15 jours au Yucatan

15 jours au Yucatan

**Cancùn – L’arrivée**

Il est 17h lorsque nous atterrissons à Cancun, après onze heures de vol. Le choc thermique est presque jubilatoire après l’hiver parisien, tout comme le soleil qui brille sur le ciel bleu sans nuages !
C’est à l’aéroport que nous devons récupérer notre voiture. Evidemment, enterprise, l’agence de location que nous avons choisie, est la seule dont le stand est fermé ! Sur les conseils des autres agences, nous nous rendons sur le point de rencontre commun (au bout du hall, d’arrivée, tout droit en sortant du bâtiment). Les chauffeurs se succèdent mais n’annoncent toujours pas enterprise. Heureusement, d’autres touristes nous rejoignent et confirment que nous attendons au bon endroit… Et, finalement, deux chauffeurs enterprise débarquent avec leurs minivan pour embarquer la petite troupe de touristes impatients et jetlagés.
Le chauffeur nous conduit à quelques km de l’aéroport. On nous accueille rapidement, les papiers sont signés, on nous propose de choisir entre un émetteur 4G ou un GPS, on choisit le GPS, on nous donne un téléphone basique à coller sur le parebrise, on fait le tour du véhicule, on nous donne les clés… Et c’est parti !
Entre le temps d’attente pour récupérer les bagages, celui pour être conduits à l’agence de location de la voiture, celui pour récupérer ladite voiture… Il fait déjà nuit, et nous sommes bien en retard par rapport à l’horaire annoncé à notre chambre d’hôtes. Heureusement pour nous, Mariana est très compréhensive et nous accueille avec chaleur malgré tout. Elle nous prodigue de nombreux conseils sur les restaurants et magasins à proximité et même sur les activités à ne pas rater dans la région.

Où loger à Cancùn ? | Habitacion Potter

Pour cette première nuit à Cancùn, nous n’avons pas cherché à être au cœur de la ville, mais plutôt un compromis entre accessibilité et repos. Notre choix s’est porté sur ce joli B&B dans un quartier calme, de quoi nous reposer avant de prendre la route dès le lendemain !
Notre hôte nous donne quelques indications par whatsapp et nous accueille chaleureusement à notre arrivée. La chambre est simple mais plutôt confortable.
Sur les conseils de notre hôte, nous nous rendons au restaurant “Los de Jalisco”, où je vais déguster mon premier guacamole du voyage (premier d’une longue, loooongue série – histoire de réaliser un benchmark quasi exhaustif des guacamoles du Yucatan). Eh bien pour ce premier repas mexicain, nous ne sommes pas déçus ! Si le fromage fondu / viande hachée de M. Puffin est un peu costaud, mon guacamole est à la fois savoureux et rafraîchissant avec ses citrons verts pressés. Miam !

Cerrada de Porto Bello 13, 77533 Cancún

24€

**Las Coloradas**

Bon ce n’est pas tout ça, mais on n’a pas prévu de s’éterniser à Cancùn – à vrai dire, on n’a même pas prévu d’y passer du tout. Le lendemain matin, on file vers Rio Lagartos pour admirer les fameuses lagunes roses. Nous sommes agréablement surpris par la qualité de l’autoroute qui nous permet de traverser la région (modulo un péage exorbitant au vu du coût de la vie par ici – qui explique probablement pourquoi nous sommes les SEULS sur la route). Mais si monsieur Puffin est soulagé sur l’état des routes, cela ne nous empêche pas de faire une petite étape bien méritée au Cenote Palomitas (repéré sur une photo de blog et retrouvé – non sans difficulté – en épluchant google maps et les sites mexicains qui référencent les cenotes). C’est avec un peu d’excitation et d’appréhension que j’entre dans le domaine : les cenote, dont on m’a tant parlé, seront-ils à la hauteur de leur réputation ? Avant de le savoir, on se plie à la règle : douche obligatoire pour éviter de polluer et salir l’eau pure du cenote !
En l’occurrence, ce cenote tient toutes ses promesses : on entre par un escalier qui s’enfonce dans l’obscurité de la grotte. Une fois à l’intérieur, ce sont les stalactites qui nous accueillent, puis l’eau d’un bleu intense là où le bassin est profond, cristalline sur les bords. Bien rafraîchie par l’eau froide de la douche, je me demande si l’eau du cenote me réserve elle aussi des surprises… Eh bien oui : elle est bonne !
Par contre, ce que je n’avais pas prévu… C’est que c’est super impressionnant. Passée la dernière marche vers l’eau, le sol se dérobe brusquement sous nos pieds ; il n’y a plus que l’eau, d’un bleu profond, qui ne laisse rien transparaître des fonds malgré sa clarté. Au début, on n’ose pas s’éloigner des bords, impressionnés par cette sensation de vide. J’ai beau me raisonner – après tout, je sais bien nager, et ce n’est probablement pas plus profond que la pleine mer, où j’ai toujours nagé sans crainte… Au début, rien n’y fait. Puis, peu à peu, on s’aventure plus loin, et je suis agréablement surprise de trouver une corde au centre du bassin – une petite récompense pour les téméraires-mais-pas-trop !

