient été choisis pour construire ces deux tours. Chacun a son propre projet et, s’il y a une compétition entre les deux, les deux chantiers progressent bien. Pourtant, un jour, le frère cadet s’aperçoit que sa tour ne sera jamais aussi grande et aussi belle que celle de son frère. De jalousie, il le tue alors d’un coup de couteau (lui-même exposé dans la halle aux draps). Les versions divergent ensuite : le karma aurait rattrapé le meurtrier qui serait mort dans un accident, ou bien, rongé par le remords, il se serait ensuite suicidé le jours de l’inauguration… Avec le même couteau ayant tué son frère.
  • Le trompettiste de la basilique
    Sur la place Rynek Glowny, on peut entendre à chaque heure le son d’une trompette soudain interrompu. Cet hymne, appelé le hejnal, a également sa propre histoire ! En effet, la légende veut que le guetteur de la ville ait sonné l’alarme en apercevant l’arrivée de cavaliers mongols. L’un d’entre eux le tua d’une flèche dans la gorge, interrompant abruptement la mélodie du guetteur… Depuis, on rend hommage à son sacrifice en rejouant l’hymne, amputé de ses notes finales. Quelques incohérences historiques remettent en cause la légende, mais a-t-on vraiment envie de casser le mythe ?

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