Après cette pause fraîche, nous nous mettons en quête d’un petit restaurant où remplir nos estomacs avant de reprendre la route. C’est à Tizimin que nous choisissons de nous arrêter (sur les conseils de TripAdvisor, chez casa Suzan, qui a fermé depuis notre séjour!), pour déguster un “burger mexicain” – sandwich rempli de crudités et de viande. Simple, mais savoureux !

Après ce repas, cap vers le Nord pour rejoindre Rio Lagartos, avant de bifurquer vers Las Coloradas, petit village situé au bord des lagunes. Ici, on déchante un peu sur l’état des routes : fini le beau bitume, ici on est plutôt sur le chemin de terre bourré de trous. Et d’ailleurs, le paysage à l’arrivée nous décevra lui aussi – si l’eau est bien d’un rose surprenant, il n’y a pas grand-chose de la beauté sauvage que l’on espérait : grosses installations industrielles, barrières et grillages… On persévère en poussant un peu plus loin sur le chemin qui borde la lagune… Sans beaucoup de succès. Mais, si les couleurs sont redevenues normales, cela nous permettra d’apercevoir les flamands roses de loin, et de profiter du bord de mer délivré de l’usine de sel et de ses infrastructures. C’est quand même mieux !

Le soir, nous redescendons à Valladolid, que l’on visitera de nuit. Car demain, nous nous lèverons à l’aurore pour le grand jour : Chichen Itzà !

**Chichen Itzà et Izamal**

Le soleil n’est pas encore levé lorsque nous quittons Valladolid pour le site de Chichen Itzà, à environ 1h de route. Mais notre vaillance est récompensée : à notre arrivée devant le parking (avec une petite heure d’avance), pas un chat ! D’ailleurs, maintenant qu’on y prête attention… Oui, il n’y a vraiment <>personne<>. Les minutes passent, toujours rien. Pas même un employé pour ouvrir le parking. Et d’ailleurs, une seule voiture est arrivée après trente minutes d’attente. Je commence à m’inquiéter : avec notre chance légendaire, le site va être fermé ! Je finis par laisser monsieur Puffin dans la voiture pour chercher des renseignements à l’entrée du site. Et la sentence tombe : on n’est pas très malins ! Eh oui, le Mexique c’est grand : deux fuseaux horaire découpent la péninsule du Yucatan… Et on a franchi l’un d’eux la veille ! En tout cas on peut respirer, le site va bien ouvrir… Dans 1h30.

Après avoir déboursé 960 pesos pour deux (soit environ 45€), nous sommes littéralement les premiers à nous aventurer sur le site. Bientôt, les arbres qui bordent le chemin dévoileront l’une des sept merveilles du monde ! Et la voilà, la grande pyramide de Chichen Itzà. Le soleil semble sortir de son sommet (coïncidence ?). Et quel plaisir de profiter de l’endroit dans le calme !
On fonce ensuite vers le cenote Sagrado, avant que les marchands de souvenirs n’envahissent l’endroit. D’ailleurs, ils commencent à s’installer… On devine que d’ici quelques dizaines de minutes, le chemin va être bondé !
Si, de ce site, on ne retient généralement que la pyramide, il y a pourtant de nombreuses ruines à explorer : on commence par le groupe des 1000 colonnes, puis l’ossuaire, l’observatoire et le temple des nonnes. Enfin, on revient près de la pyramide pour rejoindre la plateforme de Vénus et le terrain de jeu de la balle. (Plus de détails sur les sites mayas dans l’article dédié – à venir).
Lorsque nous finissions notre visite, le site de Chichen Itzà s’est bien rempli ; l’espace autour de la pyramide est envahi de groupes de touristes en pleine activité de selfie, et les marchands ambulants bordent tous les chemins en rangs serrés. On en a bien profité, mais on n’est pas mécontents de quitter l’endroit, qui commence à ressembler à une vraie usine à touristes !

Avant de rejoindre Izamal pour un déjeuner bien mérité, nous faisons un arrêt à Hoctùn pour son cimetière typique maya. Ici, heureusement pas de tourisme de masse : tout est calme, simple, et on s’efforce de respecter les lieux autant que possible.
Si le cimetière est aussi coloré que pittoresque, un seul élément vient gâcher le moment : l’odeur franchement nauséabonde qui émane des toilettes sèches postées à l’entrée du cimetière. Peut-être est-ce en raison de la chaleur étouffante ou un manque d’entretien, mais il faut dire qu’on a rarement eu affaire à une telle odeur.
L’avantage, c’est qu’on ne s’éternise pas, et le lieu reste donc paisible !

Après 30 minutes de route, on arrive enfin à Izamal – et on a faim ! Avant même de visiter la ville, on se met donc en quête d’un restaurant fissa. Fatigués de notre réveil à l’aube et l’estomac creusé par nos visites, on va au plus efficace : tripadvisor, mieux notés à proximité… Et nous voilà devant le Kinich El Sabor Izamal.

Où manger à Izamal ? | Kinich

Immédiatement séduits par le cadre, on entre sans hésiter et la serveuse nous conduit à une table sous le toit de paille. Bon, on sent qu’on est dans un restaurant pour touristes, mais le lieu est joli, la lumière et la température agréables. Et le menu semble alléchant ! Une fois n’est pas coutume, je décide de faire l’impasse sur le guacamole (non, c’est pas vrai, y en avait juste pas à la carte). On commande différents poulets – le fameux poulet à la sauce noire (relleno negro) et un poulet aux bananes plantain.

Calle 27 No. 299 X28 y 30, Izamal

€€

Après ce bon repas, une promenade digestive s’impose : on file vers le monastère de Saint Antoine de Padoué, l’un des monuments les plus emblématiques de la ville.
Izamal est connue pour être la ville jaune du Yucatan, et, si on l’avait déjà constaté dans les rues autour de notre restaurant, on comprend d’où cela vient : les murs du couvent sont peints d’une couleur ocre éclatante qui réchauffe la place entière !
Des carrioles attendent les touristes au pied du couvent et confèrent à l’endroit une ambiance assez pittoresque. On grimpe les marches du XVIè siècle pour rejoindre l’atrium, deuxième plus grand après le Vatican à la construction du couvent. Ici, c’est l’architecture typiquement coloniale qui frappe d’abord, mais la culture maya n’est jamais très loin : le monastère a été construit sur l’ancienne acropole, avec les pierres de la pyramide de Popul Chac. Izamal était en effet un lieu de pèlerinage très important dans la région, seulement concurrencé par Chichen Itza. Les missionnaires franciscains ont frappé fort, en détruisant l’un des temples les plus importants pour édifier à sa place un des monastères les plus emblématiques de la région.
Mais toute trace des mayas n’a pas été effacée par les colons : à quelques pâtés de maison subsistent les restes de la pyramide de Kinich Kakmo, bâtie en l’honneur du Dieu Soleil (comme souvent). A l’époque, c’était l’une des plus imposantes de la péninsule ! Forcément, on décide d’y faire un détour.
Lorsqu’on arrive au pied de ladite pyramide, je n’aperçois d’abord qu’un monticule de terre et de pierre certes haut, mais pas forcément très attrayant. Mais, contrairement à la plupart des ruines, il n’y a ici pas de grillages ou de barrières. On peut donc grimper sur ce qui s’apparente à une belle colline, avec la promesse d’une belle vue à défaut de ruines bien conservées.
En faisant le tour du gros pâté de maison que forme l’ancienne pyramide, on voit se dessiner des marches plus précises ; suivant l’exemple de deux jeunes du coin, on s’aventure sur les ruines. On arrive sans trop de mal au sommet, qui nous offre effectivement une belle vue sur la ville et son monastère.

Satisfait de notre tour, nous décidons de nous diriger vers notre hôtel. Même si nous sommes arrivés plus tôt que prévu, les gérants nous accueillent gentiment et nous laissent accéder à la chambre… Ainsi qu’à la charmante piscine !

Où se loger à Izamal ? | Hotel Hacienda Izamal

Très joli jardin intérieur avec une piscine particulièrement agréable en ces chaudes journées. La chambres sont simples mais plutôt spacieuses.

Calle 19 x 32 y 38 Col. Guadalupe 284, 97540 Izamal

24€

https://www.booking.com/hotel/mx/hacienda-izamal.fr.html?aid=304142

** Merida – sur la route d’Uxmal **

Il est temps de nous remettre sur la route pour rejoindre Uxmal. Mais plutôt que d’y tracer tout droit, plusieurs étapes sont prévues pour adoucir le trajet, avec notamment un marathon des cenote ! Mais la première est plus citadine : Merida.
La ville grouille d’activité, mais nous trouvons un parking à l’allure à peu près officielle. On finit donc à pied pour rejoindre le centre ville. Après un passage obligé devant la plaza de la independancia et son “MERIDA” coloré, nous visitons le palacio de gobierno.
D’abord sceptique suite à notre crochet à la casa de montejo (dont nous n’avons visité que le patio), je suis rapidement conquise par les fresques saisissantes et contemporaines qui ornent les murs. L’architecture coloniale et ses couleurs sont agréables, la grande salle franchement impressionnante. Je ne regrette pas mon passage !

Même si notre étape a été courte, je ne suis pas fâchée de quitter le bruit et l’animation de Merida. D’autant plus que notre prochain arrêt sera dans un groupe de cenote dont les photos m’ont fait rêver depuis plusieurs semaines : les cenote de San Antonio Mulix, X’batun et Dzonbacal.
En arrivant sur X’Batun, impossible d’être déçue : dans ce cenote a ciel ouvert, les couleurs sont magiques, l’eau cristalline bordée de végétation luxuriante et ces incroyables lianes qui tombent d’un plafond de pierre. Seule ombre au tableau, une famille un peu bruyante, mais qui ne tardera pas à s’en aller.
On profite de l’endroit avec délices avant de tester Dzonbacal. Le décor change radicalement : on retrouve une grotte à l’image de nos premiers cenote, avec toujours cette eau transparente qui nous donne envie de plonger dedans.
Nous voilà prêts à repartir !

Où manger près de X’batun ? | Hacienda San Pedro de Hochil

Il se fait faim mais nous n’avions pas trop prévu de plan repas. Le coin paraît assez désert, mais on tombe rapidement sur un panneau annonçant une Hacienda… Et c’est une vraie pépite qui nous attend ! Le cadre est splendide, le repas excellent et le service au top. A refaire !

Carretera Mérida-Uxmal km.45, 97825 Mérida

€€

On ponctue le reste du trajet avec un troisième cenote : Kankirixche. Ici, les stalagmites et stalagtites sont impressionnants. L’eau un d’un bleu plus soutenu. Malheureusement, il y a déjà foule lorsque nous y arrivons, mais je réussis (difficilement) à prendre quelques photos !

Nous ne le savons pas encore, mais nous avons probablement gardé le meilleur cenote pour la fin : Noh Mozon. De mes lectures sur internet, il semble plus confidentiel, plus préservé. Et pour cause ! Il faut beaucoup de patience pour l’atteindre avec une voiture classique (big up à monsieur Puffin pour la conduite fastidieuse…). Le point de départ du périple jusqu’à Noh Mozon se trouve dans le petit village de Pixya. On continue jusqu’au bout du village pour trouver un croisement avec une petite route en terre. Si je n’avais pas lu les indications, on n’aurait sans doute pas osé suivre ce chemin, mais forts des avis de nos prédécesseurs, on persévère. Il faut passer quatre barrières (si mes souvenirs sont bons), payer l’entrée à mi-chemin… Après 45min de chemin terreux et bourré de trous, sous la lumière déclinante du soleil, on découvre enfin le cenote. Je m’inquiète un peu d’y arriver trop tard, mais nous devrions quand même avoir une heure devant nous. En tout cas, l’endroit est désert ! On sort de la voiture, on s’approche et… OK, on a bien fait de venir.
Le cenote est immense, profond, creusé dans la terre qui forme un plafond d’une finesse franchement inquiétante. On voit l’étroit escalier de bois s’enfoncer dans l’obscurité comme les lianes qui pendent tout autour de ce cercle presque parfait. Bon… Plus qu’à descendre ?
La descente, sans être périlleuse, est impressionnante. On est directement au-dessus de l’eau et, en cette fin de journée, l’ambiance du cenote est presque mystique : les seuls bruits sont ceux de nos pas, et leurs échos dans cette large cavité. La mise à l’eau est tout aussi rude : l’eau est transparente, mais le fond est inaccessible, englouti par le bleu profond de l’eau. Mais bon, on se lance bientôt : on n’est pas venus ici pour tremper les pieds !

Le soleil est de plus en plus bas ; il est temps de quitter ce cenote mémorable rejoindre Uxmal pour une visite à l’ouverture, comme nous les aimons !

Où (ne pas) loger à Uxmal ? | Casa del Mago

Pour loger au plus près du site, nous avons réservé une chambre dans un grand hôtel du coin. L’hotel Hacienda Izamal jouit d’une position quais parfaite à quelques centaines de mètres du site, d’un cadre agréable… Mais il y a quand même un paquet de “mais” qui m’amèneront à déconseiller plus que fortement un séjour sur place. Non seulement l’hôtel n’avait pas notre réservation et nous a menacé de payer deux fois (vous me direz “pas de chance” — c’est ce qu’on a pensé aussi), mais on a finalement trouvé dans cet hôtel tout ce qu’on aime pas : gros resort fréquenté de touristes bruyants et peu respectueux, aucun commerce à proximité avec du coup l’obligation de manger dans le restaurant excessivement cher pour la qualité des plats servis et du service (et franchement, c’est gentiment dit), une chambre moins confortable que celles de nos petits hôtels habituels. On s’interroge sur les avis pourtant dithyrambiques lus sur notre plateforme de réservation… Bon, ce n’est que pour une nuit. On ne peut pas réussir à tous les coups ! Les points positifs : un super petit dej’, au milieu de la foule de cet hôtel gigantesque, la localisation, tout proche du site, et la jolie piscine, déserte en journée.

Main Street 2, 97844 Uxmal

€€€

** Uxmal et la Ruta Puuc**

*Uxmal*

Uxmal, notre deuxième site maya, est un véritable bijou. On est encore une fois ravis de pouvoir en profiter en comité très restreint !
Les ruines sont dans un état de conservation remarquable et le site est incroyablement vaste. L’architecture de la pyramide à l’entrée (pyramide du devin) est peut-être moins impressionnante que celle de Chichen Itza, mais la qualité des ruines et leur nombre compense largement. Je tombe sous le charme du palais des Gouverneurs et la vue imprenable que l’on a depuis le plateau sur le reste du site. Les détails des façades avec les croisillons en parfait état et ces grands espaces donnent toute leur beauté au lieu. Et grimper sur la grande pyramide, juste à côté du palais du gouverneur, procure aussi une satisfaction toute particulière !

*Ruta Puuc*

Il nous aura fallu plusieurs heures pour explorer le site d’Uxmal, mais nous n’avons pas encore notre soul de culture maya. Heureusement pour nous, la Ruta Puuc nous permettra de rejoindre Campeche par un rallye de sites maya à la conservation variable. En effet, la région était prospère et de nombreuses villes se bâtirent autour de leur capitale Uxmal.
Nous ne les ferons pas tous, seulement Kabah et Xlapak, deux parmi les mieux conservés de la route. Ils ne souffrent bien sûr pas la comparaison avec la grandiose Uxmal, mais on en apprend davantage sur la région.

** Campeche et Edzna **

*Campeche*

Notre première découverte de la joyeuse et colorée Campeche se fera de nuit, sous les projecteurs et les lampadaires ! On est rapidement séduits pas l’ambiance décontractée de cette ville de bord de mer, qui mêle édifices anciens, architecture coloniale et rues animées plutôt branchées. A la lumière du jour, c’est un autre charme qui opère : les enfilades de maisons multicolores offrent un cadre parfait pour une promenade matinale. On est tristes de quitter si vite la belle Campeche, mais Edzna et Calakmul nous attendent !

*Edzna*

J’avais d’abord fait l’impasse sur le site d’Edzna car cela me semblait difficile à caser dans un planning déjà bien chargé, mais les avis de notre guide papier nous ont décidé à faire un petit détour pour voir sa fameuse pyramide. Très bon choix !
Autrefois la plus importante cité de l’Est de la péninsule (autour des 600 – 1000) avec jusqu’à 25000 habitants, elle perdit peu à peu de son influence pour être finalement abandonnée au XVè siècle. Mais elle a laissé derrière elle une splendide pyramide (bah oui, on ne s’en lasse pas encore !) et un lieu au charme indéniable. La pyramide qui trône au cœur de la cour carrée, le grand parc vert, la casa grande et sa vue sur le complexe de la pyramide… Je suis conquise !
On pousse jusqu’au complexe de la vieille sorcière pour être sûrs de ne manquer aucune miette du spectacle. En l’occurrence, ce dernier bâtiment ne valait peut-être pas la longue marche en pleine chaleur… D’ailleurs, en arrivant sur place, nous étions plusieurs à vérifier qu’il n’y avait pas un chemin vers une suite cachée !

** Calakmul **

La route est longue pour rejoindre Calakmul… Et elle est loin d’être en bon état. On est contents de s’être levés tôt encore, mais plutôt pour compenser une mauvaise estimation du temps de trajet : sans 4×4, il faut rouler doucement (très très doucement, même, sur la fin) pour éviter les nombreux trous de la route. On laisse nos pesos dans les postes successifs qui règlementent le passage en se demandant combien nous attendent encore (trois au total). Enfin, on arrive sur le site ! Et on ne m’a pas menti, Calakmul est bel et bien perdue dans la jungle. Ça promet !

En s’enfonçant dans la jungle de Calakmul, on se sent vraiment dans un paradis perdu : les ruines se dévoilent petit à petit au détour de la végétation sauvage qui reprend peu à peu ses droits. C’est… mystique.
Le site en lui-même est immense et nécessite plusieurs heures de marche dans la forêt. Les chaussures de rando sont fortement conseillées ! On commence par les plus petits bâtiments puis on progresse dans la jungle vers fameuses pyramides. Pyramides que l’on peut escalader pour une vue imprenable sur la canopée et la pyramide jumelle. Hors de question de rater ça !
Enfin arrivés à la première pyramide, on respire un bon coup pour monter la succession de marches plutôt raides. Mais la récompense est là ! La pyramide d’en face émerge des arbres. La vue est vraiment époustouflante.
C’est avec regret qu’on descend de la pyramide (et aussi parce que la descente semble encore plus vertigineuse qu’à la montée). En grimpant sur la seconde, on regrette d’avoir voulu monter au sommet des autres bâtiments : les cuisses commencent à chauffer ! Encore une fois, on est récompensés par la vue sur les deux bâtiments voisins et cette étrange mer verte qui s’étale sous nos yeux. La beauté de Calakmul est vraiment singulière.

** Bacalar **

Nous continuons notre voyage vers Bacalar, où nous nous arrêterons trois jours pour mariage ! Malgré les nuages, je comprends pourquoi les futurs mariés ont choisi cet endroit : à chaque rayon, la lagune prend une teinte de bleu différente. Les paillottes et le ponton de bois donnent un charme très décontracté. Et attention, les couleurs prennent une toute autre mesure lorsqu’on prend le bateau pour s’éloigner du village…
La ville elle-même frémit de l’activité touristique : vendeurs ambulants de touristes, restaurants huppés et boîte de nuit avec rooftop vue sur la mer… Elle a su cependant garder une âme authentique avec ses graffitis colorés et son château en centre ville.

Où déjeuner / prendre un café à Bacalar ? | El Manati

Pour une pause déjeuner bucolique au milieu des plantes et accompagnés d’une musique zen, il n’y a pas mieux que le El Manati ! Le cadre est vraiment splendide, le service agréable. Le repas n’est certes pas exceptionnel, mais nous avons profité de leur jolie terrasse au soleil avec grand plaisir !

Calle 22 116, Centro, 77930 Bacalar

** Majahual **

Après une journée de festivités, nous décidons de faire une petite pause dans le village balnéaire de Majahual. Si les vendeurs, excursionnistes et serveurs nous fatiguent rapidement à alpaguer tous les touristes (impossible de faire un pas en paix !), on se décide finalement pour un restaurant et ses chaises longues à l’abri des parasols. Le deal est simple : on peut rester autant qu’on veut à condition de consommer suffisamment. On fait le calcul rapidement : entre les boissons et notre repas du midi, on devrait largement arriver au montant fixé par le serveur. On accepte donc. Nous voilà partis pour une journée de farniente dans un cadre idyllique, ponctué de jus de fruits frais et de langoustes tout juste pêchées. Sans compter un merveilleux guacamole ! Que demander de plus ?

** La réserve de Sian Kaan et les plages de Tulum **

*Sian Kaan*

Voilà l’une des étapes que j’attends avec le plus d’impatience : la réserve de Sian Kaan. Je me prépare à la faune exubérante vantée dans les guides et les blogs.
Si beaucoup choisissent les excursions complètes pour visiter la réserve, nous avons préféré faire l’essentiel par nous même et ne suivre le guide que pour la visite de la lagune en bateau (guide obligatoire, à raison).
Pour cela, rien de plus simple ! Tout d’abord direction le site archéologique de Muyil. Fidèles à notre credo, on s’y présente à l’ouverture et on traverse rapidement les ruines, que l’on pourra visiter au retour sans problème. Car Sian Kaan n’est plus un lieu secret depuis de nombreuses années, et les groupes de touristes en excursion sont monnaie courante… Autant se lever tôt pour espérer y trouver un peu de calme pour profiter de la nature !
Juste derrière le groupe “Castillo”, on trouve un petit sentier qui mène au guichet d’entrée à la réserve. Le sentier continue derrière, petit chemin de bois à travers la nature foisonnante de la réserve. Après une pause rapide à la tour d’observation qui s’élève au-dessus de la cime des arbres, on continue jusqu’à retrouver le lagon, où attendent les guides locaux. Ils ne parlent pas très bien anglais, mais on se débrouille !
A l’arrivée de deux autres voyageurs (et après une pause technique dans les toilettes de la réserve), notre guide nous fait comprendre que l’on peut partir. On embarque donc dans le petit bateau à moteur. C’est parti pour la traversée du lagon ! Nous allons parcourir les canaux creusés par les mayas pour explorer la belle réserve de Sian Kaan. Le guide nous pointe du doigt la faune locale, et notamment un martin pêcheur dont le spot de pêche favori se trouve juste à côté du bateau.
Vient ensuite la deuxième partie de la visite… Sans le bateau cette fois ! C’est nos gilets de sauvetage qui nous serviront de moyen de transport : enfilés en couche culotte ou de manière plus traditionnelle, ils nous permettent de flotter et nous laisser porter par les courants. Un moyen bien singulier de profiter de la réserve !
Le retour se fait à pied sous le soleil. Je regrette de n’avoir pris ni crème solaire ni chapeau…
C’est enchantés par cette jolie balade que l’on retrouve les ruines de Muyil. Même si elles ne semblent pas aussi grandioses qu’Uxmal ou Calakmul, la visite semble valoir le coup. Plongés dans la nature, les groupes se laissent découvrir petit à petit… Et, surtout, la faune qui les habite ! Car si les mayas ont depuis longtemps déserté les lieux, oiseaux multicolores et araignées gigantesques nous accueillent bien volontiers. Et, clou du spectacle, de timides singes hurleurs font leur apparition à la cime des hauts arbres. Ils sont loin, mais je suis aux anges !

*Tulum*

Où manger à Tulum ? | Sabor de Mar

On arrive à Tulum juste à temps pour le repas de midi ! Pris d’une envie de poisson, nous nous arrêtons au restaurant Sabor De Mar, qui nous propose des repas copieux et savoureux !

Calle Júpiter Sur, Tulum Centro, 77760 Tulum

Impossible pour moi de passer à Tulum sans jeter un œil à ses célèbres plages. Monsieur Puffin me déniche un spot qui semble parfait. On dépasse la ville pour trouver la plage qui se trouve non loin du site archéologique de Tulum (oui, encore… Mais ça ne sera pas pour aujourd’hui !). Le sable est d’un joli blanc, malheureusement encombré de paquets d’algues. La côte n’est pas épargnée par les sargasses qui gâchent ce paysage de carte postale. Heureusement, on peut tout de même profiter de la plage et se baigner en compagnie des pélicans.
En fin de journée, une promenade dans la petite ville de Tulum s’impose. Si elle ne semble pas avoir beaucoup de charme au premier abord, traversée de part en part par la large voie routière, les fresques colorées et l’ambiance vacancière changent un peu la donne. Bien sûr, Tulum reste une destination du tourisme de masse et les commerces alternent entre magasins de souvenirs et restaurants à touristes. Mais la balade sur ces grands trottoirs bétonnés n’est pas si désagréable avec une bonne glace à la main !

Déguster une glace à Tulum ? | Panna e Cioccolato

Plein de parfums et des glaces comme on les aime !

Av. Tulum 72, Tulum Centro, Centro, 77780 Tulum

** Coba et la réserve de Punta Laguna **

*Coba*

Coba… Encore un site que j’avais d’abord écarté, faute de temps. Mais bon, puisqu’il s’agit d’une pyramide sur laquelle on peut grimper, monsieur Puffin insiste. En tout début de matinée, direction donc le site archéologique de Coba et sa grande pyramide !
Sans surprise, on se pointe à l’ouverture… Il est tellement tôt que les vélos ne sont pas encore disponibles à la locations. Les seuls tripoteurs disponibles sont réquisitionnés par le groupe de touristes français arrivés en même temps que nous. On se résigne donc à le faire à pied : après tout, on a l’habitude !
Le site n’est finalement pas si grand et les distances se font facilement à pied, même si l’on est rapidement doublés par les touristes conduits de lieu en lieu par leurs conducteurs de triporteurs.
Avec les rayons rasants du soleil, la lumière dorée confère au site un charme particulier. Je ne suis finalement toujours pas lassée des constructions maya ! Entre les stèles gravées et les temples, on croise des oiseaux multicolores et dindons sauvages. Et, encore une fois, les singes nous surprennent au détour d’un sentier. Toujours perchés dans les hautes branches, ils semblent inaccessibles, mais je me tords le cou pour les observer, même si le programme de l’après-midi doit nous emmener à Punta Laguna, réserve choisie spécifiquement pour la possibilité d’observer les singes araignée. Je ne peux pas laisser passer une telle occasion… Malheureusement, presque toutes mes photos seront ratées !

*Cenote Choo Ha*

Cela faisait bien longtemps qu’on avait pas trempé dans l’eau cristalline d’un cenote… Pour nous remettre de la marche dans le site de Coba, direction donc le cenote de Choo Ha. On en profite pour nous seuls pendant quelques minutes, avant d’être poussés dehors par une famille de quinze personnes particulièrement bruyantes… Et françaises. Snif.

*Punta Laguna*

Encore une fois, nous choisissons de nous passer de guide malgré les recommandations. Forts de nos deux rencontres avec les singes (et échaudés par les prix), on ne paie que l’entrée à la réserve avec l’espoir de trouver les singes par nous-mêmes. Sacré pari, vu l’espace à explorer. Autant cherche une aiguille dans une botte de foin !
On avance d’abord jusqu’au ponton pour profiter de la vue époustouflante du lac. Il faut ensuite s’enfoncer dans la forêt. Au hasard, on prend donc à gauche, à droite… Le nez en l’air pour guetter un éventuel mouvement. Et d’un coup, monsieur Puffin me fait signe. On se tait, on lève le cou… Un singe, puis un deuxième, un troisième… Ils sautent au-dessus de nos têtes en totale indifférence. Il y a là toute une famille, et même une maman avec son bébé ! Difficile de les compter avec précision, mais il y en a pas loin d’une dizaine, qui sautent avec agilité d’une branche à l’autre. Je suis émerveillée par la facilité avec laquelle ils évoluent. Et si ma nuque menace de me laisser coincée le nez en l’air, je m’en fiche !
Il faut bien les laisser tranquille, alors on finit par s’en aller. Avec regret, je laisse les singes derrière moi… Mais les étoiles plein les yeux. Dur d’effacer mon sourire ravi !

On termine la journée avec le cenote Car Wash. Un nouveau cenote ouvert avec un cadre splendide : une large piscine d’eau cristalline entourée d’arbres , avec ses flaques de lumière et une pluie de feuilles jaunes pour la couleur. On peut en plus sortir masques et tubas pour observer poissons et tortues. Une fin de journée de toute beauté !

** Site archéologique de Tulum**

Ça y est… Après deux jours dans le coin, nous nous retrouvons enfin devant les ruines de Tulum, chaleureusement accueillis par une maman coati et ses deux petits ! Pas du tout farouches, je peux m’approcher touuuut près. Un animal de plus à ajouter à notre liste !
La découverte des ruines se fait de nouveau sous les rayons rasants du soleil levant ; ça tombe bien, Tulum, de par sa situation géographique sur la mer des caraïbes, permet d’observer le lever du soleil. Avec ses herbes hautes qui brillent sous la lumière dorée, c’est très beau ! Ce qui fait la beauté du site, ce n’est pas tellement les ruines elles-mêmes, qui ne sont pas tellement bien conservées et n’ont pas la grandeur de celles d’Uxmal, par exemple, ni même de Coba, mais sa localisation en bord de mer. C’est d’ailleurs l’une des seules villes maya située en bord de mer ! Et on le sent, le vent marin… Il souffle fort ! Dommage que les sargasses cachent encore une fois le sable blanc de la plage, mais le cadre reste splendide.

Le site de Tulum

Un site que l’on ne peut que recommander de faire à l’ouverture, encore une fois ! Pour le parking, mieux vaut éviter les parkings officiels, hors de prix et pas forcément à côté du site ! Nous avons choisi de nous garer devant un hôtel modulo petite compensation… Mais toujours moindre que celle demandée par le gardien du parking “officiel”, bien éloigné des ruines.

Carretera Federal, Cancun – Chetumal Km 230, 307, 77780 Tulum

40 pesos

On termine notre visite des environs de Tulum par un dernier cenote : Nicte Ha. Celui-ci fait partie du grand complexe de cenote de Dos Ojos. L’entrée est assez chère alors on se contente de ce cenote uniquement. On nous fournit un bracelet de la couleur adéquate, et on file au cenote… Que l’on va trouver désert ! On a tout notre temps pour nous changer et nous rincer avant de plonger dans l’eau cristalline du cenote. En enfilant masques et tubas on est impressionnés par la quantité de petits poissons. On croisera aussi de jolies petites tortues.

Il est temps de remonter la riviera maya jusqu’à Cancun. On dépasse les grands resorts et les allées touristiques sans le moindre regret. On fait une halte à Playa Del Carmen pour le déjeuner et une petite glace. La promenade est agréable le temps d’un midi, avant que le flot impressionnant de touristes nous fatigue…

Le petit mot de la fin : malheureusement, nos dernières heures au Mexique seront gâchées par une mauvaise expérience. Fatigués par la route et le stress de rendre la voiture, nous avons oublié de bien préciser au garçon qui s’occupait de nous à la station essence combien de monnaie on lui donnait pour payer l’essence. L’erreur n’a pas pardonné : il revient vers nous en nous disant qu’on s’est trompés de billet et nous demande quelques coupures supplémentaires. On échange quelques regards interrogatifs mais on s’exécute sans trop protester. Bon, on venait de retirer et en faisant le compte le verdict tombe : on s’est fait arnaquer. C’est rageant alors un conseil… Ne baissez jamais votre vigilance en station essence. C’est dit et redit dans les blogs, les guides, etc mais pour nous ça n’a pas loupé !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *